Les êtres en question en Haute Montagne. Premier chapitre.

La lumière, provenant de la métaphysique de ces êtres en question, de tous ces bouquets de nerfs, me blessait les yeux. 

Des bouquets de nerfs enfermés dans sa Machine Céleste, elle avait commandé un chocolat chaud et le ciel bleu était pudiquement saturé de points d’exclamation enfiévrée.

Mais ces derniers mentaient sur toutes les lignes… Et des lignes de code contenues dans cette Machine Céleste, un simple iPhone qu’elle pianotait tandis que je lui parlais, il y en avait des kyrielles sur son écran représentant des systèmes de notations musicales.

Un authentique merdier.

Mais une véritable manne pour ces êtres en question inventés par elle, et avec l’aide de ce malotru qu’on avait rencontré sous le porche de cette grande auberge donnant sur les espaces vides et les wagonnets de charbon. Ce grossier personnage, en kimono noir, avait réussi à faire tilt dans le cerveau de ma fiancée, l’air des montagnes farfouillant dans leurs oreilles une séquence d’actions interpersonnelles.

Un vrai surgelé être en question, exerçant des ondes positives dans la mémoire de cette amazone par une substance active délivrée, quelques heures plus tôt, par ces plantes qu’il lui avait donné gratuitement. 

Des spéculations boursières hasardeuses, et rien d’autre en réalité c’était.

La vessie pleine de mathématiques, j’imaginais, en attendant qu’elle redescende de cette drogue étrange, ces êtres en question dérober les derniers meubles qui étaient restés dans la résidence secondaire ; le sang de ces spectres, quand il était bu d’un trait, vivifiait le Manifeste des idées noires, distillées en parfums médicamenteux et ainsi, en courant sur le comptoir en ivoire, cette mer Méditerranée sanguine remuait ses vagues informatiques. 

On avait gaspillé inutilement notre temps pour décrire cette sensation affreuse d’un danger menaçant, cette appréhension d’un malheur imminent, et pourtant aucun événement négatif n’était apparu, aucun miroir dissimulé ne reflétait nos désastreuses aventures, notre arrivée en territoire de ces sauvages, ces êtres en question.

A l’intérieur de mes poches, les Napoléons sonnaient, je comptais louer les services d’un guide de Haute Montagne avec ce fabuleux trésor : on voulait dormir à la belle étoile sur une crête hantée par le Shasta des neiges mouvantes, cette montagne terrible, avec ses apparitions fantomatiques s’ébattant dans le grand jour bleu sans même attendre la nuit, sans même éteindre ce soleil scabreux à la fermeture des cinémas.

Après notre halte, requinqué par des boissons polaires fortifiantes, des vodkas poussières et d’autres alcools imaginaires, j’entrepris de demander au tenancier de l’auberge si il connaissait quelqu’un pour s’aventurer avec nous dans ce projet réputé fou.

Deuxième chapitre à suivre.

Deuxième chapitre à lire et à suivre sur ce blog.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste

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