Nerfs optiques référentiels

Ô Créations de l’esprit ! Ô Luxuriance !

A une époque, troublée donc favorable, des machines hertziennes pour instrumentaliser les caillouteux gribouillages de leurs nerfs optiques référentiels ; en déséquilibrant l’arborescence de leurs fermentations et de ces capharnaüms corrompus, elles égrénaient leur signe, leurs mots de passe ces machines incontrôlables, ingérables, et pour tout dire fantomatiques, afin de nous transmettre à la prochaine détonation, au prochain crack, la consigne à respecter.

Sous les couvertures de notre lit, leurs domiciles : une sentinelle informatique composée d’interstices goudronneux ou de meurtrières palpitantes et frissonantes comme de la semence de tapissier, comme ce tapis de géraniums cendreux, à nos fenêtres, qui sabordait les contemporains encorbellements de notre immeuble.

Et dans leurs moteurs : du rhum encéphalographique, éprouvé dans sa dialectique décomposition ; décomposées étaient aussi leurs formalités spirituelles, leurs lignes de code générées automatiquement lors d’une descente en ski alpin.

En l’ajoutant à l’amalgame de leurs conceptions assistées par ordinateur, cette descente en ski avait été longuement étudié, de façon cartésienne, en se servant de la documentation de l’homme à l’oreille coupée.

Cet homme à l’oreille coupée nous jetait encore des sentiments dénaturés dans le combiné cramoisi de son téléphone. Des sentiments dénaturés avant de réaliser un travail d’orfèvre embryonnaire, avant de faire valdinguer le jaune de l’oeuf au-dessus des montagnes afghanes, et après s’être débarrasser de son blanc polaire, associé à l’engrenage de ces machines.

En catimini, en entraînant sur leur passage une débandade de flonflons corrompus, les machines s’essoufflaient et firent dégouliner du cognac du haut des branches de l’arbre cure-dent !

Chapardant par grand vent, il y avait aussi cette catapulte romaine qui, comme une appendicite de tapisserie, engendra la panique parmi les machines, absorbant leur sabre de samouraï et même leurs lacunes et cellules grises…

La Mort de l’Empereur

Tout d’abord une faille courant jusqu’à son radical : la mort de l’empereur grinçant et couinant contre l’arbre cure-dent, programmée pour sécher un tirage de photos floues en noir et blanc où l’on devine vaguement une scène classée X ; ainsi, les carnets de Kaphrium, en exploitant la faille, racontent que le monde du dessus est bientôt prêt à nous appartenir, tant il sent la désolation et la mort.

Pour cette scène possédant une timeline peinte en aplats de couleurs et décorée d’obscénités taguées, une timeline cachée parmi les fêlures du béton, s’ajoute à l’éprouvante faille le contrôle autoritaire de toutes ses pensées garrotées par l’historique du navigateur, précédant l’animatrice borgne qui annonce la mort de l’empereur.

Le navigateur ? Dans la poussière d’un grenier, un bruit crissant de déchirure abandonnant le pilotage des serveurs locaux qui débranchent automatiquement le joint de glace de l’empereur ; la faille profanant toujours leurs disques durs, quand le navigateur niché à la place de son cerveau décolle et vient enrichir la substance d’un autre composant dissocié, jaune et mécanique : la clé USB de Kubrick qui référence et subtilise son suave, familier et presque gênant harmonium.

Cependant, relié à la clé USB, la progression de ses changements automatiques d’accords, s’ouvrent des abîmes communautaires qui renaîssent chaque année et qui voyagent sur un enregistreur audio-digital.

Pour brouiller aussi l’espace mental de son synthétiseur de sons déployant les mondes celtes tire-bouchonnés conquis par l’empereur, des scénarios pas très folichons qui vont à la corbeille, relâchent dans la nature un fugitif sorcier africain.

En suivant ses pensées mélancoliques, le magnétophone à relais différé du sorcier africain, en mal d’horizon, massacre sciemment la libido de l’empereur fixé à l’extrémité la plus éloignée d’une branche de saule pleureur comme si la corde du pendu envoie par télépathie les ondes hertziennes d’un téléviseur portatif !

En bésicles de peste sur la voie publique, sur le boulevard des fumeurs de chanvre

Ils étaient sous la terre, un défi à réaliser chaque jour, avec Belgébeuse, une étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain. Razko Kaphrium était à l’origine de l’opération. Ils étaient bien au chaud, un peu comme dans un œuf, comme émerveillés par les chutes et fracas métalliques qu’ils entendaient depuis les profondeurs. Au-dessus, les immeubles en béton qui avaient abrité le Projet Kaphrium, menaçaient de s’effondrer ; au-dessus aussi il y avait comme cette rêverie qu’il rêvait secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, si moches choses… mais l’œuf enflait, les deux frères avaient trouvé enfin ce qu’ils cherchaient.

Ce jour là, le défi avait été particulièrement difficile à élaborer. Maubeuge, le grand frère, avait jeté sur le papier les premières conditions : d’abord, il fallait retrouver cette étrange famille qui vivait En Haut ou En Dessous, on ne savait pas trop, ça paraissait déjà compliqué…

Ils ne sortaient jamais très souvent de leur terrier. D’autant plus qu’ils étaient myopes. Pourtant le Projet Kaphrium allait visuellement progresser en intensité, frapper aux endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

Elles donnaient, leurs fenêtres, sur une place, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte à l’altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la Geisha : ils entendaient s’éteindre à petits feux le célèbre carburateur Zénith à qui ils vouaient tant de chevauchées, entrainé à la dérive, avec un langage du dehors, un désir d’erreur et de dérision filmée par la caméra tandis que Kaphrium dérivait sur des histoires qu’il laissait traîner comme seules fricatives avant l’aurore. Tant de chevauchées fantastiques à travers une progression à la Vilnius Poker qui, à la lumière des rides, automatisait les pages du livre. endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

Elles donnaient, leurs fenêtres, sur une place, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte à l’altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la Geisha : ils entendaient s’éteindre à petits feux le célèbre carburateur Zénith à qui ils vouaient tant de chevauchées, entrainé à la dérive, un désir d’erreur et de dérision filmée par la caméra tandis que Kaphrium dérivait sur des histoires qu’il laissait traîner comme seules fricatives avant l’aurore.

Tant de chevauchées fantastiques à travers une progression à la Vilnius Poker qui automatisait les pages d’un livre.

En bésicles de peste sur la voie publique tandis que le néant, comme sidéré par leur souffre, courait, semblant échappé de Vilnius, jusqu’à son radical, montait toujours vers le saint des saints zonard, leurs cendres de jadis, leurs nombreuses fêlures, et toutes leurs incisions au verre tranchant. De géométriques rivières de sang ralentissant l’orée et l’irascible déréliction aimaient bien foutre la merde avant de partir pour de bon : tant d’éclats de voix pour rien ! Et tant de bastons entre chiens bâtards et consanguins pour des enfantillages d’enfants qu’on devrait pendre aux embranchements capillaires !

Après de rudes épreuves en silence, il avair renoncé à son antique sagesse, à l’austère maîtrise de soi-même. Comme Kaphrium, comme le morpion de notre Munchkin, il avait attrapé le virus qui se trouvait à l’emplacement même de ses tresses imaginaires : une cascade où il s’écrasait alors sans pistes de fortune… Et pour la fortune : des clous !

Sur le chevalet féerique, cette Fortune qui nous résistait, avait le goût spirituel, mais simple et funeste de sa veine tailladée ce matin, cette matinée en bleu de travail nauséeux !

En s’approchant d’un peu plus près, on pouvait voir qu’elle peignait ses pieds, ces racines alchimiques et il baignait alors dans les labours montagneux de ses couches de peintures flamandes et de leurs trous béants : des éclats de vie comme ses univers qui ruissellaient le long de ses dessins bientôt effacés.

Il écrasait leur piste de fortune de ses galoches encore boueuses ; ensuite comme un appel vers l’au-delà ce fut le tour des cartes du Munchkin de nous frapper de bannissement : une malédiction et des chaînes de givre, des tableaux de famille que la foule refusait de regarder, des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui embaumaient les lèvres de la Déesse de Cythère.

Alors pour dissoudre leur lueur expérimentale au fond de la caverne, au fond de la bobine 4 toujours inachevée, étaient présentes les forces occultes qui tempêtaient dans leurs crânes !

En bésicles de peste sur la voie publique !

D’abord, sur le chevalet féerique, il y a cette Belgébeuse, cette étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain, cette rêverie que je rêve secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, si moches choses ; tôt devant mon café, comme en goguette, il y a des idées méditatives, quoique cyniques, qui coagulent et des carnavals immenses de guerriers ondoyants qui projettent leur ombre de chape en listant les avantages et les inconvénients pour fatiguer le côté catastrophique de l’existence, pour puiser toutes les abominations métaphoriques ou réelles des jours fériés !

Il y a aussi la reine noire qui retrouve les longs jours d’hivers blêmes parmi un rond stylisé de sorcières alchimiques et il y a des glaciers esthétisants qui prient, qui envoûtent les petites gamines en planche à pain, sous nos fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges et qui suspendent les corvées du printemps.

Il y a encore, sur une place, ou sur le toit du monde, les mâchoires des arbres qui s’habituent à gaspiller leur soif d’apprendre et il y a un voyage au bout de la nuit qui rejoint la même thématique que la ville sainte ; il y a aussi des usines et les méandres du Sahara occidental qui recueillent, histoire de se faire la malle, la glaise et le sable du célèbre carburateur Zénith et la nuit qui avance, qui se bat avec les ténèbres et à qui nous devons tant de chevauchées.

Tant de chevauchées fantastiques à travers l’agitation débile des foules occultes, en bésicles de peste sur la voie publique tandis que le néant, comme sidéré par leur souffre, court, semblant échappé de Vilnius, jusqu’à leur radical…

Il y a encore un happening dans les arbres qui, en montant toujours vers le saint des saints zonard, fait tomber des cendres et du maïs sur la tête des rois. Des rois comme des manchots empereurs qui se détachent du groupe et des journées mystiques qui s’épanouissent au contact de leurs nombreuses fêlures et de toutes leurs incisions au verre tranchant, qui aiment bien foutre la merde avant de partir pour de bon : à l’ouest comme à l’est, au nord comme au sud !

Au sud aussi, il y a des bastons entre chiens bâtards et consanguins, des bastons entre rois francs qui montent aux faîtes des arbres en expirant comme des dieux fermement contemplatifs ; il y a au nord des enfantillages d’enfants et des baptêmes et des sondes spatiales qui se perdent au pays des rhinocéros et qui pendent aux embranchements capillaires !

Comme toi dévêtue, comme le morpion de notre Munchkin, j’ai attrapé le virus qui se trouve à l’emplacement même de tes tresses imaginaires ; pour en faire des algorithmes, il y a des patrouilles de retardataires veinards qui se permettent de hausser les épaules.

Il y a une cascade et d’hypnotiques retours en arrière qui rattrapent le temps perdu et il y a une piste où je m’écrase alors en poursuivant sur des kilomètres leurs fastidieux jours de solitude… Et pour cette piste de fortune : des clous ! Il faudra attendre et repasser.

Ses jours de solitude, sublimés de génération en génération, qui résistent à toute interprétation, qui ont le goût spirituel, mais simple et funeste, de ma veine tailladée ce matin.

En s’approchant d’un peu plus près, on peut voir qu’elle peignent des pieds ces racines alchimiques et je baigne alors dans les labours montagneux de ses couches de peintures flamandes et de leurs trous béants : des éclats de vie comme son corps volcanique et tandis que ses univers ruissellent le long de ses dessins bientôt effacés comme les ellipses de glaises barbotant à la place des deuils, j’écrase leur piste de fortune de mes galoches encore boueuses ; ensuite comme un appel vers l’au-delà c’est le tour des cartes du Munchkin de nous frapper de bannissement : malédiction au fond de la caverne, et à l’écran il y a la bobine quatre toujours inachevée.

Et inachevées aussi sont leurs forces qui tempêtent dans nos crânes !

Les larmes incendiées des planctons comme des goûts de papaye !

Décrivant l’enfièvrement d’un vieux film porno réalisé par la Mariée, du mieux que je me souvienne, la reine noire était échec et mat et Kurt Cobain s’épuisait avec une pelle à creuser sa tombe (elle envoyait des plosives bien frappées, la pelle, pour s’enfuir par les trous d’une planche dégringolant des terres sacrées d’Afrique) ; elle avait un goût de papaye cette Connie, la reine noire, qui se déhanchait dans ma tasse de café noir ce matin.

Décrivant aussi l’enfièvrement des plaques d’égout, des boîtes de film qui traînaient en délivrant une vieille alchimie, sa robe en coton bien qu’elle passait du net au flou à l’écran, bien qu’elle passait du noir sombre aux couleurs gaies autorisées dans les brèches et les gouffres moyenâgeux d’un insecticide, sa robe en coton était déchirée ! Déchirée par la houle et le cours du fleuve : une technologie augmentant l’attention des trous dans la planche.

Une technologie appuyée par mon étrange ordinateur : en transférant techniquement les données des Sociétés de Géographie maritime du XVI et XVII siècles au lieu des algorithmes devenus désuets et incompréhensibles, son disque dur généré automatiquement, façonné à la spatule, au fusain, délimitait les effets des euphorisants de cette grande prêtresse sur la toile.

Son disque dur ? Un rafiot se dégonflant entre les clabordages de ses cuisses enfantines, un terrier de rongeurs cahotant le latin de mes blocs-notes qui avaient dénudé les feuillets saouls des salles occultes du Mah-Jong en grande partie assez mal filmées ; ces feuillets grossièrement montés s’étirant en règles formalisées éternisaient la gloutonnerie de Gargantua en l’alimentant sans cesse de scènes fragmentaires incomplètes.

Des scènes fragmentaires, surchauffées d’excitation, de ferveur sanglante, mâchant la noirceur de ses aventuriers amoureux qui escaladaient, pour interroger les auspices, l’interface innovant de mon écran d’ordinateur ; entre les faisceaux de leurs labours assemblant la pureté et l’éclat du diamant synthétique, sa crinoline rigide retentait sa chance en jouant au poker avec des larmes de planctons incendiées au cours de leur tentative d’extraction !

Des miroirs de bordel aux visages impressionnistes

Des visages impressionnistes flottant dans ma conscience, hissant leur poudre noire et des créations de l’esprit qui se figent et qui instrumentalisent, à partir des meurtières d’un espace réservé au sport, le tourbillon des luxuriances !

Des luxuriances qui zèbrent l’échiquier d’orgasme dévastateur ; l’impact des gouttes de pluies mornes qu’ils n’arrivent plus à suivre depuis longtemps et qui vibrent parmi les derniers obstacles : des douleurs poignantes qui dessinent un A ou un E mais le plus souvent je ne peux deviner le reste.

Le reste ? Des feuilles de tilleul qu’on verse pendant les métrages perdus et des montagnes qui maintiennent la vitesse des trains ; peaufinant leurs discours, des rois toniques qui luttent de chaque côté du gouffre et d’insolubles forces obscures qui enlèvent la douleur violente : leur totem !

Des duels à l’épée qui s’attirent sur le champ de bataille pour sabrer Satan et l’amour vache, pour les élever en haut de ce capharnaüm corrompu, insalubre ou pour en faire du sirop, un ton et demi plus bas.

Des sacs à dos qui craignent l’arme salée, s’autoadministrant la couleur noire des inséminations semblables aux mouvements rapides, générés par le silex, et des novices de la route et des macchabées qui rejoignent dans le blizzard la sciure de bois ; et de magnifiques poésies et leurs consignes insomniaques qui traversent l’horizon de Cinécity et qui arpentent les deux premières paires de notes doubles comme cet élevage de chats et de chattes qui se vendent sur le grand écran, à la recherche de leurs corps aussi insolents que déclinants.

Les visages font soudain paraître le beurre des épinards de Popeye comme le tapis rouge d’un Dieu acifiant, éléphantin qui va tant nous manquer ! Et le mandarin qui mesure le tapis rouge en bas des marches et des échappées belles qui naissent et qui se meuvent sur le mur vidéo géant.

Une mélodie, lapant leurs airs pensifs d’ibis debout sur une patte, qui jaillit de quelque part et des anatomies qui s’épanouissent et qui tombent au rythme des agréables compagnies. Et du méchant venin qui enrichit les guirlandes du sapin de Noël, sur ce tapis illuminé, tellement illuminé qu’il vient éclairer leur domicile, un interstice d’autoroute !

Le feu des identités qui s’exprime et qui improvise une fois la nuit tombée, ignorant les larmes de ces jeunes filles et leurs cris insistants, la musique martelée et soutenue !

En les suivant, le white-spirit de ces larmes insolubles qui s’ajoute aux cocktails pour bavarder avec les données de l’ordinateur et leurs mèches folles, leurs cheveux blonds. L’astucieuse architecture spirituelle de l’ordinateur qui brûle ce sapin de Noël flétris et qui fait voler tant de flèches avec une telle rapidité ; des marmites de rubis qui se répandent et qui consolent les clés USB bizarres !

Aux tambours tonitruants répondent leurs malentendus romanesques ; leurs lacunes et leurs cellules grises comme le rouge et le noir qui fortifient la nuit de l’orient et qui contribuent à accomplir l’objectif des dieux !

Les galipettes du sapin qui perd alors ses guirlandes et ses boules et la nuit de l’orient qui se débat parmi les images étoilées et qui court et qui parcourt, avant de quitter le programme, les deux tons pleins descendants de leur insémination !

L’obéissance parmi nous qui dénonce, à mesure que ces visages retournent d’où ils viennent l’âge avancé des participants !

Oh quelle silencieuse faune céleste !

Et pour faire frémir sous leurs chemises de nuit cette image, la tasse de thé des géants qui se fie aux curieuses liaisons des cabales étouffées, brûlées dans tous les cerveaux doux et tièdes des crânes insolites !

Enfin, comme furieux d’être tournés à leur désavantage, des cabales ahurissantes qui gagnent les châteaux forts, et par la suite, des merles moqueurs qui amalgament toutes les bases de données corrompues, singulières, photovoltaïques de nos compteurs à zéro dans cette salle de bain aux miroirs de bordel étincelants !

Un journal et des strideurs étranges !

Tout d’abord, un étrange ordinateur : en s’appuyant techniquement sur les données des Sociétés de Géographie maritime du XVI et XVII siècles au lieu des algorithmes devenus désuets et incompréhensibles, les euphorisants de son disque dur générés automatiquement, façonnés à la spatule, au fusain, exercent leurs effets sur la toile.

Son disque dur ? Des terriers de rongeurs cahotant le latin de mes blocs-notes où l’on diversifie les feuillets saouls des salles occultes du Mah-Jong ; ces feuillets s’étirant en règles formalisées alimentent la gloutonnerie de Gargantua.

Des lèvres surchauffées d’excitation, de ferveur sanglante, mâchant la noirceur des aventures de Lucky Pierre ; en pataugeant dans la gadoue pour interroger les auspices : des douleurs et un interface nouveau cahotant l’écran de l’ordinateur : entre les faisceaux des labours assemblant la pureté et l’éclat du diamant et dans tous les azimuts, leur nuit synthétique où se logent les larmes des planctons qui sont incendiées au cours de leur tentative d’extraction, ces larmes tremblotantes alors que s’emboite l’oeil photovoltaïque des tronçonneuses ; des larmes toutes dégoulinantes générant les photographies du sud, ce sud qui parait si mélancolique à présent !

Des colonies d’insectes et d’hommes-scarabées comme monde actuel, complexe, changeant. En me balançant ou en me roulant dans leurs gazons verdoyants : des données dans les valises avec de tortueux sentiers et des naufrageurs qui font la plus grande place aux tirades !

Comme décor : à quelques centaines de mètres sous terre, des taillis boisés, arrosés par les valets et des refuges bouddhistes qui giclent de rayons ultraviolets.

Une vraie femme de peine des champs comme l’unanime ellipse pissant jaune et blanc ! Descendue de voiture, son ombre déjà prostrée quitte le réseau underground et une force occulte qui, en couvrant le tigre de fastueuses parures, n’a point été prévu…

Des traîneaux de chiens en Alaska et des chiens qui lapent l’infusion au tilleul ; des noces d’orfèvres avec l’amer chagrin et des lois gravitationnelles uniques.

Sous la tôle, une belle dame en robe claire qui grappille le temps perdu et, dans les veines, des toiles exultantes. Sur les toits, le hussard qui annonce l’arrivée du silence et qui contrôle les allées et venues partant du trésor des templiers !

En tolérant la noirceur avant l’aube des trous et des roues vertigineuses qui trinquent à la santé du timonier… Les chiens du malheur dans un va-et-vient qui dodelinent comme des voyelles : la lumière couleur mimolette comme noirceur et les ivresses pénitentes à chaque trimestre !

En triant ses souvenirs dans le journal à tenir chaque jour via Day One App, des strideurs étranges et de truculentes lèvres belles… enfin la tunique des rois blancs qu’il faut repasser !

Le panorama cahotant des hommes-scarabées !

Des colonies d’insectes et d’hommes-scarabées comme trafic autoroutier et des communautés juives qui touillent les cartes du monde. Envers et contre tous, attachés aux six câbles par des menottes moyenâgeuses, des totems comme une vacherie de plus !

En me balançant dans leurs gazons verdoyants : un panorama cahotant avec caméra à l’épaule, avec de tortueux sentiers et des naufrageurs qui oublient leur tirade.

Comme décor : des taillis boisés exultant des insecticides sibériens, des fleurs sauvages falsifiant les câbles suspendus à quelques pieds du sol, et le ciel d’un bleu spectaculaire ; des ours qui se battent avec les hommes-scarabées et tout le tintouin pour se référer à l’urbanisme de la ville.

Des refuges bouddhistes, à portée de fouet, qui se tuent dans un travail de sape à effondrer les valeurs occidentales ; un monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants, des traumatismes que l’on sécrète sur un tronçon d’autoroute délivrant des brins trop affectifs de sarcasmes, de défis sous la lumière tamisée.

Apparaissant aussi du côté de son cadre vacillant, disparaissant de l’autre, une menace d’extinction pour les hommes-scarabées qui barbotent dans le flou d’un système de fils électriques et organiques. La visibilité tranchante des tiroirs ouverts de mon bureau ; des voiles de haute compétition qui échouent dans la vallée des rois !

Pissant jaune et blanc, les hommes-scarabées comme de vastes ellipses, comme des tueries ou comme des succions avec le vide, se démènent pour inonder les immensités galactiques de ce système. Peine perdue ! Leurs ombres déjà prostrées, presque ossifiées par ce spectacle de diable lampiste, retournent sous le sol en offrant leur tâche : une force occulte qui, en emportant la seule clé de ce poème si énigmatique, noircit les points les plus sensibles de mon anatomie en tirant sur les cordes d’un quart de tour automobile !

Des tubas et des successions de notes qui se basent sur un référent du dix-neuvième. À la truelle, des maisons déprimantes et un trivial ascenseur pour hélicoptère !

De tristes hérésies opiniâtrement théosophiques ; dans les tréfonds des encyclopédies, d’ondoyantes trames romanesques et de succulentes truites, la peau tannée par le soleil comme un trait qu’on tire sur sa vie.

Des traîneaux de chiens en Alaska comme tautologie avant l’heure ; des tourments qui se tordent de douleur dans leur peignoir et des valeurs au prétérit qui honorent les turbines.

Un turban et un interrupteur pour éteindre les feux rouges ; de la polygamie qui trône et qu’on vénère et des touffes organiques et des noces d’orfèvres avant le tournoi organisé dans le pays au mille transactions !

Enfin un ornithorynque comme emblème !

Avant le crépuscule

Des lois gravitationnelles uniques et des ventes de Tamagotchi à la sauvette et des univers qui grappillent le temps perdu ; de vacillant diadème et des colliers d’une autre trempe !

Sur les tréteaux, des acteurs exultants aux yeux, en amande, et des tresses qui se distinguent du lot ; un treuil qui exécutent des tours de cut-up idéologique et que l’on déboulonne et la becquée qui ne connaît aucune trève. Des annonciations parmi les trentenaires et des antennes, sur la route, qui contrôlent le trésor !

Un journal à tenir chaque jour via Day One app, un tricot et de la mimolette comme noirceur avant l’aube ; une rigueur extrême et des mots incertains et concis, des poignées d’événements imaginaires ou réel et des noeuds et un trident ! Le monopole des truands qui fascinent, et cette prose alimentée au cut-up-de-William-S ; le truchement infiniment renouvelé qui dodeline et des trucages et des documentaires !

Le destin comme turbulence, comme un continent vierge à explorer dans toute sa diversité avant le crépuscule. En suivant les antiques exégèses folks, Turner qui peint le soleil levant dans la brume et un destrier qui court en crevant les tympans : des souvenirs qui tentent de me transmettre, par ce visage de femme laiteux et sanguin, la Nouvelle Combinaison, le mot de passe d’un disque dur sinistrement verrouillé ! Du cubisme et un twist comme des galipettes avant l’heure du coucher, un ultimatum et de jeunes pousses de réminiscences ; une galère et Ulysse et la duchesse qui perd son diadème !

Des réminiscences qui veulent me réconcilier avec quelque chose d’encore trop flou, un duel au moyen âge et un type débraillé…

De l’urine et une écriture automatique entre mes tempes pendant une cristallisation et de la morphine dans l’œil cristallin ! L’URSS qui gonfle les intervalles obscures comme une contagion et une contamination dans l’utérus…

Un cocon parmi des étoiles dorées et un vagin accroché au décompte d’un chronomètre comme cocktail néoclassique ; le relief jurassien qui vagabonde à la recherche des nervures, un vallonnement au milieu de ce décor cérébral et des skinheads comme vainqueurs de la guerre du golfe !

Des séquences d’actions impersonnelles sur la cinquième avenue à New-York et ces vers qui courent le long de la feuille de papier, proposant entre les lignes des rêves tarifés.

Des inscriptions runiques : des pierres vaguement glissantes et la vaisselle comme une extension des éléments chimiques.

Un paysage vallonné que les éléphants parcourent et un élève dans le vague !

Une descente en ski alpin et enfin des usines qui fabriquent une sorte de cartilage d’un genre nouveau !

Africanisme !

Au quart de tour se fermant à contre-courant et issu d’une équation à peine résolue, le sang des jacinthes kafkaïennes se déplaçait d’une valve à une autre. Elle nous avait bien requinqué cette timeline de corps nues et leur butin imaginé pour nous comme une silhouette d’origine africaine représentait jusqu’à la déraison d’autres existences !

 Ces jeunes filles collectaient des œufs de Pâques et je m’arrangeais pour offrir à l’une d’elles une filmographie d’antan. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs forcés d’obtempérer, les machines expropriées et tout autre appareil.

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire. Je débranchais les organes venant d’une transplantation d’un autre cobaye ! De magnifiques champignons mortels poussaient gentiment dans le laboratoire tandis que la diablesse s’amusait à poursuivre dans le jardin le pousse-pousse impérial et ses ombres noires. Des ombres noires qui mélangeaient, pour coudre nos paupières, une centaine de friandises polaires avec des brins d’orties, avec un monde de crocodile et nous tous dedans !

Nous tous dedans comme coincés entre les gencives altérées de ce crocodile calcifié ; un crocodile des tropiques qui embrasait notre perspicacité soucieuse comme si il se recueillait après le départ de notre fusée ! L’un de nous, ce troll de Scentless, sous l’éclairage crémeux du schiste argileux de son dentifrice, décodait pour nous les vagues matricielles provenant et s’échappant hors de notre mental. Mais quelque chose clochait dans notre fusée : une nouvelle divinité qui exploitait diverses  techniques africanistes vandalisait les plateformes de notre domicile céleste ; une lueur sacrée entourant ses hélices sur son crâne en manque d’outils étymologiques ! Et de surcroît cette divinité de la nuit nous avait transféré par un branchement électrique, grégorien, aussi obsédant que sobre, dans la gueule du crocodile !

La nuit de l’orient

Pour faire trempette dans l’appareil digestif, l’impact des gouttes de pluie déstructurées qui courent sur le comptoir en ivoire jusqu’à l’exténuation. Pour crapahuter dans la montagne, entourée de caméras, de perches, de projecteurs et d’ombres chinoises, une triplette de rois qui escalade les falaises à mains nues. Pour prendre la poudre d’escampette, de tumultueuses forces obscures, enveloppées par la lumière qui se reflète sur son écran et qui chasse les rois de la grande famille et qui turlupine les feuillaisons d’automne.

Des duels à l’épée et tutti quanti dans ce pays où seul le Bouddha a échoué avant d’étendre l’épidémie et déloger les vandales là où il n’y a plus d’herbe : c’est pourtant le même monde, ce monde qui se concentre uniquement sur l’arôme déplaisant, épicé de son chewing-gum surprenant… Un hommage aux sacs à dos pour les novices de la route qui ressemblent aux bruissements des étoiles et qui traversent les égouts avant de déambuler ou de vadrouiller dans les rues de la ville.

Des chemins de fer qui suspendent les vallonnements du paysage dans le vide en suivant les buttes à l’extérieur de la citée. Des macchabées qui mangent des cookies au gingembre et qui innovent en écrivant de la fiction ; de magnifiques poésies comme une haleine fétide, comme les sonates de Beethoven ou comme le typhus qui contamine le mental flou et leur destinataire !

Franchissant à cette heure un terrain vague désolé pour parler le mandarin, Beethoven, en tâtonnant dans le noir, qui décompose l’univers et qui meurt avec de poussives étoiles crémeuses comme les rouages d’une machine cassée.

Tout ça afin de lancer un nouveau djihad de l’autre côté des portes des hôpitaux psychiatriques référencés et former des amas de galaxies. Enfin il y a un cobra qui serpente entre les blessures et des échappées belles parmi les voix lactées : une saisissante supernova qui récidive en envoyant en morse les données de l’ordinateur ; pourquoi dans cette machine démesurée la nuit de l’orient est-elle alimentée à la morphine et à l’urine alors qu’il n’y a que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?

Le pousse-pousse impérial !

Au quart de tour, son sang se déplaçait d’une valve à une autre. Sa timeline et son butin représentaient jusqu’à la déraison une équation à double inconnue.

Je collectais à l’aide d’une fourchette, d’une cuillère et d’un trident les œufs de Pâques !
Je m’arrangeais aussi pour offrir à ma fiancée la fin d’une filmographie d’antan. Celle-ci ne tolérait pas les clés USB 3.0, les disques durs forcés d’obtempérer, et toutes les machines expropriées comme tout autre appareil !

Sa silhouette bleue passait en cirant l’éclairage crémeux du laboratoire. Je débranchais les organes venant d’une transplantation d’un autre corps !
En insérant un déclic dans mon oreille droite, ma fiancée pourrissait dans la cave en énonçant ses erreurs de jeunesse ! C’était pourtant le même monde, ce monde où l’or, l’argent, l’aluminium et le fer abondaient.

De magnifiques champignons mortels poussaient gentiment dans notre laboratoire tandis que la diablesse s’amusait à poursuivre dans le jardin le pousse-pousse impérial en fuite !
Synthétisé, le pousse-pousse impérial emportait l’empereur et l’impératrice hors de France. Les heureux vainqueurs de la dernière bataille avaient fait fuir les monarques et s’appelaient entre eux camarades : le buste de l’empereur était tombé en se cassant en deux par terre et même son appareil génital avait glissé au fond de ses chaussettes avec un vague désir morbide !

Des fleurs poussaient dans le pousse-pousse impérial à présent endommageant le moteur d’origine inconnu !
Une danse endiablée plongeait son bec dans un tube de dentifrice vide alors que, sur l’omoplate de l’empereur, se dessinaient des plaies extrêmement périlleuses. L’hémorragie étant stoppée, on décida de s’arrêter pour la nuit dans une ferme. Au quart de tour, on s’endormit et on fit de beaux rêves ; des rêves de joailliers fous, des rêves de distilleries dingues qui avaient pour seul objectif de finir cette tournée au pays des nuages !

Debout à une heure matinale, ma fiancée créole réceptionnait les invités classés par ordre d’idées ! L’un d’eux, un macaque venu d’Asie, s’était fixé sur la plus haute branche d’un arbre cure-dents et fit tomber de la poussière divine sur les autres invités.

À l’extérieur du cercle des invités, des régions conquises baptisaient des reines et des princesses sans diadème !
Avec l’aide d’un typhon, le moteur du pousse-pousse aspirait maintenant les flammes des chandelles des maisons d’à côté en les transformant en carburant ! Les chandelles donnaient jadis un air funèbre, un air de crématorium au monde environnant.

Il saisissait alors l’une des chandelles cet hémisphère qui s’était caché dans les foins et qui prélevait un impôt sur tous les organes transplantés !

D’une voix monocorde, le macaque, qui parlait notre langue, attribuait des points aux fonctions cachées des organes et cédait peu à peu à la panique : il y avait tellement à faire !
Même les fonctions secrètes, sous IOS ou sous les ongles, réapparaissaient et entraînaient un déséquilibre jusqu’à rompre tous les barrages d’eau douce !

En l’an mille avant notre ère

C’était une époque qui ne me souriait pas vraiment. Une époque de bile si l’on admet que ce liquide jaunâtre est une entité poétique à part entière, une excitante complainte qu’on pouvait crachoter avec Isidore Ducasse ou comme Marylin Manson exposant son corps famélique et torturé dans les clips MTV.

Cette époque, c’était une liste de fantasmes liés chevilles aux corps, poursuivie à travers les siècles. Une liste de fantasmes planqués comme des bigorneaux ou des bestioles dans les boiseries. Sa raison de vivre : le délabrement moral des autres.

Et le ciel était triste et flasque comme la cervelle des néo-poètes qui attendaient encore que les Signes soient propices pour commencer à écrire ; à coup de burin, ils perçaient l’insaisissable réalité alors que toi, tu tentais de décoder les actions impersonnels des silhouettes dégoulinantes tombant du haut de ton balcon.

Et pourtant tu étais un peu leur ange gardien : si tu fermais les yeux, ils s’éteignaient. C’était des ombres comme toi, intégrés déjà au papier peint, qui noircissaient les larmes.

Des ombres comme toi dans la cellule d’à côté, des ombres comme des taches de soleil ; des ombres qui en avaient assez de vivre parmi les obscurantistes !

Les rouleaux des vagues d’une étrange station de métro

En s’efforçant de glouglouter ces emblèmes de l’âme calculatrice, découpée dans les vitraux de l’église, j’écoutais la nouvelle éthique de ses vers de mirliton s’embourbant pendant un instant dans leurs quartiers de lumière soyeuse, incapable de respirer.

Face à elle et dès son signal, je dessinais à la hâte les nerfs de sa théologie du feu s’élançant depuis la plate-forme de la station d’Oji Kick comme pétrifié à l’idée de connaître sa réputation malfamée.

Plus loin, en quittant les quais de cette station de métro pour remonter à la surface, on voyait les rouleaux des vagues qui devenaient des impérialistes raccommodant le vide envahissant des cendars et le positivisme des bières entre amis !

Des larves jaunâtres d’orang-outan sur notre comptoir en ivoire !

En se risquant du côté des montages en boucle superposés pour imiter le vacarme du cosmos, en traînant aussi sur le comptoir en ivoire comme la photosynthèse d’un jaune d’or très pâli fouillant une anémone de mer, je sirotais mon thé au jasmin qui s’infusait, qui pénétrait les narines, qui ressemblait à la peine ou à une phobie quelconque.

Je sirotais aussi mon café du Kenya qui me laissait perplexe, qui débordait, ou qui engageait une conversation avec Dieu.

La caméra continuait à filmer sauvegardant les oracles de Béryl, balayée par la pluie pour rôtir l’herbe jaune des nazis ; et toujours cette anémone de mer qui, à la manière d’une araignée, sacrifiait sa toile au plafond en ajustant ses bijoux en or avec nos pâtisseries lactées !

Pour vieillir pessimiste, pour faire monter l’arôme de ces gouttes de pluie sans tain, Béryl se frayait un chemin parmi les vieilles lanternes au rythme syncopé qui rougissaient comme elle, réchauffant le soir nos larves jaunâtres d’orang-outan !

Le petit déjeuner de Maître Yoda

Sous les couvertures de notre lit, deux enfants remplaçaient les abats-jours des sentinelles informatiques par des tartines beurrées revigorant leurs meurtrières palpitantes et frissonantes comme de la semence de tapissier, comme ce tapis de géraniums cendreux, à nos fenêtres, qui sabordait nos contemporains comme sanctifiés par ce petit déjeuner tout à fait solennelle.

Chaque jour, dans leur grand cahier, ruminant le sac des narcotiques sanguins, espacés et surchauffés d’excitation, de ferveur sanglante comme des îles silencieuses, les deux enfants interrogeaient les auspices : le sac des parodies implacables en hickory tombant encore davantage au fond de nos tasses de thé aromatisé au carbone.

Comme ridiculisés par les étranglements de craie et de fusain des roues d’acier de leurs paons séchant au soleil, nous demeurions main dans la main dans la chambre, dans cette ville aux kilomètres défoncés à la colle qui ruisselaient jusqu’à nous afin de faire verdir leur Maître Yoda et sa clique de baba cool herculéen !

Nous deux dans les vagues mellow-sublimes décrivant l’enfièvrement des plages Coco Câline

Décrivant l’enfièvrement des plages Coco Câline, d’abdominaux tropico-spleen qui délivrent la vieille alchimie de nos deux corps sciés par les vagues des lagons bleus à l’eau saline !

Décrivant l’enfièvrement du feu à l’origine sur la plage Coco, ma bien-aimée Béryl qui rassemble ses robes en coton aux couleurs gaies sous ce cœur de panda ascensionnel que j’imagine. Pour ravitailler en applaudissements aborigènes et raviver quelque part au loin, un seul cygne qui nage avec nous deux dans les vagues aux rythmes arithmétiques ; et sur tes lèvres parme se rassemblent délicieusement les départs solaires de ta bouche Coco Naïve.

Un baiser nuit noire qui embarque les désirs des algues ; et en s’égarant tous les deux sous l’eau marine : l’indicible plage. Des pieds à la tête, quand vient la pluie hélas, nous colmatons les champs ensommeillés des dauphins du large !

Les nerfs optiques des rêves de très haut voltage !

A une époque, troublée donc favorable, pour mettre à vif les constellations des machines hertziennes et pour instrumentaliser par les cordes le caillouteux gribouillage sournois de leurs nerfs optiques référentiels ; ils me mordaient ces rêves de très haut voltage en déséquilibrant l’arborescence de leurs fermentations et les limbes de leurs capharnaüms corrompus et sans queue ni tête.

Ils égrénaient aussi les signes moribonds des lames de tarot, leurs mots de passe pour vivoter dans ces machines incontrôlables, ingérables, et pour tout dire saturés de motricité fantomatique.
En attendant leur venue et afin de nous transmettre à la prochaine détonation, mutilée et ligotée au prochain crack, leurs consignes étaient à respecter à la lettre.

Sous les couvertures de notre lit, leurs veines et leurs domiciles célestes : les verges et l’horreur d’une sentinelle informatique composée d’interstices goudronneux ou de meurtrières palpitantes et frissonantes comme de la semence de tapissier, comme ce tapis de géraniums cendreux, à nos fenêtres, qui sabordait les contemporains

La Mort de l’Empereur

Tout d’abord une faille courant jusqu’à son radical : la mort de l’empereur grinçant et couinant contre l’arbre cure-dent, programmée pour sécher un tirage de photos floues en noir et blanc où l’on devine vaguement une scène classée X ; ainsi, les carnets de Kaphrium, en exploitant la faille, racontent que le monde du dessus est bientôt prêt à nous appartenir, tant il sent la désolation et la mort.

Pour cette scène possédant une timeline peinte en aplats de couleurs et décorée d’obscénités taguées, une timeline cachée parmi les fêlures du béton, s’ajoute à l’éprouvante faille le contrôle autoritaire de toutes ses pensées garrotées par l’historique du navigateur, précédant l’animatrice borgne qui annonce la mort de l’empereur.

Le navigateur ? Dans la poussière d’un grenier, un bruit crissant de déchirure abandonnant le pilotage des serveurs locaux qui débranchent automatiquement le joint de glace de l’empereur ; la faille profanant toujours leurs disques durs, quand le navigateur niché à la place de son cerveau décolle et vient enrichir la substance d’un autre composant dissocié, jaune et mécanique : la clé USB de Kubrick qui référence et subtilise son suave, familier et presque gênant harmonium.

Cependant, relié à la clé USB, la progression de ses changements automatiques d’accords, s’ouvrent des abîmes communautaires qui renaîssent chaque année et qui voyagent sur un enregistreur audio-digital.

Pour brouiller aussi l’espace mental de son synthétiseur de sons déployant les mondes celtes tire-bouchonnés conquis par l’empereur, des scénarios pas très folichons qui vont à la corbeille, relâchent dans la nature un fugitif sorcier africain.

En suivant ses pensées mélancoliques, le magnétophone à relais différé du sorcier africain, en mal d’horizon, massacre sciemment la libido de l’empereur fixé à l’extrémité la plus éloignée d’une branche de saule pleureur comme si la corde du pendu envoie par télépathie les ondes hertziennes d’un téléviseur portatif !

En bésicles de peste sur la voie publique, sur le boulevard des fumeurs de chanvre !

Ils étaient sous la terre, un défi à réaliser chaque jour, avec Belgébeuse, une étoile en virée pour du tapage nocturne et bien urbain. Razko Kaphrium était à l’origine de l’opération. Ils étaient bien au chaud, un peu comme dans un œuf, comme émerveillés par les chutes et fracas métalliques qu’ils entendaient depuis les profondeurs. Au-dessus, les immeubles en béton qui avaient abrité le Projet Kaphrium, menaçaient de s’effondrer ; au-dessus aussi il y avait comme cette rêverie qu’il rêvait secrètement de rosser à mort pour penser aux si belles, si moches choses… mais l’œuf enflait, les deux frères avaient trouvé enfin ce qu’ils cherchaient. Ce jour là, le défi avait été particulièrement difficile à élaborer. Maubeuge, le grand frère, avait jeté sur le papier les premières conditions : d’abord, il fallait retrouver cette étrange famille qui vivait En Haut ou En Dessous, on ne savait pas trop, ça paraissait déjà compliqué… Ils ne sortaient jamais très souvent de leur terrier. D’autant plus qu’ils étaient myopes. Pourtant le Projet Kaphrium allait visuellement progresser en intensité, frapper aux endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous leurs fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

Elles donnaient, leurs fenêtres, sur une place, ou sur le toit du monde, ou bien encore sur une nouvelle ville sainte à l’altitude rouge et fumeuse dans les yeux de la Geisha : ils entendaient s’éteindre à petits feux le célèbre carburateur Zénith à qui ils vouaient tant de chevauchées, entrainés à la dérive, avec un langage du dehors, un désir d’erreur et de dérision filmée par la caméra tandis que Kaphrium dérivait sur des histoires qu’il laissait traîner comme seules fricatives avant l’aurore. Tant de chevauchées fantastiques à travers une progression à la Vilnius Poker qui, à la lumière des rides, automatisait les pages du livre. Endroits stratégiques quand la ville serait endormie.

D’abord, tôt devant son café, comme en goguette, disait-il le grand frère, des abominations métaphoriques ou réelles puisées d’un halo de mystères, d’un rond stylisé de sorcières alchimiques qui priaient, envoûaient les petites gamines en planche à pain, sous leurs fenêtres, à l’angle de la rue Caspienne et du boulevard Borges.

En bésicles de peste sur la voie publique tandis que le néant, comme sidéré par leur souffre semblant échappé de Vilnius jusqu’à son radical, montait toujours vers le saint des saints zonard, leurs cendres de jadis, leurs nombreuses fêlures, et toutes leurs incisions au verre tranchant. De géométriques et passives ridicules rivières de sang ralentissant l’orée et l’irascible déréliction aimaient bien foutre la merde avant de partir pour de bon : tant d’éclats de voix pour rien ! et tant de bastons entre chiens bâtards et consanguins pour des enfantillages d’enfants qu’on devrait pendre aux embranchements capillaires !

Après de rudes épreuves en silence, il avair renoncé à son antique sagesse, à l’austère maîtrise de soi-même. Comme Kaphrium, comme le morpion de notre Munchkin, il avait attrapé le virus qui se trouvait -sensualité toute tressée- à l’emplacement même de ses tresses imaginaires : une cascade où il s’écrasait alors sans pistes de fortune… Et pour la Fortune : des clous !

Sa matière fécale, à cette Fortune qui nous résistait, avait le goût spirituel, mais simple et funeste de sa veine tailladée ce matin bleu nuit, cette matinée en bleu de travail nauséeux !

En s’approchant d’un peu plus près, on pouvait voir qu’elle peignait ses pieds, ces racines alchimiques et il baignait alors dans les labours montagneux de ses couches de peintures flamandes et de leurs trous béants : des éclats de vie comme son corps volcanique et tandis que ses univers ruissellaient le long de ses dessins bientôt effacés comme les ellipses de glaises barbotant à la place des deuils, il écrasait leur piste de fortune de leurs galoches encore boueuses ; ensuite comme un appel vers l’au-delà ce fut le tour des cartes du Munchkin de nous frapper de bannissement : une malédiction et des chaînes de givre, des tableaux de famille que la foule refusait de regarder, des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui embaumaient les lèvres de la Déesse de Cythère.

Alors pour dissoudre leur lueur expérimentale au fond de la caverne, au fond de la bobine 4 toujours inachevée, pour dissoudre aussi la couleur somptueuse de leur invraisemblable inachèvement, étaient présentes les forces occultes qui tempêtaient dans leurs crânes par une rivière de fils téléphoniques ; leurs incisions au verre tranchant aimaient bien foutre la merde avant de partir pour de bon : tant d’éclats de voix pour rien ! et tant de bastons entre chiens bâtards et consanguins pour des enfantillages d’enfants qu’on devrait pendre aux embranchements capillaires, aux géométriques et passives ridicules rivières de sang ralentissant l’orée et l’irascible déréliction.

Les larmes incendiées des planctons comme des goûts de papaye !

Décrivant l’enfiévrement d’un vieux film porno réalisé par la Mariée et pour s’enfuir par les trous d’une planche dégringolant des terres sacrées d’Afrique, elle avait un goût de papaye cette Connie qui se déhanchait dans ma tasse de café noir ce matin.

Décrivant aussi l’enfiévrement des plaques d’égout, des boîtes de film qui traînaient en délivrant une vieille alchimie, sa robe en coton aux couleurs gaies autorisées dans les brèches et les gouffres moyenâgeux d’un insecticide. Une technologie augmentant l’attention des trous dans la planche.

Une technologie appuyée par mon étrange ordinateur : en transférant techniquement les données des Sociétés de Géographie maritime du XVI et XVII siècles au lieu des algorithmes devenus désuets et incompréhensibles, son disque dur généré automatiquement, façonné à la spatule, au fusain, délimitait les effets des euphorisants de cette grande prêtresse sur la toile.

Son disque dur ? Se dégonflant entre ses cuisses enfantines, un terrier de rongeurs cahotant le latin de mes blocs-notes qui avaient dénudé les feuillets saouls des salles occultes du Mah-Jong en grande partie assez mal filmées ; ces feuillets grossièrement montés s’étirant en règles formalisées éternisaient la gloutonnerie de Gargantua en l’alimentant sans cesse de scènes fragmentaires incomplètes.

Des scènes fragmentaires, surchauffées d’excitation, de ferveur sanglante, mâchant la noirceur de ses aventuriers amoureux qui escaladaient, pour interroger les auspices, l’interface innovant de mon écran d’ordinateur ; entre les faisceaux de leurs labours assemblant la pureté et l’éclat du diamant synthétique, sa crinoline rigide retentait sa chance en jouant au poker avec mes larmes des planctons incendiées au cours de leur tentative d’extraction !

Des miroirs de bordel aux visages impressionnistes

Des visages impressionnistes flottant dans ma conscience, hissant leur poudre noire sous une douche de champagne, instrumentalisaient, à partir des meurtières d’un espace réservé au sport, ce tourbillon qu’ils n’arrivaient plus à suivre depuis longtemps : des douleurs poignantes qui dessinaient un A ou un E mais le plus souvent je pouvais deviner le reste.

Le reste ? Peaufinant dans la tonique de leur totem la note précédente pour l’élever en haut de ce capharnaüm corrompu, insalubre ou pour en faire du sirop, un ton et demi plus bas. Alors, s’autoadministrant la couleur noire des inséminations semblables aux mouvements rapides, générés par le silex, j’avais transmis leur consigne insomniaque qui arpentait les deux premières paires de notes doubles d’un blizzard pétillant comme ce champagne à la recherche de leurs corps aussi insolents que déclinants.

Les visages firent soudain paraître le beurre des épinards de Popeye comme le tapis d’un Dieu acifiant, éléphantin qui allait tant nous manquer !
Une mélodie, lapant leurs airs pensifs d’ibis debout sur une patte, avait jailli de quelque part entre leurs cuisses et alors ? Alors je vis un sapin de Noël forger, sur ce tapis illuminé, tellement illuminé qu’il vint éclairer leur domicile, un interstice d’autoroute qu’elles improvisèrent une fois la nuit tombée, les larmes de ces jeunes filles en train de pleurer.

En les suivant, ces larmes insolubles et les mèches folles de leurs cheveux blonds, ce sapin de Noël flétrissait, il était câblé et joint à une clé USB bizarre, à son malentendu romanesque ; leurs lacunes et cellules grises fortifièrent les galipettes du sapin qui perdit alors ses guirlandes et ses boules !

On l’avait pris pour une image étoilée qui courait, parcourait les deux tons pleins descendants de leur insertion parmi nous, rougissait à mesure que ces visages retournaient d’où ils venaient !

Oh quelle silencieuse faune céleste !
Pour faire frémir sous leurs chemises de nuit cette image, voletaient mes poils pubiens dorés, brûlés dans tous les cerveaux doux et tièdes des crânes insolites, comme furieux d’être tournés à leur désavantage, et par la suite, avaient amalgamé ainsi toutes les bases de données corrompues, singulières, photovoltaïques de nos compteurs à zéro dans cette salle de bain aux miroirs de bordel étincelants !

Le panorama cahotant des hommes-scarabées !

Les hommes-scarabées étaient parvenus à attacher leurs six câbles à mes menottes moyenâgeuses, en me balançant dans leurs gazons verdoyants : un panorama cahotant avec caméra à l’épaule. Comme décor : des taillis boisés exultant des insecticides sibériens, des fleurs sauvages falsifiant les câbles suspendus à quelques pieds du sol, et le ciel d’un bleu spectaculaire qui se battait avec les hommes-scarabées en se laissant aussi fouetter comme moi.

En effet, à portée de fouet qui claquait dans mon dos, un monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants, délivrait des brins trop affectifs de sarcasmes, de défis sous sa lumière tamisée.

Apparaissant aussi du côté de son cadre vacillant, disparaissant de l’autre, une menace d’extinction pour les hommes-scarabées qui barbotaient dans le flou d’un système de fils électriques et organiques.

Pissant jaune et blanc, les hommes-scarabées se démenaient pour inonder les immensités galactiques de ce système. Peine perdue ! Leurs ombres déjà prostrées, presque ossifiées par ce spectacle de diable lampiste, retournaient sous le sol en offrant leur tâche : une force occulte qui, en emportant la seule clé de ce poème si énigmatique, noircissait les points les plus sensibles de mon anatomie en tirant sur les cordes d’un quart de tour automobile !

Les Armées Napoléoniennes et la disgrâce de leurs incalculables équinoxes !

Pour désamorcer la situation et en se rafraîchissant cent fois d’une obscurité sidérée aux entrailles épiphaniques, nous dépassions les armées napoléoniennes qui avaient battu en retraite et qui commençaient à se poser des questions existentielles de plus en plus douloureuses. Nous collectionnions les interfaces permettant d’intercepter tous les morts du champ de bataille induite par prémonition, en dérobant leur irréphénsible et ravagée semence d’escargots tapissiers, leur lumière crépusculaire aussi.

Avait jaillis d’un appel téléphonique débridé claquant au fond d’un terrier à cent pieds de profondeur sous la terre noire, la cruelle reine des Amazones, qui avait fait perdre la vie d’une kyrielle de soldats, qui n’acceptait pas leurs turbulences.

La Reine des Amazones, en rétablissant ensuite la lamentation mélancolique d’un train qui approchait, mêlait dans leurs vaisseaux sanguins des résines grises de panorama post-apocalyptique à sa conscience sismique pour nous emmener hors d’ici. Nous avions préparé son grand retour en perçant les oreilles de ces morts jusqu’à faire saigner la dernière passe d’une putain encore inégalée.

Les reliefs du paysage au-dessus de nous s’effondrèrent par la suite en les ligotant à la voie de chemin de fer : c’était une nouvelle parodie implacable de ses propres mélos sexy que les reliefs du paysage enjambèrent à chaque projet décalé de nos machines mercenaires…

Nos machines mercenaires de jeunes filles en détresse, qui avaient fait disparaître les principales images de cette destruction et de ce carnage récent, bercées par une chaleur humide, se tordaient et sinuaient de la même manière que ces reliefs haletants, hackés et alignés sur les bords de leur lignes de code consensuelles.

En représentant l’intérieur d’un Soap Opera dans le souterrain de la reine des Amazones, il y avait aussi, sur la tapisserie couverte de Pat Benatar et de Kurt Cobain, cette représentation des sommets ensanglantés de nos montagnes qui avaient poussé les poutres et les bûches de Noël dehors ; leurs larmes de plancton grelottant dans le vent silencieux, émettant des pensées mystiques assez pernicieuses, ce qui déterminait la direction fiévreuse à suivre : son domicile céleste, à savoir en haut de la branche d’un saule pleureur qui piaillait sans limite.

Cette nidification aux origines hérissées d’épines, harnachées à notre punch du matin et aux tremblements de terre qui avaient projeté nos animaux domestiques dans les flammes, tourbillonnait parmi ces fléaux noirs laissés à la postérité.

Postérité qui allait rejeter de l’urine, du sang menstruel et sa matière fécale dans le vacarme d’un authentique combat quand nos étranges machines, en commerçant les incalculables équinoxes volés aux défunts de la dernière guerre, se lancerait dans la pente d’un sombre tunnel gluant pour ranimer leurs fossiles matriciels de météores volcaniques !

Africanisme

Rapidement, se fermant à contre-courant et issue d’une équation à peine résolue, nous liant pour toujours aux jacinthes kafkaïennes, elle nous avait bien requinqué la digitalisation de ces corps de femmes nues, imaginées pour nous comme des silhouettes d’origine africaine. Ces jeunes filles expérimentaient à l’orée du bois d’autres existences entre leurs cuisses enfantines réunissant les feuillages des ombres noires autour de nous.

Autour de nous aussi, des insectes, qui tout en pétrissant nos testicules, brûlaient nos oreilles-coupées et nos pipes d’opium ! Pour coudre nos paupières, ils mélangeaient, en éventrant la gueule d’un crocodile, une centaine de friandises polaires, des brins de soleil, un monde d’orties et nous tous dedans ; nous tous dedans comme dans une cité légendaire menacée d’extinction et pourtant hors de portée des rats ou comme coincés entre les deux gencives altérées de ce crocodile calcifié !

Un crocodile des tropiques qui, en montant à la cime d’un arbre cure-dents déclenchant du haut de ces branches des avalanches, embrasait sa perspicacité soucieuse comme si il se recueillait après le départ de notre fusée, brûlant à nos dépends son jeune âge opalescent !

L’un de nous, ce troll de Scentless, sous l’éclairage crémeux du schiste argileux de son dentifrice, décodait pour nous les vagues matricielles provenant et s’échappant hors de notre mental, vulgarisait pour nous le langage ubuesque d’étranges musiques chuchotées : un véritable enseignement !

Mais quelque chose clochait dans notre fusée : une nouvelle divinité, en exploitant selon nos diverses techniques africanistes son ovoïde organisme chaud comme le punch, cascadait les plates-formes de notre domicile céleste ; une lueur sacrée entourant ses hélices sur son crâne en manque d’outil étymologique !

Et de surcroît, en scarifiant nos paupières chloroformées désormais, en débouchant aussi nos bouteilles de vodka chromées avec un tire-bouchon, la divinité de cette nuit nous avait transféré par un branchement électrique, grégorien, aussi obsédant que sobre, dans la gueule de ce crocodile changeant les glouglous de nos alcools par le chant d’un ténor scandinave crucifié jadis comme le Christ !

Le Petit Popaul de Cassandre !

Quand elle revint, déstructurée, entourée de caméras, de perches, de projecteurs et d’ombres chinoises enveloppées par la lumière qui se reflétait sur son écran…

Quand elle revint, dis-je, de ce pays où seul le Bouddha avait échoué, c’était pourtant le même monde, ce monde qui se concentrait uniquement sur l’arôme déplaisant, épicé de son chewing-gum surprenant… Ah Cassandre !

Cassandre ressemblait aux bruissements des étoiles qui suspendaient son petit Popaul dans le vide des cookies au gingembre.

Dans son grenier, Cassandre jouait aussi les sonates de Beethoven qui franchissait à cette heure un terrain vague désolé ; et Beethoven, en tâtonnant dans le noir, inspiré par le secret de sa petite culotte trempée, huilait alors les rouages d’une machine qui ressemblait à un aspirateur cassé.

Tout ça afin de lancer un nouveau djihad de l’autre côté des portes des hôpitaux psychiatriques référencés. Pourquoi dans cette machine démesurée n’y avait-il que des étendues d’articles synthétisés et pas le moindre sens mnémotechnique ?

La Cape Cod Tonneau de Béryl !

Il y avait, sur notre chemin, des faubourgs où les femmes marchaient sur tant de pieds avant de regagner le coffre de notre voiture : le monde allait bientôt riposter, ouvrir sa gueule de vide-ordures qui s’exclamait sans rancune imputable et jeter ses doux parfums d’hématomes, l’estomac vide.

Alors, en s’armant énergiquement d’un heaume de guerre, nous partions à la guerre couvrant toutes les connexions Internet ; et de guerre lasse l’amovible architecture spirituelle de leurs ordinateurs revenait empoisonner le silence où l’on entendait parfois des sanglots : ici, les indigènes devaient fêter Noël qui les mettaient à l’agonie et dans son coin Noël crevait doucement, sans empressement mais sans interruption, comme une jungle de lianes, de guirlandes clignotantes et d’oiseaux exotiques.

Pour réorganiser un continent tout entier, ensorcelé par les épopées, dans les ténèbres de la nuit, de la Cape Cod Tonneau de Béryl, son inextensible clair-obscur, jadis ordonné et inventé par la seule pensée latérale je raflais tout sur mon passage en pénétrant sur leur territoire.

Pour relancer démocratiquement les lignes téléphoniques putréfiées des négociateurs, jetées de façon linéaire, la Cape Cod Tonneau de Béryl avait fait de son âme un grand espace que je lapais comme un reptile, comme le sang-froid des plantes tropicales.

Des sentiments de Love Buzz amoureux

Mûs par quelques sentiments de love buzz amoureux, traînant à leurs suites les serpentins de leurs braies et cottes de mailles en lambeaux, des poignées de soleil vert rasant fugitivement les murs.

Leurs symboles avant-coureurs circulant en nous et clôturant chaque plan saisi et orchestré d’une lointaine galaxie dynamité. Ainsi leurs graphismes maléfiques, se combinant monarchiquement, discutaient entre eux au sujet de leur retour, quand, tristement, de mon côté, plongeant dans la faible lumière de leurs danses fantasmatiques, j’avais lancé dans tous les azimuts et les visions d’ailleurs des S.O.S pour sortir de ce nid de créatures solitaires mais dévergondées.

Aux lueurs plaisantes malgré tout.

Nul besoin de technologie à la pointe lorsqu’on secoue le milk-shake des soleils verts à volonté.

Aussi profondes qu’elle puissent paraître, ces années X, où tout avait commencé dans un désert de cow-girls, où tout était enfouie sous l’hachis parmentier des grandes surfaces, estampillaient à mauvais escient dans les wagons et compartiments neuronaux grillés, leur souvenir difforme, fragmenté. Et qui ne donnaient qu’à notre Fabrique Croix-Roussienne, sous l’autorité d’un seul homme : Razko Kaphrium, qu’un effet boeuf.

Sur le visage du patron courait abjectement une fente distendue corrigeant en un millième de seconde, quand on l’observait, la sanglante mais bien-aimée pâture prémonitoire !

Le train des Esquimaux !

Descendant à travers bois, au milieu d’un nuage de neige, j’imaginais le bruit du train passé, les Esquimaux à l’intérieur de ses wagons et leurs faces de pleines lunes envenimées de leur hectowatt lubrique !

En fermentant, leur hectowatt évaporait les seins de leurs femmes à travers les traînes orageuses, hélicoïdales du système ferroviaire. L’une d’elles avait même trouvé le contenu phénoménal d’une invocation ; et le train comme désorienté par cette découverte avait alors été câblé selon les battements de cœur de cette femme. Et la neige en longeant la route ressemblait à sa fourrure d’hermine négligée ou à son visage sillonné de fines rides grimaçantes.

Comme elle, en partant de notre havre pour échapper aux enfants pâles, maigres, vêtus de loques, qui chantaient à tue-tête, on allait se saouler chez des amis au cognac ou au mazout ; ce mazout qui avait fait tourner les hélices de nos étranges machines de jadis. Machines dont l’engrenage s’allégeait au fur et à mesure de notre progression, sous le halo des lampes incohérentes.

Le Nord d’Harlem

Tout d’abord, en bois d’ébène, des yeux clos et amovibles qui paraissent chuinter au fond de mes tempes creuses l’inextensible clair-obscur.

Et chaque jour, oublié selon l’usage traditionnel, les lambeaux de leur temporalité augmentent la dose faiblement médiane jusqu’à une cuillérée à soupe. Et chaque jour, lapé par un reptile en provoquant une accoutumance de nouvelles couleurs, la gaine-culotte de son Honneur tendues entre ses cuisses et les revers de mon pantalon mordillés par les rats, apparaissent des extraits olfactifs d’ecchymose et de perspicacité instantanée : une préparation d’horizons amalgamés, unique en son genre, irriguant le velours des rideaux qui se referment.

Cependant pour la première fois, j’ai connu un repos total et un sommeil paisible en inhalant instantanément ses hélices délimitées par la pluie alors mêlées de strates simultanées, en péchant aussi les morceaux de gomme de la célèbre barre de recherche. Là, j’ai lancé la restauration des huit pistes de Bleach en poursuivant inexorablement mon avance, comme pour réorienter la respiration languide du cyborg, des steppes d’immobilité pré-emballée me pilotant machinalement comme une transmission éclair.

Au vingt-neuvième sous-sol, entre mes tempes sciées par le rythme visuel d’un film, en revenant de loin, s’étend comme l’huile violâtre et silencieuse des banquises, une croix sans lumière qui ajoute de nouveaux vaisseaux sanguins et électroniques au cyborg brûlant son charbon cérébral, excessif.

La plateforme fantasmagorique d’Oji Kick évide tous les sarcasmes du Nord d’Harlem et toute la mélancolie que la drogue peut provoquer au fin fond de sa cervelle qui s’épaissit : l’électrisante spécialité gagne le dernier sous-sol de la station ; pour incarner l’esprit des cathédrales ossifiées et le paradoxe du bocal de verre bleu où elle se réfugie, en définissant comme lieu précis un souterrain, elle se doit de chercher ailleurs. Après l’installation, quittant les quais du métro, les larmes aux yeux et en s’autoadministrant nerveusement le soliloque du clown sur un banc à la surface, elle peut survivre et donner naissance à ce soleil vert combinant monarchiquement des cauchemars matriciels.

La Cora-Hummer 7

Tout d’abord, filmés par la caméra, d’immenses univers de vie inconnue ruisselant vers la chaise où le professeur Angell est branché à des appareils scintillants ; appareils scintillants qui se détachent nettement de la lumière blafarde des néons ; un je-m’en-foutisme sauvage traîne par ici.

Un système de fils électriques et organiques reliant Angell aux naïades fantasmagoriques du bouquin ; leur travail néolithique, comme une opacité saccadée qui lance ses parpaings de watt canonique, ses fantasmes et son métal sans issue, ainsi que le mental de ses lames, pour faire naître des visages blèmes. Échappant à toute description, ses lames qui refroidissent le soleil vert par son abîme alvéolé, hypnotique : système qui lustre et fusionne cette nouvelle vie sans commencement ni fin ; pour échafauder un plan d’action personnel, un univers qui usurpe les prédateurs impies en harcelant leur esprit pissant jaune et en s’approchant toujours plus près du soupirail de la vieille maison.

Le larçin alors revendiqué, succombe le programme informatique de la Cora-Hummer 7 en se précipitant dans le vide.

Chauffé à un degré providentiel, en effet une dynastie de primates qui aiment concilier les alphabets phonétiques avec ses communications radiophoniques, s’est plaqué contre l’appendice de la Cora-Hummer 7 mais s’interrompt brutalement à l’entrée des greniers en incarnant alors les monnaies napoléoniennes cachées dans les malles jusqu’à maintenant dépréciées ; dépréciation se réaccoutumant aux cahots des banquises. Ses idées hautement et heureusement convertibles pour comprendre leur vie et la profane et naturelle progression de sa caméra télégraphique !

Le Cosmonaute !

En posant le pied pour la première fois sur ce littoral côtier, la première chose que je remarquai fut le cadavre d’un cosmonaute atterri là par hasard.
Couché sur le sol, il apportait à la beauté spartiate des pierres quelque chose comme un message impalpable avant ma propre mort. Il était presque entièrement déshabillé, seulement couvert de guirlandes de Noël qui clignotait encore.

Je le regardais à peine, me dévouant à présent à alimenter un feu d’écorces pour me réchauffer. Nous étions, lui et moi, dans cette contrée qu’on appelait la Pansée pour recevoir les étrennes d’un roi de pacotille. Mais nous nous étions perdu, après des kilomètres de rêve morbide.

Le spectacle de ce cosmonaute étendu était pour moi lascif : j’avais pris l’habitude, ces derniers temps, d’ajouter à la tristesse fondamentale de ces choses une drôle de marotte. Après avoir connu une épisodique dépression, je ne voulais plus m’apitoyer maintenant sur ces drames quotidiens ou imaginaires.
Pour ce tocard tombé du ciel, je n’avais pas la moindre compassion ; aussi ça ne me dérangeait pas de fumer ma pipe d’opium devant sa dépouille. Cependant, et je ne le savais pas encore, son spectre allait me hanter, me maudire et se cramponner à son évanescence temporaire afin de s’acharner sur moi.

Je ne savais pas aussi qu’il allait déclencher dans ce rêve surchauffé d’excitation, de ferveur et d’effervescence la discorde parmi les programmateurs oniriques…

La Noirceur

J’adhérais, sur une échelle démesurée, à cette noirceur assortissant tous mes rêves.
Qu’est-ce qu’elle pouvait bien m’apporter cette noirceur ? Un traumatisant mode de vie peut-être. Un mode de vie qui, ostensiblement, m’emportait vers le fond.
En dormant toute la journée pour cause d’incompatibilité d’humeur avec les autres, la noirceur me tendait la perche et je me retrouvais ainsi dans ses rêves qui pesaient comme de grosses larves en gestation.
Elle ne proposait aucun retournement de situation mais je pouvais quand même résoudre quelques problèmes en poursuivant ma route ensommeillée pour me confronter à cette noirceur.
Son territoire ? On pouvait le comparer à une cité végétative, dépravée ou possédée.

Suivi par sa lente et inexorable progression, je m’aventurais jusqu’au noyau de la ville. Il n’y avait ici que des profanateurs ou pire des prédateurs. Ils ambitionnaient eux aussi de siphonner cette noirceur, je les entendais jacasser entre eux mais jamais je me mêlais à leur cabale.
Il y avait aussi, pendant les grandes périodes de sécheresse, des crocodiles indomptés et enragés qui prendraient un jour ou l’autre la relève de ces anciens.

Un week-end, en utilisant des barbituriques, alors dans un conduit d’égout engorgé, le spectre du cosmonaute s’était à nouveau incarné. Sans explication rationnelle.
C’était un cosmonaute qui revenait de longues nuits sibériennes irrationnelles.
Il avait longtemps observé la voie céleste qui ruinait les esprits sans raison. À nous deux, on avait communément tracé nos vies de même couleur, de même éclat.

Il était vingt heures quand je m’éveillais ; la noirceur avait libéré pêle-mêle l’abîme stellaire du cosmonaute : en prenant à cette heure mon café, son arôme avait le goût du commencement et de la fin, d’une pendaison à venir. Lorsque j’ouvrais mon calepin, je m’attendrissais sur ces détails séduisants.
Le cosmonaute dont l’origine m’était inconnue et qui se perdait dans ses pensées, terminait chaque week-end en émergeant comme moi d’un sommeil nébuleux.

S’était immobilisé le rêve des noirceurs tentatrices et plus rien n’avait d’importance.

 

Black-out

Afin de parvenir au point de non-perception et pour meubler le vide immense, se dessinait dans les flammes d’un feu une sensation de brûlure acide et creuse mais comique. En se compromettant jusqu’à très tard avec un clair de lune taoïste, des clowns épicuriens, comme des divinités, propres comme des sous neufs mais sans un brin de jugeote, embrasaient ce clair de lune taoïste.
Et pour tenir la distance, ce clair de lune, aussi taoïste que médiéval, dès qu’il touchait le sol, enchaînait, entre les pages d’une bible pour églises fantastiques, des fins de siècle somptueuses… leur territoire délimité par la nuit.
Pour achever le niveau Z, toujours au sous-sol, je rêvais d’illuminer ces percées informatiques sublimées de génération en génération qu’il étendait en secouant sa crinière incendiaire.

Pour anticiper la mort des combattants, il y avait aussi, sur les épaules des femmes fumantes comme des gouttes d’eau, larmoyantes comme des veillées noires, un revers corrigeant les secousses d’une caméra d’amateurs.
Les pauvres baraques explosaient sous le choc, anticipant d’autres échecs, d’anciennes détresses sans un seul battement de cœur.

Nous étions deux pendus pantelants dans un univers sale qui cherchait toujours de nouvelles connaissances ; dans un lieu désert, notre sincérité, trop prompte pour être froide, réfléchissant les romanesques cathédrales voûtées, laiteuses et sanguines.
Par solidarité on voyait nos brelans d’as trouver leurs failles secouées par les cimes stimulantes ; leurs failles mnémotechniques qui ne pouvaient échapper aux changements de trajectoire des chevaliers mérovingiens.

Pour échouer au fond de la voie lactée, en prenant les mots de passe sur place, je tâtonnais dans le noir ; je conviais le feu à tout reprendre pour entrer dans les grandes familles des fictions bâclées sur le papier.

Je m’en allais chercher la bonne humeur des geôliers qui aimaient se focaliser sur les pratiques obscurantistes des cours d’assises !

Pour aller d’un point A à un point Z, dans le sanctuaire où l’on s’était réuni pour prier, nos pensées répétitives commençaient à affoler la panse des consommateurs et, par leur incontrôlable utopie à réaliser, elles avançaient l’heure du sommeil par une étroite ouverture vandalisée ! L’intervention du rêve infaillible, sans obstacle, avec, dans le voisinage, des animaux nocturnes pour venir à bout d’une communauté Alien.
Pour désamorcer cette situation, il y avait dans ce monde onirique, parmi les slogans scandés par les manifestants dans la rue, une femme agenouillée : une énième tentative perdue mais une situation stratégique pour le mystère de la vie ! Les protestations de la rue disposaient en cellule souche leurs créations folkloriques !

Enfin, pour connaître l’intrigue de cette histoire malgré la chute du plâtre de notre plafond et un marasme qu’on ne pouvait mettre à bout sans pacifier la zone, le rituel était parfaitement organisé autour des frères Karamazov mais avec tant de déchirement de tambour qu’on finissait par s’évanouir dans le black-out d’une soupe noire à la Gainsbourg !

Star Wars

Les pensées répétitives commençaient à s’affoler dans le sanctuaire où l’on s’était réuni pour prier. Et, par leur incontrôlable utopie à réaliser, elles avançaient l’heure du sommeil en variant toutefois l’espace de notre mental qui n’était point encore distrait par l’arrivée de Yoda et Vador.
L’intervention du rêve infaillible, sans obstacle, avec, dans le voisinage, déjà des animaux nocturnes.
Il y avait dans ce monde onirique, parmi les slogans scandés par les manifestants dans la rue, le coup de téléphone de Cora pour une énième tentative perdu, pourtant porteur d’un message stratégique.

La rue ? Le tumulte des protestations pour interrompre le calme, la plénitude de ce rêve commun jusqu’à ce que ces hommes arrêtent leur jacassement gênant.
Un tumulte qui entraînait même la chute du plâtre de notre plafond et engendrait l’émiettement de la voûte au-dessus de nous.
Comme chaque matin leurs essaims obscurantistes se consacraient à gueuler aux mégaphone leur mécontentement ; un marasme qu’on ne pouvait mettre à bout sans pacifier la zone.

Puis, de guerre lasse, ils laissèrent place aux odes du silence, à l’obscurité aussi qui était enfin le seul moment métaphysique pour persécuter nos victimes.
Des corps roués, des sacrifices peu expressifs mais avec tant de déchirement de tambour qu’on entendait depuis la vallée et jusqu’au refuge alpestre de Cora des hurlements terrifiants.

Cora, qui n’était autre qu’une courtisane, se déshabillait de ses dessous affriolants en libérant un souffle à l’eucalyptus dans sa cavité humide et verdâtre. D’autres plantes grimpantes se matérialisaient aussi suite à ses pratiques occultes ; au loin la sinuosité des vagues de la mer venait broyer les vaisseaux de commerce et se joindre aux forces éternelles de sa jeunesse à vendre.
Il y avait, parmi ses clients, des soldats qui venaient de la sentinelle des anciennes seigneuries mais aussi des classes scolaires qui, le jour, apprenaient les termes techniques de la philosophie. Et la nuit leur formalité spirituelle avec Cora.

Et, comme sépulture, leur finitude resterait dans la fange ou dans les représentations d’un dessin sinistre d’enfant.

Un bouquin en dix pages

Tout d’abord un bouquin en dix pages alors que le froid mord les lattes en envoyant de gros bouillons de lacunes.
À la première page, un film d’horreur très kitsch qui emprunte sa chronologie à une timeline je-m’en-foutiste.
À la page deux, pour désigner un référent, apparait l’expression kabyle, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, d’une évasion : après les jours de crêpe, la joie tombant en cataractes et reliant entre eux les penseurs par un label collectif.
À la page trois, en se référant au système adverse, une kyrielle d’injures alchimiques. Et, dans le labyrinthe de la page quatre, le kif qui se fume mélangé à du tabac et qui fait apparaitre les premières hésitations : une alternance de forme et de style qui sera relégué cependant au sein du navigateur chaque fois qu’ils hésitent.
À la page cinq, à plusieurs reprises, leurs juvéniles arborescences philosophiques qui détachent les feuillets du livre de Job et qui engendrent, à partir de ce système désuet, la fabrication du jean en procédant toujours par ordres d’idées.
À la page six, une eau de Javel fossilisée qui ondoie comme le karma des chamanes de Sibérie ; et leur tradition orale qui flotte, comme le vaisseau de commerce baptisé le Nostromo, en procurant des profits juteux.
À la page sept : une grande variété d’humanoïdes extraterrestres qui délivre ses joules ; ses joules qui ballonnent leur exosquelette et qui survivent aux outrages du temps. À la page huit, étrangement, les os de leur thorax qui ont éclatés et qui confondent leur jugement. Leur parenté avec notre espèce s’arrête là.
À la page neuf, la fulgurance de la pensée logique et judiciaire qui ébauche leur progression filmée par la caméra ; cette fulgurance qui se hisse hors de son huis-clos d’origine pour revenir à l’assaut et, bien malgré elle, elle s’incarne dans les jantes des roues motrices qui sont clouées latéralement.
À la page dix, l’étape du perfectionnement : le sabre du samouraï et le lasso du cow-boy pour imaginer la fin de ce testament aussitôt téléchargé sur tous les serveurs de l’Empire fraîchement établis.

Dans la poche d’un kangourou

Dans la poche d’un kangourou, était cachée une sale bestiole qui continuait à transférer des informations contradictoires.

Depuis les moindres recoins épiphaniques de son cocon, il s’était habitué à transmettre et amplifier des séquences d’images sur mon ordinateur !

Encore ce matin, dans ma décapotable verte, garée au bord du trottoir, je m’employais à chasser tout ce micmac virtuel qui éclairait les mécanismes perturbateurs de mon cerveau endormi et qui avait fait la une des journaux des kiosques.

Pour tenir tête aux nuages de neige, il y avait à l’aube un ciel de jade chancelant qui délivrait la douce fragrance des cours d’éducation sexuelle disparaissant aussitôt telle une vision décrépite.

Un authentique travail de sape kafkaïen.

Pour rejoindre son monde onirique, je m’accordais une courte sieste et déjà je m’enfonçais dans les profondeurs cimmériennes de ce rêve qui démarrait comme un vieux film en accéléré.

Et une fois de plus je m’égarais dans l’univers de cette sale bestiole que je soupçonnais d’appartenir au mouvement terroriste. Dès le seuil, l’élégance d’ensemble impéraliste de la ville qu’on apercevait de loin, avait été conçu selon quelques modèles subtropicaux ou équatoriaux. Cependant, cette ville s’endormant sur ses lauriers, le labyrinthe des rues à traverser, la boue et les ordures urbaines modéraient notre enthousiasme du départ, notre arrivée fracassante parmi les rêveurs déjà sur place.

S’ajoutaient les devantures des magasins fracassées, les miroirs de chambre à coucher brisés et les rames de métro en flammes.

Sans parler de cette sorte d’activité perturbatrice et permanente de théâtre de rue, issue de la guerre du Kippour que j’avais décrit à l’époque sur un carnet de notes informatique portable.

Un foisonnement de détails dans ce carnet se détournant parfois du sujet quand j’évoquais les percées informatiques spectaculaires de la sale bestiole et d’autres données métaphysiques à la Stanley Kubrick.

Et le rêve finissait toujours violemment : au réveil, un cercle d’inquisiteurs d’humeur massacrante s’assemblait autour de moi ; s’organisaient alors sur l’écran de mon ordinateur des films érotiques, collés bout à bout un peu au hasard et aussi sophistiqués que des peintures aux doigts.

 Dans leur bouquin qui commençait par la description d’une kermesse, ils enseignaient la magie noire. Dans les dernières pages ils reformulaient les phrases du parchemin de Jack Kerouac qu’ils avaient découpé sans réfléchir sur les tragiques raisons de sa chute.

À la page quatre, succédait à un jeu éducatif, le souvenir récent d’une femme nue succombant sur un lit de légumes pourris et de vieux journaux…

Un authentique culte barbare !

En variant les espaces, les séquences d’images arrêtées et la pensée qui n’est point distraite du navigateur, l’émiettement des essaims se réincarnant en mélodie pour vaporiser le café noir, des grandes odes du silence malmenant les lieux, les visages, les événements passés, dans l’obscurité.
Et, comme sépulture, l’éclairage crémeux de la fange pour un dessin d’enfant sinistre, appréhendant l’avenir, qui entre les données de ses livres dans un macabre et bien-aimé ordinateur.

