Le sang gicle par paillardises

Expressive, simple et courte comme la une de tous les journaux : tout d’abord l’écorce d’une apocalypse numérique et virtuelle

Puis, de notre côté, sous contrôle des inspecteurs de police, notre squat au 135 Louxor Highway où le sang a giclé comme un canard barbotant dans la boue, et en perçant la valve qui ressemble à un mauvais thriller ainsi que dans ma tête, le sang gicle encore comme un paiement cash… Ainsi, en triant les kyrielles de ces bobines de films, leur projet abandonné, j’imagine que le sang fait démarrer au quart de tour les clés USB qui contiennent les courts-métrages de Kubrick ; ce réalisateur qui lance, en les plaçant à chaque scène un peu trop classée X, des corn-flakes et des strass sur les actrices et qui sont maintenant des preuves à conviction sous pli scellé.

Gaspillé inutilement comme notre temps pour décrire cette impasse poétique, ces élucubrations de types paumés travaillant à se rendre voyant, l’enthousiasme des valseuses qui apparaissent à chaque flash-back d’Orange Mécanique, à chaque plan consigné…

Et occupant les juges et les enquêteurs qui travaillent sur le meurtre de mon sieur colocataire, la représentation sur carnet de moleskine de ce sang giclant comme l’hémisphère d’un cerveau endolori…

Les rumeurs s’amplifiant sur une échelle démesurée, je décide de faire mes bagages et de partir de ce Viêt-Nam où le Vieux des Montagnes Afghanes va sévir par une série d’attentats ; et démesurée est aussi la science parfaite des rires décantés par l’effet du cannabis alors que j’éteins mon mégot et, comme un recommencement de défonce païenne, dans le cendrier, cette auge que j’utilise sciemment, se consume, en projetant des scintillements, une ultime Dunhill survivante…

Comme l’extrémité nord du souterrain, la famille est au complet, les méandres du Sahara Occidental collant aux battements de cœur de Catherine, dans ce bureau qui me sert de P.C et où je me suis isolé ; il y a des barreaux noirs qui laissent passer un éparpillement de lumière aliénée comme un jour de nef basse et une champignonnière de rires décantés comme posters dans le bureau.

A propos de l’auteur notesmat15.com

Poète surréaliste A écrit Munchkin Maldonne. L’Acropole du djihadiste : Premier et deuxième Chapitre ! Ainsi que Glapissements dans les Sapins Verts, les trois premiers chapitres. A lire et à suivre Sur https://notesmat15.com/ L’Acropole du djihadiste : Troisième Chapitre à venir prochainement !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :