Le chien-lézard de Brisbane

À Brisbane, il y a cette cathédrale de Milan ou Dôme avec ses kyrielles d’influences gothiques, toutes commençant par de mystiques rhétoriques dans les ouvrages et toujours affichées sur l’écran des ordinateurs de la haute finance, qui abrite ce chien-lézard. Et, dans la torpeur de Brisbane, les financiers le compte parmi des listes téléphoniques longues comme des jours sans pain.

À Brisbane : pour décrire la basicité de ce marsupial mollusque, de ce chien-lézard ou de cette Océanie, il faudrait d’abord ouvrir ce prodigieux précis de médecine aux pages collantes et gluantes et ainsi tenter de comprendre ce qui agite tant Brisbane en ce moment.
Les prémices de ces étranges phénomènes à Brisbane, annoncées il y a quelques jours et différées à peine une heure avant, s’incarnent réellement par ces célestes volutes de chien-lézard se liquéfiant sur la cuisse blanche d’Angela.

Poursuivi toute la nuit à travers les rues de Brisbane, ce chien-lézard, jusqu’aux impasses et leurs radicales où toutes les juvéniles majorettes trébuchent, a pour seul lien de parenté les espèces disparues de l’Océanie… cette Océanie que j’ai exploré, en me méfiant de ses marais maléfiques et en rôdant exclusivement dans les coins et les recoins de Brisbane, cette ville qui se rapproche par son plan architectural des songeries floues de ce chien-lézard.
Celui-ci, dans sa cachette, les couloirs d’aération des grands buildings, dans son repère où accouchent les nouveaux mondes sibyllins de Brisbane, médite sa vengeance en alternant les pensées négatives et positives. Négatives et positives, comme tant d’autres représentations, sur les murs aux hauteurs pharaoniques de Brisbane, des calligraphies insolubles à l’encre chancelante. En les jetant avec des scénarios pas très folichons à la corbeille, tous ces mondes celtes tire-bouchonnés qu’elles contiennent étrangement, sont comme autant de phénomènes surréalistes ; ces étranges équations à double inconnue, se propageant dans les môles servant à construire les rues de Brisbane, ces phénomènes, mathématiques par leur alchimie et leurs plaintives volutes, leurs constellations de poussières, glanent ici et là quelques songes lointains… Ou d’autres insanités que la moiteur du jour fait oublier.

Dans le cerveau de ces mutantes créatures, et même dans les lobes cérébrales d’Angela, il y a enfin les divers bafouillages ou cafouillages foudroyant la physique œdipienne comme la banquise des phoques des cercles polaires les plus froids. Un essaim de mouches pour ultime nébuleuse…

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste A écrit Munchkin Maldonne. L’Acropole du djihadiste : Premier et deuxième Chapitre ! Ainsi que Glapissements dans les Sapins Verts, les trois premiers chapitres. A lire et à suivre Sur https://notesmat15.com/ L’Acropole du djihadiste : Troisième Chapitre à venir prochainement !

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