En s’efforçant de stabiliser les revêtements fertiles d’un bonheur nympholeptique pour palper un degré d’acuité, le surpeuplement qui n’a cessé de croître et d’exceller, qui corrige en un millème de seconde la respiration, avant d’hiverner, coupé de toute temporalité. Sa théologie étend le sens et la mesure des anguilles noires et luisantes, vidées de leur hallucinogène quand les derniers survivants, transportant le carré d’herbe des agitateurs nébuleux et pleurnicheurs, se retrouvent face aux plis du terrain, aux chemins en lacets ; le ciel noir comme du charbon aiguisant l’anxiété des absents.
Enfin la force des gargouilles rassemblant les pigeons pour se couper potentiellement des niveaux référencés d’une grande bibliothèque : un authentique culte barbare !

Le Livre des Morts du 9-3

Au nom du Livre des Morts, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux Livre des Morts !

Des sanctuaires pour prier en piochant dans les cauchemars collectifs du Livre des Morts. Une utopie à réaliser en goûtant la puanteur doucereuse d’un tas de générations avides de sens. Dans le voisinage, l’existence d’animaux cascadant les convois nocturnes.

Une situation stratégique soumettant une idée, ses formalités spirituelles aussi ; des protestations pour interrompre l’usage des drogues…

Un marasme qu’on ne peut mettre à bout sans dissuader la folle envie de vivre du très saint copiste du Livre des Morts du 9-3

Et une mappemonde pour se vouer au culte du démon…

Souvenirs de la fosse noire !

Tout d’abord, en parlementant avec elle dans le noir absolu de la fosse noire, le sac d’une énième poche de kangourou. En ruisselant alphabétiquement au fond de la fosse noire, des diligences peaufinaient leurs migratoires mouvements.

Pour s’égarer dans des considérations poétiques quelque part où il pleuvait sur leurs cahiers roulés, ils modelaient l’argile des fausses monnaies napoléoniennes, sans jamais changer les serpentins de leurs strings élastiques.

Parfois ils grimpaient sur l’échelle sans l’aide de leurs mains pour rejoindre Cécilia et s’installer dans son souterrain décoré de phrases artistiquement dessinées à la craie.

En retirant l’échelle pour brouiller leurs représentations hallucinogènes, jusqu’à différer le programme en sanskrit de leur récepteur radio à syntoniseur mobile, je m’étais approprié les travellings de leurs films d’horreur. Pour remplacer aussi les plaintes spasmodiques de la face B de Pat Benatar par des échos apocalyptiques, je rassemblais les serpentins de leurs strings élastiques qui s’agglutinaient le long d’une perche lancée depuis l’ouverture de la fosse noire.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement les ombres de Cécilia et le béton de leurs stations de ski alpin, remontait toute seule à travers un décor de roues vénitiennes, épuisées par des sensations de déjà-vu en cette fin de saison !

In Utero !

Comme un zèbre quittant les quais du métro et récupérant la couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex, d’un monde d’un noir embaumeur c’était d’abord une playlist Cobain qui suintait ce matin sombrement dans les sillons labourés !

Etant donné le prodigieux dénouement et l’effondrement de ce monde qui suivit : à la page d’acceuil de l’Apple Music les sessions d’enregistrement d’In Utero bringuebalaient sur fond d’oeillet terne une débandade massacrante, j’étais intervenu dans cette bagarre entre les zones communes et ces deux singles extraits de l’album ; et ainsi furent scannés et remplacés les ténèbres cinématographiques de mon ami Donald Duck par une faible lumière, avant qu’il s’embourbe…

Alors la colère. La colère de leur musique de charbons entérrés comme une force biologique, un peu pathologique qui luttait dans la risée. La colère et cette terrible douleur qui flottait dans le café de ce matin, avec le sirop d’érable, occupé à livrer son monde. Ensuite la bêtise. La bêtise comme cut-up acidifiant ouvrant d’horribles cratères, glissant au fond de leurs anneaux rouges jusqu’à ne plus se retenir et enfin, en s’amoncelant d’oursins désagrégés, au bout de leur maléfique finesse d’esprit : des galipettes de grandes seigneuries pour s’enfuir dans une coulée de lave et de braise délivrée !

Enfin, soulevant l’immensité des réduits à défoncer, dans ma playlist, la languissante piste Sappy qui s’ajustait à la voie ferrée dégoulinant l’épiphanique diesel fragrant d’un moteur mourant, à l’arrêt, de toutes ses mémoires, où l’on pouvait encore roder !

Ivresse du côté de Times Square !

Des embruns aux paupières qui meublent des points de suture aiguillonnant les divinités de l’Eldorado et un grand puits se perdant en cafouillage pour rayonner sur le monde ; des emballages de supermarchés pour contrarier secrètement la sérénité comme une main, une bestiole excédant les hautes montagnes. 

L’image de leurs paupières de nacre se terminant en impasse et, comme couchés sur le papier, des chuchotements instaurés pour sombrer dans l’autre puits.
Des conquistadors à proximité et de migratoires mouvements qui s’ajoutent à ce vide immense pour regarder le fond perdu d’un pays heureux, pour invoquer la boîte aux lettres qui s’ouvre d’elle même !
Ainsi, en scindant la scène en deux, le pays des enfants joyeux et le calme cours du temps qui débute maintenant pour en venir à bout, enfin, pour mettre tous ces gens sur la paille : un petit livre rouge qui fait réapparaître des curiosités occidentales ou orientales.

En prenant les mots de passe sur place, comme un vide instrumentalisant le côtoiement des plaques d’égout, la tortuosité, la tempe froide de ces enfants n’est qu’une gueuse qui hoche la tête !

La fin des civilisations

Dans l’obscurité, dans la brume aussi, une pluie blanche comme crème lui ruisselle sur le visage et les seins. Les gouttes de pluie font naître le malaise ; il y a aussi des flaques de sang, aussi noires que les derniers survivants, qui traversent un épisode dépressif à l’état vif. Un goût à la fois amer et acide.
Des chaussures d’hommes, des talons de femmes, des orteils de chameaux, des pattes de chiens et des griffes de tigres naissent de cette fin de civilisation s’en allant à vau-l’eau. En s’efforçant de stabiliser son regard séminal, cette fin, coupée de toute temporalité, bascule du côté obscur de la force sans que personne ne réagisse.

Comme une scie circulaire, une faille surnaturelle infiltre le plancher, s’octroie un tracé logique en allumant une grosse flambée onirique, en parcourant ses veines violettes. Des balles de golf striées de veines rouges roulent au fond de ce gouffre abyssal et noir comme du charbon !

Des larves de reptile en mutation !

En s’égarant dans des considérations poétiques, du côté orientale, en définissant comme lieu précis un souterrain, une enveloppe pleine de photos, d’aneurysm fauve : leurs lignes comme les zèbres quittant les quais du métro et s’autoadministrant la couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex, j’avais enfoui sous l’écurie en ruine des génisses traîtresses, leurs versions polaires.

J’avais aussi semé leurs larves de reptile en mutation, comme un monde en silicone noir où flottait déjà le sirop d’érable, comme les anneaux rouges des codes générés automatiquement sous les braises antiques, façonnés à la spatule, au fusain ; comme ces troupeaux de hyènes qui s’embourbèrent et amoncelèrent des oursins désagrégés, comme le libre arbitre des SMS, ou comme la fragrance des moteurs à l’arrêt cinématographique : un calembour kitsch ? De la poudre de Kopeck lapée avec des airs pensifs d’ibis debout sur une patte ?

La face B de Pat Benatar

Transitant par un système de fils à la fois électriques et organiques, en pièce de charpente après le sac des rivières feuillues, en ruisselant alphabétiquement, je les avais définitivement perdu de vue ces serpentins de strings élastiques qui grimpaient sur l’échelle sans l’aide de leurs mains.

Retirant l’échelle en brouillant leurs représentations, jusqu’à délier le Sanskrit de leur récepteur, je détachais aussi leurs ceintures de sécurité pour ceindre les parfums du vide qui se battaient dans les profondeurs et qui finissaient toujours par monter au ciel comme des serpents cosmiques ; ces parfums du vide, en remplaçant la face B de Pat Benatar par ces serpentins de strings élastiques, s’agglutinaient le long de ma perche.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement leurs ombres, en tombant sur le béton des stations de ski alpin, s’ébrouait parfois, comme un vieux cheval de kermesse, dans un décor vénitien en cette fin de saison !

Les mouvements migratoires

Sur un mur de marbre blanc, un coefficient de viscosité se terminant en impasse et puis ce mental inanimé, hérissé d’épines, s’efforçant de la recoller pour la énième fois cette page déchirée.

Inspiré par le Tube, ce mental avait élevé d’étranges visions, de migratoires mouvements qui recherchaient un vide immense pour s’épanouir. En cartonnant dans tous les azimuts jusqu’à défaillir, le mental qui suçait délicatement le Tube et qui déplaçait le sac de frappe sans jamais se compromettre.

En écrasant au sol des lustres napoléoniens, une succession vertigineuse de miroirs, créée par le seul mental qui, pour la perspicacité d’une meilleure passe, parcourait ses veines violettes, s’épanouissait à l’aube, discernait une lente pulsation, ordonnait selon un ordre réfléchi la nudité de cette poupée de porcelaine et sa profane tranquilité, et ses yeux, alors, gouttaient des larmes d’absinthe. Des larmes d’absinthe sous ses paupières de nacre.

En occultant d’anciennes fournaises qui empruntaient alors secrètement à cette originale Joconde ce vide, cette succession vertigineuse de miroirs venait vérifier ses appels manqués dans la cheminée ; le Tube descendant cette cheminée et la fumée l’entortillant de pensées mystiques, Cassandre effaçait, supprimait ses messages en allumant la perspicacité de cette passe !

Pour s’élargir le Tube supportait très mal la nuit, mais il propageait quand même de splendides graines de pollen en raccomodant, pour les rendre flexibles, les sachets de séminal changeant la consistance des cerceaux de cette strip-teaseuse fantasmatique !

Dans la senteur des palmes et des chat-rooms en réseau !

Quand se levaient au ciel les grandes voûtes, dans la senteur des palmes et des chat-rooms en réseau, le soir hurlaient les singes sur les rames immenses et sombres. Et le soleil crevait doucement, asphyxié par l’ombre, en ouvrant le ciel avec de vilaines fumées jaunes et fuyantes comme si de la lumière en coulait.

Elles se déplaçaient tout comme des nuages, puis fatiguées alors d’avoir dévoilé tant de bruit et de délires visuels, elles s’effondraient, retombaient en pluies de munitions rouges. Inopinément la troupe des singes s’introduisait sur la piste.

J’avais les mains moites quand les cris des enfants firent trembler la nuit. Ainsi la nuit trembla quand les enfants virent les singes surexités glisser et s’élever – donnant au Cercle les combustibles pour brûler efficacement – le long d’une corde. Une corde comme comme insérée dans le script ; ce script qui nous attirait tous vers le fond et qui ne connaissait pas la suite, qui nous avait mis au pied du mur.

Quand s’étaient levées au ciel les grandes voûtes, dans la senteur des palmes et des chat-rooms en réseau, nous avions allongé les kilomètres ; des kilomètres de râles tandis que des flèches parfumées au lys pénétraient le Cercle. Un cercle qui suturait la scène à la manière d’une insensible aiguille brûlante.

Dans la senteur des palmes et des chat-rooms en réseau, ils mourraient chacun de leur côté sans vraiment attirer l’attention. En façonnant, au fond, la non-violence de ce monde imaginaire, ils ne pouvaient s’échapper, ne pouvaient que s’enfoncer. Et perdre pied. Maintenant, le soleil brûlait à en noircir la terre ocre ; le black-out du sud était un lieu-dit qui se brisait en crawl !

Bonnie

Bonnie : un dossier qui a été donné en enflammant les puits de pétrole du Koweït ; Bonnie le soir qui repose sur les seuls contrastes, les discours sous-jacents ou le temps quand il est à la neige et au froid.
Bonnie couche tard et ses vieilles fringues. Bonnie comptoir et la ruelle qui relève un coin de sa bouche en la lavant, en la régénérant probablement aussi avec l’air du soir. Bonnie les bars avec tous ces gens là-bas, sans un kopeck ; avec tous ces gens là-bas qui la refoulent.
Bonnie perdue comme un mouchoir mentholé quand on n’a pas vraiment besoin d’elle. Bonnie la rue la rasée de Kyoto. Bonnie qui scande comme la vodka, la tequila en se remettant entièrement au hasard.
Bonnie boulevard Bonnie trottoir qui alors fête son jubilé et fait disparaitre l’oppression.
Bonnie chantier lacustre qui est toujours là pour boire. Bonnie tes yeux Bonnie à dieu hors du huis-clos. Bonnie la méprise nous deux, que moi-même je ne comprends pas. Bonnie les gares, Bonnie s’égare et le rédempteur qui rogne du côté des menteurs.
Bonnie la nuit ébauche qui repère les sites riches en les ravageant de l’intérieur. Bonnie bonsoir Bonnie mental de figurante qui monte à pas faibles vers le col en raccourcissant toutes les latitudes.
Bonnie l’hiver dans ses paupières Bonnie hymen légendaire. Bonnie pas chère qui vend sa chair Bonnie système adverse. Bonnie à un moment quelconque de la nuit s’en débarrasse en réunissant toutes les raides et emmêlées voies lactées.

Bonnie blessure il faut que du sang soit versé, ce sang qui rétablit un certain laisser-aller, mais toujours en profondeur. Bonnie sanglot qui gonfle les lèvres et qui rééquilibre l’affection ; Bonnie cyanure, l’impératif ou la pensée d’un papier kraft.
Bonnie qui aime pas trop quand ça dure, Bonnie la peur nue qui recouvre une ville rasée ; Bonnie en cure. Bonnie le méprisable voyage sinueux.
Dans la voiture Bonnie biture ; en se rangeant du côté de Bonnie, Bonnie dans l’mur avec une poupée de ce genre. Bonnie j’te jure. Bonnie m’a laissé la facture ; Bonnie tu te rebelles dans ta cellule.

Bonnie alcool. Bonnie l’oppression. Bonnie t’es folle. Bonnie qui m’viole quand elle est molle. Bonnie catastrophiquement échouée, catastrophiquement martelée. Bonnie dans l’cul symbolisant l’art et l’histoire mentalement. Bonnie sait plus tous les trains qui lui passent dessus. Bonnie sauvant la ville de l’autodestruction mercantile.
Bonnie voyou, Bonnie loulou. Bonnie triste suite de mésintelligence ainsi que tout ce qu’elle contient. Bonnie la braise Bonnie la baise. Bonnie cette périphérie périlleuse qui se risque du côté de la Joconde.

Bonnie qui aime bien les balèzes Bonnie Jersey qui rattrape le temps perdu en atteignant cet endroit. Bonnie tu t’marres. Bonnie le joyau qui se cambre sur la civière.
Bonnie reviens, la peau d’chagrin en revenant des éditions de minuit. Bonnie tu sais ça sert à rien. Bonnie sans jamais la ressentir brisée, hagarde.
Bonnie la bière Bonnie la nuit, Bonnie la civière qui s’immobilise au centre de l’arène.
Bonnie ta mère Bonnie qui fuit Bonnie qui se rafraîchit avant l’âge !

 

De 1 à 10 : trash out Kubrick !

Dans les langes de la page neuf et jusqu’au moindre recoin épiphanique de ce cocon qui collectionne les journaux des kiosques : la silencieuse complexité des kouglofs transmettant des informations aux vivants ! 

Dans les langes de la page neuf, le laser qui éclaire les mécanismes perturbateurs de ce grand serpent et ses labours qui attisent les forces, en espérant calmer un peu le jeu ; ses labours qui font grossir un travail de sape kafkaïen en échangeant les données métaphysiques et virtuelles d’une jeune nation démocratique avec d’autres données issues de la guerre du Kippour.

Dans les langes de la page neuf, pour graver dans leurs sillons une élégance d’ensemble impéraliste, les jaillissements d’une carte comme le joker ; un joker qui classe selon leurs impuretés alchimiques toutes les lames de la première page.

Dans les langes de la page cinq, s’endormant sur ses lauriers, un film de Stanley Kubrick qui  vérifie les appels manqués en ballottant dans la cheminée ; et dans les langes de la page trois, la description d’une kermesse tandis qu’une flaque d’absinthe infiltre le plancher en arrachant les lacets de la route. Dans les langes de la page trois, Cassandre qui lit le parchemin sanguin de Jack Kerouac en le découpant sans supprimer ses messages.

Dans les langes de la page quatre, en allumant une grosse flambée d’amanites qui fait moisir ce jeu éducatif, en lapant la jarretière de cette femme nue : le mur qui ressemble à la peine.

Dans les langes de la page trois, le mur qui mord les lattes en envoyant des gros bouillons de lacunes. Et dans les langes de la première page, un film d’horreur très kitsch qui emprunte  sa chronologie à une timeline je-m’en-foutiste.

Et dans les langes de la page huit, pour désigner un référent, apparait l’expression kabyle, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, d’une évasion : après les jours de crêpe, la joie tombant en cataractes et reliant entre eux les penseurs par un label collectif.

Dans les langes de la page sept, en se référant au système adverse, une kyrielle d’injures alchimiques. Et, dans le labyrinthe de la page sept, le kif qui se fume mélangé à du tabac et qui fait apparaitre les premières hésitations : une alternance de forme et de style qui sera relégué cependant au sein du navigateur chaque fois qu’ils hésitent.

Dans les langes de la page sept, à plusieurs reprises, leurs juvéniles arborescences philosophiques qui détachent les feuillets du livre de Job et qui engendrent, à partir de ce système désuet, la fabrication du jean en procédant toujours par ordres d’idées.

Dans les langes de la page six, une eau de Javel fossilisée qui ondoie comme le karma des chamanes de Sibérie ; et leur tradition orale qui flotte, comme le vaisseau de commerce baptisé le Nostromo, en procurant des profits juteux.

Dans les langes de la page dix : une grande variété d’humanoïdes extraterrestres qui délivre ses joules ; ses joules qui ballonnent leur exosquelette et qui survivent aux outrages du temps. Dans les langes de la page dix, étrangement, les os de leur thorax qui ont éclatés et qui confondent leur jugement. Leur parenté avec notre espèce s’arrête là.

Dans les langes de la page neuf, la fulgurance de la pensée logique et judiciaire qui ébauche leur progression filmée par la caméra ; cette fulgurance qui se hisse hors de son huis-clos d’origine pour revenir à l’assaut et, bien malgré elle, elle s’incarne dans les jantes des roues motrices qui sont clouées latéralement.

Dans les langes de la page dix, l’étape du perfectionnement : le sabre de samouraï et le lasso du cow-boy pour imaginer la fin de ce testament aussitôt téléchargé sur tous les serveurs de l’Empire fraîchement établis. 

Les poupées de porcelaine

En s’efforçant de recoller pour la énième fois une page déchirée, hérissée d’épines, le mental qui gémit en cartonnant dans tous les azimuts, le mental qui déplace le sac de frappe sans jamais se compromettre. Le mental qui, pour la perspicacité d’une passe, ordonne selon un ordre réfléchi la nudité de ces poupées de porcelaine et leur profane tranquilité.

En occultant d’anciennes fournaises, en se risquant du côté de ces originales jocondes ou du côté de cette vigne qui bourgeonne et entortille ses pensées mystiques monochromes, elle se cache sous l’humus froid des forêts noirs de craies et de chewing-gum synthétique, la perspicacité de cette passe ! En la déséquilibrant et en fragmentant sa cervelle altérée par des ténèbres d’outre-tombe, j’ai réussi à stratifier son sens canonique et son odeur habituelle, musquée et frémissante ; son sens canonique qui ressemble à un appareil à raclette approvisionné en électricité par les jeunes pousses imaginaires du réseau local.

Le réseau local ? Une pointilleuse table de montage qui supporte très mal la nuit, mais qui propage quand même de splendides graines de pollen en raccomodant, pour le rendre flexible, le cerceau de ces strip-teaseuses fantasmatiques !

Le comptoir en ivoire

En traînant sur le comptoir en ivoire comme la photosynthèse d’un jaune d’or très pâli fouillant une anémone de mer, le thé au jasmin qui s’infuse, qui pénètre les narines, qui ressemble à la peine ou à une phobie quelconque. Puis le café du Kenya qui laisse perplexe, qui déborde, ou qui engage une conversation avec Dieu.

