La persévérance des êtres en question à Tokyo !

Un plan serré dans la pénombre montre tout d’abord, de juxtapositions en juxtapositions par la caméra, montre ou plutôt suggère l’esquisse d’un visage… Le visage d’un gros barman à la chair grise ; mais le film que les spectateurs devrait reconsidérer, à l’avance en rentrant chez eux, sur le papier d’aluminium avec des feutres de couleurs rougeâtres, comme émanant principalement des abcisses du tamagotchi de ce barman.

Celui-ci, réalisant qu’il est filmé et que ce plan, où on le voit sur l’écran décrire les champs de maïs de son enfance, ce plan permet aux gens qui visionnent cette vidéo de rassembler leur esprit, après une succession imparfaite de bugs, d’échecs virtuellement et méchamment perpétrés : une suite incohérente aussi de retours en arrière.

Cependant, les êtres en question dans ce cinéma souterrain, étudiés par le réalisateur comme des créatures bizarroïdes pendant ses années de faculté, ont presque oublié le synopsis et les dialogues, un dialecte de Papouasie, malgré leur attention fiévreuse de prendre des notes sur leur carnet de moleskine…

Une longue énumération, alors dans les moindres détails, descriptive de ce plan primitivement conçu comme un flash-back, selon le modèle de ces êtres en question, ayant réalisé leur conception du bonheur à Tokyo, ville de persévérance…

Les clochards célestes et leurs naissances latentes !

Les clochards célestes, à l’angle de la rue Caspienne et de la rue Borges, avaient tourné pour prendre leur RER.

Gorgées d’électricité, l’électricité des bouquets de nerfs qu’on retrouvait sur les panneaux de publicité, les descriptions des petites annonces parues ce matin étaient parcourues par leurs yeux avides.

Les descriptions, aussi, de ces phrases colorées, sensorielles, que les clochards célestes associaient avec cette médicamenteuse télépathie qu’un seul homme aurait dissipé…

Pourtant, et la situation au départ n’avait rien de négative, ces phrases colorées, sensorielles, incarnées par ces spectres à la rue, revenaient de loin : du siècle de Charles Baudelaire, de ses correspondances requinquées par des pensées malaxant d’expérimentales transformations fortifiantes comme le maïs en pop-corn.


A l’angle de la rue Caspienne aussi, comme un clown noyé dans sa brune, comme le joker attelé à un bar, ce qui frappait autant l’esprit, la vue et les autres sens, c’était cet être hybride, un cyborg aux organes conçus lors de leurs orgies, puis abandonné dans cette brasserie survivante.

Laissée seule à son triste sort, cette sibylline invention robotique naissante, que les clochards célestes avait transformé, en se servant de leurs expériences, était censée être montrée au cours de l’exposition de 1900, avec cette Tour Eiffel.

Celle-ci, cliquetant comme autant de loupiotes d’un univers subconscient, presque imaginaire, était bien décidée à adhérer à la pleine conscience de ces clochards célestes.