Il y a toujours ce vent qui balaye la pluie sur l’herbe jaune des nazis et toujours cette anémone de mer qui, à la manière d’une araignée, fait sa toile au plafond ; traînant aussi sur le comptoir en ivoire, des pâtisseries lactées pour vieillir pessimiste, pour faire monter l’arôme de ces gouttes de pluie sans tain, pour se frayer un chemin parmi les vieilles lanternes qui se réchauffent comme elles peuvent, qui s’allument le soir. La fragilité de l’existence tient dans leurs larves jaunâtres.

Une bonne ou une mauvaise fortune !

Une bonne ou une mauvaise fortune sur un canapé, gris clair, avec cinq ou six coussins à la mode anglaise, le chic cosy des Windsor pour faire jaillir une seule et même idée ; une bonne ou une mauvaise fortune, en son for intérieur à moitié opérationnel, pour reconnaitre la fourche du diable ou tout simplement sa paroisse.
Un canapé où j’ai pris l’habitude de rouiller et un abonnement à une sombre paroisse afin de vivoter intellectuellement et extérieurement, afin de le parer de vieux mouchoirs fraîchement mouillés ou encore s’examiner d’un peu plus près. La parure de ces vieux mouchoirs quand on déplie un accordéon de cartes postales au lieu de vivre sa vie et quand la nuit demeure…

Demande à la poussière

Tout avait en fait commencé ainsi : sur l’écran de l’ordinateur, s’était arrêtée l’image surnaturelle d’une femme agenouillée. Je venais juste de me réveiller ; dix minutes auparavant, je rêvais d’une mémoire qui ne m’appartenait pas, oscillant entre des ramifications de communauté alien et des nébuleuses sectaires d’illuminés ; du sang s’infiltrait par-dessous la porte de la chambre et emplissait la pièce où d’autres associations d’idées étaient en attente. Pour en saisir le sens, j’orientais, lorsqu’elle tournait la tête, le faisceau de la lampe sur son corps nu.

Je lui lisais Demande à la poussière, moi-aussi entièrement nu… on avait commencé ce jeu qui en fait n’en était pas un. On avait fait la bringue jusqu’à une heure du matin et le récit singulier de John Fante semblait harcelé de composants chimiques, de gnomes sauvages. Sa lecture était censée nous transformer en plomb.

Quand elle me demandait de répéter un paragraphe, ou juste un mot, j’imaginais pour elle des éléments perturbateurs manquants, des scènes de Kama-Sutra dans le lit de John Fante.  Ses yeux alors s’apaisaient.

J’observais minutieusement ses seins et sa peau ; elle jetait des coups d’œil suspicieux à cette bulle en forme de nuage qui s’était formé au-dessus de ma tête. Je lisais doucement, comme pour faire s’éterniser les heures, bercé par des idées gentiment sentimentales.

La lune était extravagante, ses rayons explosaient sur le corps de Constance ; ses seins resplendissaient et se gonflaient comme si des merveilles allaient s’en échapper.

Il y avait aussi, éparpillées sur le parquet de la chambre, quelques coupures de presse qui faisaient allusion à sa folie, à son excentricité. Et, tandis que les enquêteurs s’égaraient dans des détails inutiles au sujet d’un meutre passé, elle roulait ses yeux blancs et vitreux, cette nuit qu’on aimait pour l’amour de la nuit. Elle se matérialisait aussi en goule criarde et malfaisante lors de cette lecture.

La lune tombait juste à travers la vitre de la chambre ; nous savions qu’elle allait se perdre vers la fin du mois de mars du côté d’Haïti où des orgies vaudou se multipliaient à cette heure avancée.

Il y avait encore le contenu presque organique des notes de John Fante et d’autres histoires bien troublantes dans ma voix ; en réalité j’avais du mal à me concentrer sur le texte, ses seins m’accaparaient, mais il fallait poursuivre, continuer à inventer ces scènes délirantes en obéissant à Constance. Sinon elle allait se rhabiller et réanimer ce fantôme de John Fante qui – je le savais trop bien – était d’une humeur exécrable ; je savais aussi qu’il pouvait me sabler comme du champagne et décorer les Portes de l’Enfer avec mes tripes.

Je poursuivais donc la lecture et Constance marmonnait quelques jurons quand j’osais m’arrêter pour reprendre mon souffle. Demande à la poussière était un de ces livres qui commençait par une vue plongeante et sensuelle je-ne-sais-où, un de ces romans qui battaient nos têtes fiévreuses sans jamais l’avoir lu véritablement ; le bouquin pris au hasard dans la grande bibliothèque du salon, j’avais fait semblant de le lire en le détournant pour Constance à ma façon.

Une célébration presque érotique pour cette beauté qui échappait aux canons et qui, pensais-je en la ramenant chez moi, n’allait pas tenir le coup longtemps : un simple courant d’air aurait suffit à la faire disparaitre ou à la condenser en petits nuages oniriques. En fermant soigneusement les fenêtres, je m’interdisais de voir s’approcher l’apparition décapitée de cette bulle de rêve mais nous savions bien que le temps nous manquerait un jour…

J’avais essayé une fois de revenir en arrière, lui lire ce que j’avais déjà lu mais elle se souvenait parfaitement de ces passages, elle me disait timidement de reprendre où on en était.

Je voulais lui dire que la dernière page m’effrayait, que cette lecture en fin de compte n’était pas qu’une sorte de jeu, un puzzle, un genre de mise à l’épreuve ; c’était bien plus que ça.

Après tout, j’avais cette chance folle d’être avec elle ; allongé sur le lit, avec la lune qui nous illuminait, je ne lui disais rien, je continuais de lire.

Entre deux chapitres, je pensais à ces pièces de monnaie napoléonienne que j’avais dépensé pour prendre le train et retrouver notre chez-nous.

C’était une drôle de monnaie à notre époque : comment était-elle arrivée dans ma poche ? Et pourquoi était-elle acceptée dans ce pays aussi absurde qu’imaginaire ? Mais qui avait pu me refiler enfin pareils deniers ?

A suivre !

Demande à la poussière

Cette nuit, je rêvais d’une mémoire qui ne m’appartenait pas, oscillant entre des ramifications de communauté alien et des nébuleuses sectaires d’illuminés ; du sang s’infiltrait par-dessous la porte de la chambre et emplissait la pièce où d’autres associations d’idées étaient en attente.

Au réveil, je lui lisais Demande à la poussière, elle était entièrement nue… On avait commencé ce jeu qui en fait n’en était pas un. On avait fait la bringue jusqu’à une heure du matin et le récit singulier de John Fante semblait harcelé de composants chimiques, de gnomes sauvages. Sa lecture était censée nous transformer en plomb.

Quand elle me demandait de répéter un paragraphe, ou juste un mot, j’imaginais pour elle des éléments perturbateurs manquants, des scènes de Kama-Sutra dans le lit de John Fante.  Ses yeux alors s’apaisaient.

La lune était extravagante, ses rayons explosaient sur le corps de Constance ; ses seins resplendissaient et se gonflaient comme si des merveilles allaient s’en échapper.

Il y avait aussi, éparpillées sur le parquet de la chambre, quelques coupures de presse qui faisaient allusion à sa folie, à son excentricité. Et, tandis que les enquêteurs s’égaraient dans des détails inutiles au sujet d’un meutre passé, elle roulait ses yeux blancs et vitreux, cette nuit qu’on aimait pour l’amour de la nuit. Elle se matérialisait aussi en goule criarde et malfaisante lors de cette lecture.

La lune tombait juste à travers la vitre de la chambre ; nous savions qu’elle allait se perdre vers la fin du mois de mars du côté d’Haïti où des orgies vaudou se multipliaient à cette heure avancée.

Il y avait encore le contenu presque organique des notes de John Fante et d’autres histoires bien troublantes dans ma voix ; en réalité j’avais du mal à me concentrer sur le texte, ses seins m’accaparaient, mais il fallait poursuivre, continuer à inventer ces scènes délirantes en obéissant à Constance. Sinon elle allait se rhabiller et réanimer ce fantôme de John Fante qui – je le savais trop bien – était d’une humeur exécrable ; je savais aussi qu’il pouvait me sabler comme du champagne et décorer les Portes de l’Enfer avec mes tripes.

Je poursuivais donc la lecture et Constance marmonnait quelques jurons quand j’osais m’arrêter pour reprendre mon souffle. Demande à la poussière était un de ces livres qui commençait par une vue plongeante et sensuelle je-ne-sais-où, un de ces romans qui battaient nos têtes fiévreuses sans jamais l’avoir lu véritablement ; le bouquin pris au hasard dans la grande bibliothèque du salon, j’avais fait semblant de le lire en le détournant pour Constance à ma façon.

Une célébration presque érotique pour cette beauté qui échappait aux canons et qui, pensai-je en la ramenant chez moi, n’allait pas tenir le coup longtemps : un simple courant d’air aurait suffit à la faire disparaitre ou à la condenser en petits nuages oniriques…

En jappant dans les bois hantés

Se disposant en poudre sur les rangées des tuiles faîtières du toit de mon immeuble, comme le sucre ou la neige, ou en jappant dans les bois hantés, ou encore en irriguant le prochain black-out sur les écrans des ordinateurs du Château, elle laissait les asticots à l’intérieur me manger le cerveau la watt de ce moteur d’un genre nouveau.

En s’aggripant à la perspective de ne jamais revenir, ou en fourmillant et en défilant en lettres noires, ou encore en rayant de la carte l’alternative morale, les codes de son disque dur, rassemblés en combinaison, préparaient leur avenir, prévoyaient de nouvelles contradictions.

C’étaient peut-être des ghost stories : en retirant de sombres associations d’idées, c’étaient sans doute des constituants indispensables pour les plonger dans les abîmes de la perplexité. Des précipices aux rires jaunes qui instillaient dans l’esprit une petite chose si singulière, si extravagante et bien trop approximative : une solution exotique qui produisait la paraffine du moteur !

Enroulée dans un drap

Enroulée dans un drap : une vague trace de la cruauté qui lui est coutumière ; ses ailes de ténèbres datant des temps préhistoriques interfèrent dans la base de donnée de ce vacillant et farfelu auvent de cinéma. Deux tubes de peinture ocre rouge ont ouvert un trou dans le mur, au-dessus de l’auvent du cinéma ; clonant ici ou là du corail sourdement coupé avec le cadran solaire la minuscule porte secrète du cinéma s’ouvre en participant à notre déconstruction.

De la bouillie difficile à faire passer : à chaque frontière, à chaque obstacle, dans une grande confusion des gestes obscènes mais référencés dans une catégories équatoriales indiquent à la place du cinéma son cul brûlant !

Assigné à un album de Led Zeppelin ou de David Bowie, l’univers gratiné par un bleu de méthylène ; la bague de Cora paraît resserrer cet étau qui revient océaniquement harasser nos rêves éveillés !

Envoyé dans les rues glaciales afin de se mêler une fois de plus aux pauvres êtres humains mais arrosé encore par cette évanescence et cette béatitude bien arrosée, j’ai été envoyé dans le monde de Cora pour accomplir une mission vitale.

Dehors les barricades

Dehors, fébrilement : d’extraordinaires extensions et expansions tandis que tombe la fantaisie des petits flocons blancs. Des souches blanches et vieilles de petits flocons blancs avec, pour chaque soir, un rêve différent et, pour chaque rêveur livide, l’humide, l’amovible, la guerroyante pharmacopée des sédatifs qui ont privilégié, en intraveineuse, la vénitienne térébenthine de Yussuf. 

Dehors toujours, à tâtons : des barricades qui repartiront les pieds devant à la recherche de leurs mémoires quand tout sera fini. Dehors, encore, en réanimant un tuyau de pipe d’opium qui a distillé un parcours invraisemblable : un délicat parfum d’hommes usés, lessivés ! Dehors, les voies lactées se régénérant : l’avilissante captivité incarnant la force cauchemardesque du menuisier qui prononce l’exorde.

Enfin, dehors : la féminité des structures aléatoires remuant des fenêtres pop-up au milieu de ces barricades recouvertes de gazon. Leur hideuse corporation persuadée que les légendes sont truqués ; ces légendes qui rayonnent comme sa robe de bal que j’aperçois dans la nuit, quand le règne de l’esprit désuet rabiboche son joug !

Reboot de Printemps !

Au centre de l’arène, un morceau de banquise regroupant des flammèches autour de moi, s’effondrant ensuite sous les coupoles illuminées de mon terrier et un large noeud flottant de son chemisier qui se chamaille la place avec un maillot de corps.

Les voies lactées se régénérant, incarnant la force cauchemardesque du menuisier qui prononce l’exorde. Leurs structures aléatoires remuant un nid d’autruches au milieu des belles plaines humides recouvertes de gazon. Leur hideuse corporation persuadée que les légendes sont truqués ; ces légendes qui rayonnent comme sa robe de bal que j’aperçois dans la nuit.

Et dans l’obscurité des salles de projection, les bobines rabibochant mes vingt ans ! Après l’installation, sa petite motte rasée qui fait apparaitre des films industriels froids et analytiques sur mon carnet comportant quatre-vingts feuillets ; je lui propose de noter d’une écriture un peu tremblante (cela se comprend) un éloge irrationnel de sa personnalité ; le reboot peut alors s’amorcer tandis que, la braguette ouverte, j’observe Cassandre se dépenser devant le clown au pénis-tronçonneuse !

Expressive, simple et courte comme une écorce de Kouglof

Expressive, simple et courte comme une écorce de Kouglof, une relique de vieux chiffon qui, en collant aux battements de coeur de Catherine, baigne dans un bain organique de secours !

De petits cris pour parcourir la nuit des hérons de cristal et des je t’aime chuchotés si intensément qu’il agace le moteur primitif de notre esclave sexuel ; notre esclave qui, en fournissant aussi notre alimentation électrique, est aussi expressif, simple et court qu’un lit condamné à grincer.

Alors que la programmation de notre cerveau cyborg, comme un héron tendu sur le lac, enregistre les puissants orgasmes de Catherine, il y a aussi, dans un moment de dévergondage, jadis abandonné à l’ennui nostalgique, ce robot dirigeant qui exécute tous les actes sexuels imaginables, indéfinissable comme l’enfance, comme l’âge mental infime, ou comme un soupçon de lune crachant tant d’épaves sous la pelle !

Sous la pelle aussi les débris du toit de notre laboratoire. Et dans la jolie théière, en flocons, des visages étonnés se définissant comme des étoiles polaires, comme de sévères sensations de serre chaude et toujours cette Catherine qui aime sauvegarder son travail d’étudiante parfaitement raisonnable !

La face B de Pat Benatar

Transitant par un système de fils électriques et organiques, après le sac des rivières feuillues, en ruisselant alphabétiquement, je les avais définitivement perdu de vue ces serpentins de demoiselles élastiques qui grimpaient sur l’échelle sans l’aide de leurs mains.

Retirant l’échelle en siphonnant leurs gueules de vide-ordure, je détachais aussi leurs ceintures de sécurité pour ceindre les parfums du vide qui se battaient dans les profondeurs et qui finissaient toujours par monter au ciel comme de noirs bataillons de serpents cosmiques ; ces parfums du vide, en remplaçant la face B de Pat Benatar par les serpentins de ces demoiselles élastiques, s’agglutinaient le long de ma perche.

D’une tortuosité comique et éthérée, cette perche, oscillant lentement leurs ombres, en tombant sur le béton des stations de ski alpin, s’ébrouait parfois, comme un vieux cheval de kermesse, dans un décor vénitien en cette fin de saison !

Dans le gréement de Coltrane

En crapahutant dans les montagnes badigeonnées de trous percés la nuit de la Saint-Jean, en reconnaissant le bon côté de ses immensités galactiques sans pouvoir cependant la définir, en l’associant au gain obtenu, puis perdu, je rêvais d’une occulte, organique mémoire qui pourrait croquer tous ces mots inanimés dans mon carnet de moleskine.

Je poursuivais ma route et, en cultivant les fantasmagories d’une psychologie féminine sur ces plates-formes de mélèzes, dans le gréement de Coltrane comme un clown morphinomane, je me faufilais sur les échelles pour découvrir le marsupial moteur de la Jaguar !

En décodant, à chaque embranchement de ses disques durs, des associations d’idées encore en attente, fuyant la fugacité de ses mirages pharmacopéens, ce moteur d’un genre nouveau, dissocié de son langage d’origine à la fois mathématique et informatique, était, verticalement et dans tous les sens du terme, cuit après cette grimpette intensément expressive, paresseusement crevée et précieusement référencée ensuite dans tous mes carnets !

 

Les formes montagneuses et blanches de l’aneurysm fauve !

En s’égarant dans des considérations poétiques du côté orientale et en écartant hors du cadre des programmes de plus en plus complexes, elles avaient vécu chez les adorateurs des marais, ces jeunes ingénues, comme des pétales sur une prairie noyée de soleil.

Grimaçant des obscénités inspirées en grognant à chaque coup, définissant comme lieu précis un souterrain, on les avait fourrés parmi les formes montagneuses et blanches de l’aneurysm fauve qui prolongeait notre long fouet noir !

En collectionnant leurs lignes zébrées quittant les quais du métro et leurs films underground étudiés selon une tradition antérieure, il y avait toujours cette couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex ; cette couleur noire flottant dans un immense paysage vide par un ciel assombri.

Alors, en tirant leurs laiteux et sirupeux chapeaux d’érable, comme les anneaux rouges des codes générés automatiquement sous les braises antiques, façonnés à la spatule, au fusain, ces formes montagneuses et blanches, qui nous suivaient sur le champ de bataille, avaient cessé leurs lacérations et le chaos qui en résulta, désagrégeant le libre arbitre des SMS ou la fragrance des moteurs à l’arrêt cinématographique, défia toute description !

Le long des icebergs déstructurés

D’abord, il y a ce moutonnement d’étoiles et de distances communicatives s’écoulant à colin-paillard le long des icebergs déstructurés, trempant son essence en pleine immersion : l’immersion qui cogite dans la vénitienne térébenthine.

Se contractant et se nouant autour des membres du rêveur, notre programme d’enseignement du jour élève la pensée obscure alors que, dans la grande salle du château transformée en dortoir, des rangées de lit accueillent de multiples rêveurs qui couvent chaque jour, chaque soir un rêve différent.

La clé de tous ces rêves ? Seule la glaciale Ariane, connaissant l’issue du labyrinthe, peut en sortir indemne et livrer ainsi cette précieuse clé. Elle détecte les anomalies ; ces anomalies, à l’intérieur des rêves, fissurent les lieux connus, brouillent les aides visuelles et tactiles possibles. Dehors, fébrilement, tombe la fantaisie des petits flocons blancs. Blancs et vieux comme tous ces rêveurs livides qui ont renoncé à tous les autres sédatifs, ont privilégié, en intraveineuse, la vénitienne térébenthine de Yussuf !

Les histoires et leurs souffles

Tout d’abord, entraîné à la dérive, langage dehors, n’être qu’un désir d’erreur et de perdition : filmées par la caméra, des histoires qui -goutte à goutte- se glissent comme seules fricatives avant l’aurore, se glissent dans notre intestin grêle et s’aventurent aussi du côté de l’antique sagesse et de l’austère maîtrise de soi-même.

Leurs souffles, lentes géométries aérées et passives, m’entraînent dans leur danse et ces ridicules rivières de sang ralentissent les raccords de nos dérélictions ; après de rudes épreuves en silence, la solitude : des chaînes de givre, des tableaux de famille que la foule refuse de regarder, des questionnements édulcorés à l’arithmétique qui embaument les lèvres de la Déesse de Cythère. Alors dissoudre, dissoudre la couleur somptueuse de l’invraisemblable à chaque pluie diluvienne.
Dissoudre aussi le petit rire qui fait tomber ta jupe mandarine : romanesque excès… à moins que le vide et l’ennui ne te surprennent à contre-courant des carnavaliers…

S’empare de toi alors l’immobile, le lovely-love buzz.

Dans la gueule du crocodile 

Dans la gueule du crocodile : une ovale centaine de mètres polaires à parcourir, des brins de soleil, un autre monde et nous deux dedans ; nous deux dedans comme un ouvre-boîtes ou comme les deux gencives altérées du crocodile !

Mais aussi une autre sorte d’arbre cure-dents déclenchant du haut de ces branches des avalanches, discrimant la perspicacité soucieuse du crocodile comme si elle se recueillait après le départ de notre fusée, brûlant à nos dépends son jeune âge opalescent !

Et ce troll de Scentless, sous le schiste argileux de son dentifrice, décodait pour nous les vagues matricielles provenant et s’échappant hors de notre mental, vulgarisait pour nous le langage ubuesque des arrêts de bus : un véritable enseignement !

Dans la gueule de l’africanisme, comme la tumescence d’un ovoïde organisme altéré au fond de nos pupilles, chaud comme le punch, son domicile céleste : le quotidien d’une yé-yé malsaine en manque d’outil étymologique !

Et de surcroît, en la scarifiant et en la débouchant avec un tire-bouchon, la veine de cette nuit sanguine qui avait été transférée dans la gueule d’une ténor scandinave !

Notre système informatique d’un nouveau genre !

C’était avant le lever du soleil ; en gardant toute sa vigueur et en se transférant dans nos organes qui se confondaient avec les copeaux de bois tombant à l’arrière de notre van, en s’allumant comme une clé USB qui aurait éprouvé la faille ou le contrôle autoritaire de nos pensées transitives, avec caméra à l’épaule, il y avait notre navigateur qui revenait nous visiter.
Il enfantait et parachevait l’œuvre morphologiquement, objectivement bien foutue que nous avions sauvegardé sur tous nos serveurs locaux. En se transférant aussi sur nos feuillets comme une épreuve éliminatoire il y avait aussi cette discordance : cette Journée-de-notre-vie éprouvante, désaccordée comme la Kubrick mort-aux-rats, mais contemplative aussi ; cette journée, dis-je, s’était prêté au jeu – au jeu traumatisant, presque outrageant, de ces hackers – et elle avait par pelletée incompréhensible vendu notre âme au diable.
Ce diable qui nous rabâchait chaque année des zéros et des uns statistiquement découpés aux ciseaux dans notre bureau !

Saint-Cloud – Novembre. Noir sidéral comme Callisto !

Les feuilles tombaient sans aucun souffle, les feuilles tombaient en entourant de plantes marines en putréfaction ce bloc de rocher où nous étions réfugié. 

Courant un grand risque en modifiant les paramètres de notre iPhone que nous possédions depuis peu, on prenait des photographies en noir et blanc ; objectivement ces photographies représentaient la délicate confusion boisée du café qu’on avait fini ce matin à l’aube.

Les paramètres de l’iPhone, aussitôt mixés avec nos instruments exosomatiques, se partageaient les architectures tarabiscotées, alchimiques, spirituelles d’un disque dur jadis classant chronologiquement à la manière d’une timeline nos appels téléphoniques selon leurs impuretés !

Un scarabée sur son épaule

Un scarabée sur son épaule et des gazons verdoyants, en un panoramique cahotant avec caméra à l’épaule, des taillis boisés, des fleurs sauvages, et le ciel d’un bleu spectaculaire.

Un système de fils électriques et organiques reliant Angela à ce monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants. Un brin trop affective, cette Angela qui apparait d’un côté du cadre vacillant, disparait de l’autre.

Le scarabée sur son épaule s’estompe lui-aussi dans le flou et laisse place à ce système de fils électriques et organiques qui la fait pisser jaune ; et en s’approchant toujours plus près des immensités galactiques que ce système lui propose, Angela, son ombre prostrée, presque ossifiée par tous ces embrasements de diable lampiste, replonge au fond de ma tasse de café ébréchée et offre sa tâche : elle incorpore les superstions que ce système de fils électriques a fait naître, elle incorpore les superstions inhalées, les contradictions de  cette force occulte, elle les incorpore à son intestin grêle en emportant la seule clé de ce poème si énigmatique ! Et notre Buick démarre alors au quart de tour !

Les Penseurs pleurent comme des fontaines Wallace !

Parmi les jaillissements classés selon leurs impuretés alchimiques ou chronologiquement à la manière d’une Timeline, pour désigner un Référent, apparait aussi, incandescente, livide à l’heure la plus froide de la nuit et jusqu’à s’interrompre lors des jeux de hasard, l’expression spéculative d’une évasion hautement providentielle : après les jours de crêpe, en tombant en cataractes et en se reliant entre eux, les Penseurs utilisent pour chaque flambée les archétypes pour le meilleur des mondes en se référant au système adverse.

À rebours les orients ! À rebours aussi la houle d’un potentiel de un volt au dépens d’un style fleuri ! À rebours encore sa vessie de boeuf m’étreignant, à rebours enfin les pavillons qui viennent se greffer aux pieds des pyramides comme les hélices sur nos crânes de chimpanzé !

Pour chaque Penseur : des forces spirituelles qui guident leurs pas ; et pour chercher sous cet amoncèlement d’oursins désagrégés le fond perdu du répondeur : les chevronnés, les maléfiques et fins d’esprit, les languissants et les épiphaniques regards des Penseurs qui se tournent alors du côté des seuls conquérants !

Ces conquérants, justement, ils perdent la vue et la raison – leur conscience se clôturant sur une image qui ressemble à une tâche de purée produisant un tas d’onomatopées merdeux ou honteux – ils perdent la vue et la raison quand ils fument les herbes médicinales de ces Penseurs !

Il y a aussi, quelque chose qui reste de ces vestiges spirituels ; quelque chose née de leur raisonnement comme un cheminement souterrain : là, quelque part – au-delà de quelque part, au cœur d’une nuit synthétique par exemple – quelques ailleurs chapardeurs qui passent leur temps à laper leurs cerveaux quand ils regardent les fontaines Wallace pleurer comme des filles de bonne ou de mauvaise réputation…

Donald Duck : le zèbre des grandes seigneuries !

Comme un zèbre quittant les quais du métro et s’autoadministrant la couleur noire semblable aux mouvements rapides, générés par le silex, c’était d’abord une playlist Cobain en noir sidéral ou en or rose !

Etant donné le prodigieux dénouement qui suivit : à la page d’acceuil de l’Apple Music j’étais intervenu sur fond d’oeillet terne, j’étais intervenu dans cette bagarre entre les zones communes et ces troupeaux de hyènes ; et ainsi furent scannés les cinématographiques coins-coins de mon ami Donald Duck avant qu’il s’embourbe…

Alors la colère. La colère comme une force biologique, un peu pathologique. La colère et cette terrible douleur qui flottait dans le café de ce matin, avec le sirop d’érable. Ensuite la bêtise. La bêtise comme cut-up acidifiant, glissant au fond de ses anneaux rouges jusqu’à ne plus se retenir et enfin, en s’amoncelant d’oursins désagrégés, au bout de sa maléfique finesse d’esprit : des galipettes de grandes seigneuries pour se faire enculer par tous les trous ! Oh ! Ah ! Oh ! Etc.

Enfin : la languissante mollesse des SMS sur sa chair qui dégouline et fait dégouliner l’épiphanique diesel fragrant d’un moteur mourant, à l’arrêt, de toutes ses mémoires !

Tableau noir !

À l’origine des paons qui font la roue : ce délire d’ornithorynque, cette séquence d’actions impersonnelles qui défie les lois de la physique ; ce délire bien goupillé que je dépose vaniteusement à tes pieds ô toi la peste dominatrice !
Courant le long de la feuille de papier, proposant entre les lignes des rêves tarifés, des parfums de Flaubert ou de Dickens pour relancer peut-être ton capricieux tropique holographique !
Hélas l’archipel où ton incarnation pimpante m’est apparu a disparu définitivement : alors, en regardant toujours plus loin vers l’ouest, j’ajuste les bandelettes qui serrent tes pieds éléphantins ô toi l’infirme pauvresse !
Dans mon bureau je rédige ensuite comme une partition de musique une suggestive science-fiction. Et tes vingt ans comme un regain de jeunesse vilainement attardée perpétuent le récit esquissé sur le Tableau Noir.

Et demain aux aurores le micmac

Et demain aux aurores le micmac néfaste : en miaulant comme le diable en personne, en s’allongeant comme le visionnaire cauchemars qui prendra fin aux crépuscules ; incommodant les voix provenant de la chambre, parmi les miettes et le pavé des Grands Architectes ce micmac persistant : ce désordre dans le dressing, cette spirale d’idées noires qui sait dénouer les liens de son négligé corset, cette excitation blanche dans la paume de sa main.

A la nuit tombée, j’associe ce micmac aux travers de son personnage. Au sud-ouest : son sulfureux périmètre. Au nord : sa surcharge d’adrénaline. En Orient : son carême dévalué par trop de persévérance cosmique. Et au sud : ce don véridique d’ubiquité, de télépathie qui vient d’éclore du micmac !

Et sous ses paupières opiniâtrement closes : un arsenal juridique inflexible. Et le lendemain, en vérifiant les résultats du dernier loto : une cuve de peinture neurologique entre ses tempes. Dehors ou au fond du crâne : la vérité qui change les rues lyonnaises en cris de bêtes incommensurables.

Et quand j’arrive au Rez-de-chaussé : l’inaction ou cette vision terriblement diffuse, entre deux prises, perdue parmi les miasmes du marécage d’à côté !

La Fonction X

En reconnaissant le bon côté de ses immensités galactiques sans pouvoir cependant la définir cette fonction X, ou en l’associant au gain obtenu, puis perdu, il y avait tout d’abord cette force occulte, organique qui venait de prendre ses valeurs…
Des valeurs qui ne s’argumentaient pas, qui se cachaient parmi les notes de musiques dissociées de son langage à la fois mathématique et informatique, et qui basculèrent de l’autre côté du téléphone : elle recommençait ainsi sa vie, cette fonction X, elle avait peur de se noyer, de tourbillonner au fond des lavabos. Elle avait peur aussi de se perdre et se perdit cent fois en cherchant une issue philosophique ou religieuse à cette équation à laquelle elle appartenait.
Sans oublier toutes ces moqueries, tous ces rires et toute ces gens morveux emportant la seule clé de cette énigmatique équation que je tentais de résoudre. Aux grands maux les grands moyens : après différentes ébauches, j’avais écris pour elle une partition dont le système était tout aussi cyclique que les saisons et tout aussi aléatoire qu’un jeu de cartes, comme le tarot, le poker, la bataille etc.

La fonction X, transformée en notes manuscrites, altérée par ce nouveau mode de raisonnement, avait retrouvé ainsi le sens de la marche et regagna alors cet amalgame du départ ; passionnée et méticuleuse, en atteignant un niveau souterrain que la voix de Freud, le nouveau animateur radio, berçait, via la pensée latérale envoyait pulser ses anciens espaces vierges, encore à conquérir, en suivant un tracé logique.

C’était un nouveau voyage, un périple crissant ses ongles sales sur le marbre blanc de ma cervelle ; la fonction X, quelque soit le « gain » obtenu, glissa au fond de mon lavabo et fit disparaître l’univers qu’elle avait créé et qui avait chaviré par trop d’associations hasardeuses. Cependant, leur compréhension n’était pas nécessaire. J’achevais donc l’oeuvre – une science fiction répondant aux canons de ce genre – en imaginant d’après son inspiration un dessin animé, animé par ses vies antérieures, retransmis sur tous les postes de télévision à l’heure des informations régionales.

Dans ce dessin animé la fonction X avait adopté un caractère exotique et rare : en se taillant une route parmi ces personnages de Cartoon imaginaire, Samantha, ma secrétaire chargée de l’autre fonction – la fonction C ou fonction cut-ut – avait greffé le jingle new-age des autres épisodes à la queue de comète de cette fonction X !

Les Êtres en question

En adaptant à leurs usages l’étrange syndrome, cette vision spectrale suintée des murs, tandis que leur raisonnement coupé aux faïences bleues flottait par dessus la fiction, ils avaient vraiment de quoi s’inquiéter ces « Êtres en question. »

Les gênes de cet essaim se matérialisaient au sein d’une chaleur réconfortante, se constituaient quelque part, comme au-delà de la bobine cinématographique où ils étaient nés. Même si c’était encore flou, incertain à l’heure où j’écrivais ces lignes, leurs domiciles célestes – des voies lactées, toutes enchevêtrées entre elles, et vidées de leur utilité – se perdaient au coeur d’un agréable coloriage noir, j’utilisais alors le latin ténébreux d’un message laissé sur le répondeur pour les retrouver.

Leur espace : le centre alternatif d’un cercle traversant des ruines, ou des systèmes graphiques japonais jetés dans ces carnets de moleskine ou le langage cuit après leur dégel des bibliothèques de Babel.

Et leur exil ? L’horizon en lambeaux, souillée, alors qu’un redémarrage infiniment palpable de mon disque dur émettait leurs meilleures possibilités déjà trop loin… Ces Êtres en question se rassemblant dans une autre ville, sur un autre continent ou sur une autre planète sûrement, se rassemblant en déambulant le long de leurs Mercedes aux teintes noires avait trouvé dans la rue leurs proies et leurs victimes. Cinq ans plus tard, le rallye se terminant au fond de cette lumineuse impasse, en haut sur la corniche.

Et quand, la peau sur les os, j’abattis le chêne de leurs codes cérébraux : il y eut un tremblotement, un frémissement face à la froide lumière, face à cette bouffée de vide intérieur se balançant vainement dans mon disque dur.

Et lorsque j’étais rentré à la maison : l’idéologie de leur livre du Cours Supérieur analysée jusqu’à présent par tous les exégètes plongea soudain dans les limbes de l’oubli. Enfin, après m’être installé à mon bureau : ce fut le commencement de leur feuilleton, en descendant dans l’escalier qui menait au hall central de l’hôtel, les menottes au poignet, ce fut aussi un drôle de flash-back ; alors tranquillement je fumais ma cigarette : debout sur leur comète fatiguée de glace noire !

Entre-temps… Brusquement, Et ensuite !

La fille de Corto Maltese, croisait et recroisait ses jambes et je m’abstenais à grande peine de regarder ce qu’elle offrait entre ses cuisses : Entre-temps… Brusquement, Et ensuite !

Dans mon récit, il y avait une cave avec une seule ouverture sur le monde extérieur. La Fosse Noire.
Et des barreaux qui empêchaient de s’échapper depuis cette ouverture. Elle ne laissait passer la lumière du jour que faiblement. Et au fond de la fosse noire l’obscurité.
Et toujours au fond un homme (était-ce vraiment un homme) qui travaillait la nuit je-ne-sais-quoi… Et dormait le jour, quand la neige tombait sur la ville. Sa fabrique, c’était la fosse noire.
Il était toujours là. Vautré sur un lit aux draps souillés, les clopes et la bouteille de Jack Daniels planquée dans un coin. Du vomi et du grunge sur le papier machine, et un bric-à-brac kafkaïen, alors seul maître des lieux…

Ce fut d’abord ainsi que je découvris son existence : il m’avait ordonné de le suivre, de là on voyait mieux… En haut de la butte, la mort des Derniers Empereurs grinçait en couinant et en se balançant aux branches de l’arbre aux pendus.
Puis tout redevint silencieux, ce rêve en puissance qu’il avait projeté à l’intérieur comme à l’extérieur de nos têtes fiévreuses était à présent bien trop loin. L’Empereur avait prospéré sur un monde en ruines laissant la fille de Corto Maltese m’entraîner dans sa danse.

Toutefois, après de rudes épreuves en silence, la solitude : des chaînes de givre, des tableaux de famille que je refusais jadis de regarder, des questionnements édulcorés qui embaumèrent les lèvres de cette Déesse de Cythère !

Dans le placard de la Famille Addams

Dans le placard de la Famille Addams : l’immobilité des spectres qui s’agglomèrent, après mise au point, au puzzle cérébral des intuitions premières ; en résistant à cette famille en liesse aujourd’hui après le suicide de Carlène : le combiné du téléphone qui énumère les détails de sa céphalée placée sous placebo.
Et enfin tiré de cet environnement inhospitalier – le niveau souterrain d’une pyramide encore inconnue : le délit de Carlène, notre héroïne du jour qui vient de se précipiter sous les rails d’une locomotive pionnière.
Alors, alors seulement jouissant d’une greffe de pelote de laine : son puzzle cérébral qui soulève encore des questions sans réponse…
Elles se découpent sous la lune, en s’abandonnant dans le brouillard dardé de cercles immenses et agressifs, elles se découpent et se recoupent au sein des puzzles cérébraux toutes les céphalées laissées sur les répondeurs des Familles Addams comme les tags f57 ou f58 ou bluewahlechallenge…

En haut du donjon : la liquéfaction !

Saupoudrée de poudre noire fox et d’ombres chinoises, en haut du donjon : la liquéfaction ! La liquéfaction disparue de ces corps longilignes, nerveux et racés en perpétuel mouvement dans cette glacière.

Mentalement soudée à leur version polaire : la perpicacité des machines qui ne voient que leur extérieur ; leur intérieur révolutionnaire étant généré par l’idée directrice de ces machines, presque éoliennes !

A colin-paillard, cette rangée de corps longilignes épouvantent les peuplades perdues, venues d’environnements inhospitaliers. L’halo de leur fusain aussi toxique que leur baguette en métal phagocyte leur programme d’enseignement ! Une mouche à merde liliputienne pour les suivre jusqu’au sein de leur communauté souterraine cachée sous un amas de pierres grises et de toitures pantelantes !

Enfin un emplâtre de murailles décharnées, déjà sur orbite, pour libérer leurs mystérieuses et trop vieilles batteries !

La Guerre des étoiles à la page neuf de mon carnet de moleskine

Les forces en dessous présentes interrompèrent prématurément leur travail de sape des données métaphysiques et virtuelles de la jeune nation démocratique pour graver dans ses sillons leur élégance d’ensemble impéraliste.
Ces forces occultes, en s’inspirant de la page numéro neuf de mon carnet de moleskine, m’avaient aussi transmis jusqu’au moindre recoin épiphanique de ce redouté cocon pourtant en péril la silencieuse complexité des lueurs infernales. Il y eu cependant en action un mécanisme perturbateur : je coupais l’appétit de ce grand serpent qui attisait les forces, en espérant calmer un peu le jeu. Mais les forces, par la fulgurance de la pensée logique et de leur progression filmée par la caméra, se hissèrent hors de leur huis-clos d’origine pour revenir à l’assaut et, bien malgré elles, elles s’étaient incarnées en moi.

C’était l’étape du perfectionnement : avec mon sabre de samouraï j’avais tué ainsi mes vieux rivaux ; leur testament aussitôt téléchargé sur tous les serveurs de l’Empire fraîchement établis !

Les cépages téléphoniques !

La chaumière disparue, alors le grommèlement électrique, la radio à la mode chinoise transmettant la consigne donnée et les tics de langage des petites familles en promenade le dimanche : des momies qui s’endorment après bien des coutumes illisibles.

De licencieuses coutumes selon Charles Manson qui va soigner son sytle redondant en se défoulant souvent sur Kurt, son ado de fils. Souriant de leur nudité ascétique, les combinés des téléphones abandonnés sur le bitume ou sous la braise se greffent au label Sub Pop de Kurt ; les charlatants alors en action pour stabiliser les voies qui mènent toutes à leurs royaumes et qui, prêts à être ravivés, énumérent leurs détails…

Alors, alors seulement : les momies se raniment en attanchant l’appendice des voyages sans retour au flanc perturbant des cépages téléphoniques… loin de la nuit froide au dehors !

Les fantômes

Des fantômes sous la forme d’orgasme blanc hantaient le ciel étoilé au-dessus de notre lit. 

Plantés là ces fantômes comme des sourires anglais, comme branchés à des appareils à raclettes, comme des petites filles qui n’osent l’avouer, leur bêtise, ces fantômes ralentissaient la mélodie du piano et firent soupirer le violon magnifié par les éclats de nos deux photosynthèse.

Comme des débiles, ces fantômes qui respiraient une sagesse étrange, associaient les combinaisons successives de leurs tables de montage spectrale avec des syllabes aussi feutrés que le long de notre rue en pente, étroite, bordée de maisons lourdes, hautes et noires.

Hautes et noires les maisons avec leurs composants pas vraiment raisonnables, étudiés pour se perdre dans les profondeurs du Nil, ces maisons bourgeoises ressemblaient à des corniches rapprochées ; avant de remonter notre rue, les fantômes continuèrent ce qu’ils avaient commencé : nous surprendre avec un calme verticalement transparent, nous surprendre, leurs têtes levées au-dessus de notre lit, laissant place à une petite partie de la mer méditérannée, déesse de la matière ô combien vivante !

L’arôme chinois de Robinson

Précédé d’une quinzaine de jours monstrueusement et densément littéraire, l’arôme chinois de ses limbes neuronaux projeté entre deux mèches de cheveux ni blonds ni bruns.
Dans un passé lointain cet arôme possédait sobrement d’honorables négoces ; ses stations énigmatiques dans son parler natal…
Recueillant d’inextricables cautions spectrales, l’arôme chinois de Robinson dissimule une averse d’aiguille de pin : une goutte d’eau d’un lac souterrain qui se trouble et qui forme progressivement, à mesure que l’exilé se résout à mourir, une mare, un sachet de mescaline ou une larme d’un bleu vif en équilibre.

Réaménagés et étalés sur une carte lymphatique, d’étranges phénomènes l’approvisionnent en nerfs télépathiques, cet arôme chinois qui contient toute les combinaisons génétiques à peine perceptibles d’un appareil à raclette que personne n’a jamais vu !

Pensées

Tout d’abord de simples pensées ; pour discerner leur envol : les plus admirables graffitis, des oeuvres déchirantes conformes à leur idée directrice.
Avivé selon des procédés magiques, le cerveau de Kubrick : un processeur qui déplore lui-même ses outrances langagières et thématiques. Et dans l’air chaud, coupant une bûche au-dessus d’une rangée de corps longilignes, nerveux et racés, de ternes nuances encadrant, structurant la violence de leurs scies. D’après les brumeux versants de la vallée, d’après le foisonnement chaotique d’une minuscule clé USB, leurs scies suivant le balisage d’une étrange application.
Examinée sous un autre angle, cette application interfère à l’intérieur de nos ordinateurs le cours fantasque du navigateur et la propriété intellectuelle n’est plus qu’une chimère alors..

Outrances langagières et thématiques, semi-coma éthylique, rêve communautaire

Outrances langagières et thématiques, semi-coma éthylique, rêve communautaire : aspirant les ongles qui s’y coupent, s’y cassent, se suivent en un tracé logique, leur cheminement remonte les lignes du métro, leurs stations énigmatiques, leur globalité et l’arôme chinois des limbes neuronaux !
L’excursion spéléologique : un authentique travail grossier, gâché par les coups qu’on porte à l’intérieur de ces lignes souterraines ; ces égouts qui confèrent au grand public leur singularité et leur excitante et réconfortante faculté.
Leurs facultés ? Formées par une mare, par un sachet de mescaline ou par un ciment armé, elles se révoltent contre les onomatopées cérébrales et projettent des plans hargneux qui grimpent d’un écran de cinéma à un autre écran de cinéma.
Verrouillé et sans lumière, le cinéma : une série de films pornographiques court-circuitée et affublée des artifices du récit – un projet complètement abandonné – et cette mescaline : s’imprégnant des odeurs incendiaires des nerfs télépathiques remontant à la surface, elle vous donne des airs d’ibis pensif, debout sur une patte.
En revenant sous la surface : des rangées de corps longilignes, nerveux et racés qui accouchent de comics complexes mais amusants !

Enfin les stations : leur progression en déséquilibre constant est alimentée par les matrices des idées directrices ; le seul et unique cerveau de tous ces voyageurs de métro, un processeur qui les définit sans ménagement et qui veille à ce que chacun reste à sa place. Un ordre singulièrement réfléchi qui constitue l’album de cette étrange famille : pour la maintenir au sein de la séance cinématographique, ce Cerveau Mécanique produit une surproduction d’oeufs frais ; des oeufs curieux, qui en cas d’indispositions, exsudent l’arôme, l’odeur, l’histoire génétique de tous ces gens !

Le récit : un équivalent inamovible et ciselé !

Le récit : un équivalent inamovible et ciselé, aux aguets. En glissant lubriquement les Aventures de Lucky Pierre au fond de son gosier de nacre, pour mêler tout un monde à court-circuiter, une décomposition kafkaïenne à transhumer ailleurs : là-bas, dans la bibliothèque de Babel, peut-être.
Ici, pour l’instant, séparé par de profondes tranchées, le liège éprouvant le récit : une sorte d’enveloppe téléphonique accouchant d’une excitation blanche, d’un halo « jadis » obtenu dans la baignoire du Grand Festin.
Cet halo pour cause d’absence prolongée au foyer familial, on ne peut l’assouvir ; entre les pages des Aventures de Lucky Pierre, cet halo démantèle la quintessence érotique d’une figurine vaudou, avec ses teintes soviétiques et, en se reprenant à plusieurs fois, il la fait rouler sous les tonneaux visqueux et verdâtres d’un cépage qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords.
A la lueur de la bougie, le récit représenté par des spécimens solaires, des battements de coeur défunts ou de fausses chinoiseries au look destroy, passe inaperçu dans ce film qui privilégie algébriquement sa texture ahurissante, chrono-sensuelle, brillamment inversée et déjà bien entamée, opiniâtrement close !

Un pédoncule exotique !

Des suppléments exotiques là-haut dans le ciel : la perspicacité des poupées de porcelaine occultant d’anciennes fournaises…

Et dans l’herbe, selon un ordre réfléchi : leur nudité et leur profane tranquillité… semence de tapissier entortillant leurs pensées mystiques monochromes alors que les poubelles se remplissent de corps psychanalytiques et de métaphores tentaculaires.

Ainsi, en incorporant sous l’humus des forêts noirs de craies et de chewing-gum synthétiques l’odeur habituelle, musquée et frémissante des alpages délimités par la pluie, altérés par des ténèbres d’outre-tombe, j’avais fluidifié une étendue floue et pâle de faisceaux crépusculaires.

De pâles faisceaux poussant comme les orties, comme des mondes celtes au fond du gouffre désespéré ; leur inextricable situation associée à son équivalent verticale qui gicle autour des stèles : équivalent mixé sur des tables de montages qui ressemblent à des appareils à raclette approvisionnés en électricité par les jeunes pousses imaginaires du réseau local.

La photosynthèse de leur réseau local : la féminité noire des fleurs et des champs pour oiseaux ou un carnage potentiellement magnifié sur ces tables de montage ; montage perçant à travers des flaques d’eau claire jusqu’à parvenir à l’embryon des Voyelles de manière violente et multiple !

De mon côté, mû par leurs danses fantasmatiques, pique-niquant sur leurs fils de fer alchimique, le bruissement de mes composants vitrifiés et modifiés par travellings, tambourine dans toutes les tempes : un véritable carnage quand le monde supérieur se transforme en plomb, exploite les fours à chaux et réduit tous les soupçons en tourbillons anarchiques. Lancés dans tous les azimuts ces tourbillons laissent place à d’autres visions d’ailleurs ; des S.O.S pour extraire hors de leurs disques durs chargés la bobine cent-quatre vingt treize de Cassandre, techniquement H.S mais très ressourçante !

Projetant synthétiquement sa colonnette d’albâtre en ouvrant le journal de Kurt Cobain, elle est née de mauvaise humeur et il y a toujours cette photosynthèse qui vous arrache à l’amertume solitaire de l’exil, qui vous colle au rocher aztèque. En ajoutant la chaleur des messes noires isochromatiques, son voisinnage : une authentique déviance histoire de supplanter les combinaisons successives de son ordinateur de bord. Perdues au fin fond de leurs noirceurs, ces combinaisons laissent place à un amoncellement d’ossements de chèvres reliés entre eux par un pédoncule très noir, mesurés comme des décompositions kafkaïennes très dissipées !

Selon un ordre réfléchi

Dans l’herbe, selon un ordre réfléchi, sa nudité et la profane tranquillité… semence de tapissier occultant d’anciennes fournaises.
Sa photosynthèse qui vous arrache à l’amertume solitaire de l’exil collant au rocher aztèque. En ajoutant la chaleur des messes noires isochromatiques, son voisinage : une déviance histoire de supplanter les combinaisons successives de son ordinateur de bord. Perdues au fin fond de leurs noirceurs, ces combinaisons laissent place à un amoncellement d’ossements de chèvres et font mousser les composants informatiques de l’ordinateur.
Le bruissement quand ces composants, vitrifiés et modifiés par travellings, tambourine dans nos tempes. Et un véritable carnage quand leur monde supérieur se transforme en plomb, exploite les fours à chaux et réduit tous les soupçons en tourbillons anarchiques.
Un carnage potentiellement magnifié sur les tables de montage de façon violente et multiple. Et des tables de montages qui ressemblent à un appareil à raclette approvisionné en électricité par les jeunes pousses imaginaires du réseau local.
Enfin la photosynthèse : poussant, comme les orties, des mondes celtes dans le gouffre du désespoir ; son inextricable situation associée à son équivalent verticale qui gicle autour des stèles…

L’escalade des veillées d’armes

Tout d’abord, une bonne tête dynamitant les paysages par des immensités de parfum incestueux, puis la panique : dans la bonne direction surgi de la terre et près de ma destination, c’est à dire à sous les murailles d’une ville perdue, isolée, morte, comme un temple endormi où tout est géométriquement quadrillé.

Et, au fond des puits, les longues migrations trafiquant par oléoduc et gazoduc, se consumant gauchement. Dans les poubelles : des artefacts pornographiques de chroniques souterraines. Et près des décodeurs : quelques enchevêtrements de fils électriques, partiellement organiques, qui ont supplanté les séquences réaménagées de la série télé Lost.

Dans la gueule du crocodile : un autre monde et nous deux dedans ; mais aussi, sous ces fragments de racines : une veillée d’armes déclenchant des avalanches violentes, sombres, discrimant la perspicacité soucieuse comme si elle se recueillait après le départ de notre fusée !
Dans la gueule de l’africanisme, comme la tumescence d’une gencive altérée au fond de nos pupilles, chaude comme le punch, comme une yé-yé malsaine en manque d’outil éthymologique, en la scarifiant et en la débouchant avec un tire-bouchon, la veine de cette nuit sanguine.

Uniquement à guichet fermé, des complaintes revigorantes de l’autre côté !

Uniquement à guichet fermé, des complaintes revigorantes de l’autre côté : là, entre le nacre d’un haut-lieu de débauche et le feu du jardin qui fait familièrement fondre un drôle de corps : le corps brûlé de Monsieur Carnaval ; Monsieur Carnaval, le débauché, qui a atteint des sommets dans ce domaine, nous promet-il.

Monsieur Carnaval qui se leste de son mal d’écriture, son mal des montagnes aussi et qui laisse les ombrages chauds, travaillés par le temps, d’une vie trop mondaine, le lessiver entièrement. En cultivant la féerie de nos premiers émois certes pacifiques mais glauques, la romance entre Monsieur Carnaval et moi a ainsi été brisée : ces romances d’autrefois qui nous font barboter ensemble dans la glaise, le gravier se découvrant une nouvelle fonction édificatrice quoique boueuse.

Monsieur Carnaval, ce grand Noir qui ne connait rien au jazz ni à l’Afrique, a appris aussi la géographie éruptive de ce domaine où on ne l’aime pas vraiment, sa salive coincée dans les conduits inexplicables, souterrains du jardin !

Aux deux intersections d’une rue perpendiculaire : les portes vers l’Orient !

Aux deux intersections d’une rue perpendiculaire : les portes vers l’Orient. Et dans cette ville américaine : des vieillards qui géométriquement quadrillent les routes avec les résultats de leur recherche sur le web. Et quelques dizaines de mètres plus profondément sous cette surface : une sorte de jungle babylonienne ; pour mémoriser par avance et par télépathie les bons numéros du loto, il vous faut séjourner dans ce cocon assez longtemps et sentir ainsi son mauvais goût s’ajouter à votre excroissance osseuse !

Les nudités ascétiques de ces portes vers l’Orient recréent une sensation d’activité. Il y a ici et là ces vieillards qui nous accueillent dans cette jungle babylonienne versant le long de ses pentes des fenêtres pop-up joviales. Et le vent des steppes qui nous a conduit jusqu’ici, rééquilibre les longues migrations biographiques.

Pour nous distraire, en glougloutant étrangement avant d’atteindre les sommets du domaine où pullulent de fantasmagoriques mains gantées, des filles charmantes tiennent dans la mémoire de leur ordinateur des séquences cinématographiques très privées !

Des tempêtes de pluie et de neige

Sur le joint du carrelage, souriant de leur nudité ascétique, des tempêtes de pluie et de neige qui pullulent comme des fantasmagories.

Une sorte de jungle babylonienne qui verse dans la rouille et se rééquilibre en désaccord avec les mégots des cendriers étincelants : une entrée dans cet écosystème s’embarrassant de ruisseaux limpides. Des tempêtes de pluie et de neige qui véhiculent les jurons des momies épidémiques jusqu’à transcender les racines de leur seule intention, jusqu’à se purger de leur impassibilité ; des tempêtes de pluie et de neige qui se perdent dans cet hacienda sans prendre le temps de l’aménager cet endroit putréfié.

En ajoutant à leur excroissance des saloperies pensives de mauvais goût, le temps suspend l’impalpable justesse de leurs menus détails, toujours en reculant !

Transhumance noire

Chauffé à un degré providentiel, un monde en silicone noir retrouvé parmi des bornes extensibles de taoïstes qui couraient abandonnés de chambre en chambre avant de se faire plaquer par les plans fixes, perpendiculaires, délavés de la caméra.

Un système de fils électriques et organiques reliant Angela à ce monde en silicone noire, aux naïades fantasmagoriques utilisées comme carburants. Un brin trop affective, Angela a évincé les taoïstes en les arrimant à cet abîme alvéolé, hypnotique : une trouée qui lustre et fusionne avec sa nouvelle vie sans commencement ni fin, un ensemble d’univers qui soupirent et fusent sur les prédateurs impies en harcelant leur esprit pissant jaune et en s’approchant toujours plus près du soupirail de sa vieille maison.

Le larçin alors revendiqué, succombe le programme informatique de cette transhumance, un rien formaliste, en se précipitant dans le vide.

Une canne en bambou !

A l’intérieur d’une canne en bambou : des moignons et des onomatopées inondées par des émissions huileuses, dégueulant le fond du Rio Negro d’une planète encore inconnue.

Un avantage certain, confiné dans cette timeline minée par les poux et un veilleur de nuit : limitant sa Présence qui, en agrandissant nos libations vivifiantes, exècre son redoutable cocon cahotant, inédit, câblé par des assaillants fantomatiques ; de fins limiers retrouvant leur réflexion très synthétique accrochée aux harnais des sorcières du dimanche après-midi…

Puis s’éloignant le long du canal, avec le tac-tac de ses talons aiguilles, Adieu ! Adieu ! elle s’assure un chemin parmi les calligraphies à l’encre chancelante tout en épluchant cette longue intimité avec le sel, le poivre, le parmesan, ou l’origan des stations de métro.

Autour de nos deux corps immergés

Des faisceaux crépusculaires altérés, comme momifiés par le néon titulaire hésitant et, entre leurs moignons, cherchant l’onomatopée encore vierge, leur descente vertigineuse. L’éveillé rêveur appréciant leurs veillées d’armes, leur tracé logique aussi, leur rêve qui semble aimanté par ce vide sidéral et chaotique et qui s’octroie le câblage libidineux des grands chemins passant sous les stèles de marbre rose, d’une minéralogie douteuse cependant !
Nous regardons ces mollusques effondrer leur subterfuge qui s’entortille dans nos tubes de peinture ocre rouge comme de la viande ahurissante dans une gamelle pleine d’échos silencieux. Ici, se glissent autour de nos deux corps immergés leurs véritables et authentiques fantaisies, quoique fallacieuses parfois, la texture de leur sac de sport, de la même couleur que ces si belles lumières ; mais elles ne reprendront jamais vie !
En se vivifiant et en voguant sur les écumes de l’air libre, l’irréalité équatoriale de leur cartomancie qui a remplacé un ancien jeu d’algorithmes serpentant aussi autour de nos deux corps immergés. Puis, en s’inspirant d’un rayon de lumière tremblotant, écaillé, la lumière de ce monde en silicone noir, qui a été jetée aux oubliettes.

Dans l’obscurité, doucement, autour de nos deux corps immergés, leurs sabres de samouraï projettent mollement au fond des limbes le seul avantage des voyages en train ; nos deux corps immergés émergeant enfin du fond verglacé du lavabo !

Le mal des montagnes

Partant d’une excitation de nerfs téléphoniques à la section classiquement mentholée, un aura comme les châteaux de sable d’une poudrière serpentant autour du trou de la fosse sceptique laissée ouverte.
Dans la poubelle : les transcendances édificatrices des sentiers sanctuarisés par quelques pluies diluviennes, boueuses. Et ma mission : porter des motifs genre Maya l’abeille ; des motifs qui mémorisent la stupéfiante envolée des missiles encore indécis quant à leur destination secondaire.
L’imposture facétieuse d’un mal des montagnes et ses racines comme un casque de protection molletonné. Et dans tous les azimuts un drôle de goût bigrement inorganique de vie gâchée et inachevée qui monte comme une overdose de Risperdal.
Sonnant le glas ironique de cette miséricorde avant d’opérer une salivation pacifique des caisses pleine de conduits inexplicables : des coups de boule glougloutant étrangement. Des considérations glauques qui te font réaliser quand même une grimace joyeuse !

Le long des Scentless déstructurés !

Sous-système d’un sous-système s’écoulant le long des icebergs déstructurés comme l’Ajax WC qui joue le Scentless de Kurt, habillés comme des clowns, la piste d’atterrissage profanée, nous avions mêlé des zones opaques, bataillant contre la pluie aux lueurs de scarabée, avec des drapeaux aux étoiles endolories, des cépages perturbants d’encyclopédie enterrée à la frontière mexicaine.

Sous les poutres apparentes de la mansarde, par endroit enduit d’équinoxes dorsales, nous disparaissions progressivement pour la bonne marche de l’ensemble dont nous avions fait partie – et la polysémie des ogives téléphoniques, en passant sous l’arche du Donjon de Crussol, limitait l’extension permanente du chaos que nous avions sécrété. En maintenant la cohésion dans l’espace clos qui nous était assigné, nous avions puisé des silhouettes fiévreuses dans ce labyrinthe de chaussettes palmées.
Nous étions potentiellement remplaçable ou dispensable, déambulant la braguette grande ouverte – ouverte comme la gueule de ces pachas chevauchant les meilleures possibilités d’une autre ville, d’un autre continent ou d’une autre planète. Se rassemblant en déambulant le long de leurs Mercedes aux teintes noires rincées au gas-oil, ces gens du rallye sauvage dévoraient les kilomètres qui refoulaient alors leur vide intérieur, le balançant vainement dans le disque dur avant le décollage, le Scentless de Kurt nous fixant sur le canapé d’un air hébété.

Complainte

Partant d’une excitation de nerfs téléphoniques, serpentant autour du trou de la fosse sceptique laissée ouverte, quelques pluies diluviennes, boueuses, emmènent les feuilles mortes du chêne pour mémoriser cet effluve indécise : l’imposture d’un mal et ses racines qui soudain transportent dans tous les azimuts un drôle de goût bigrement inorganique de vie gâchée et inachevée.
Un langage de plus en plus ironique glougloutant étrangement comme cette complainte revigorante au fond de mon jardin, et, pour dernier recours, un rayon de lumière écaillé projetant ses probabilités et autres notions mathématiques pour sortir de leur organe sexuel.
Familièrement colportée par la sève d’un arbre à soie, la rigueur hivernale pleine d’obscurité désargentée s’octroie les veillées d’armes, les nuits blanches et leur charme d’Aneurysm fauve perdu à l’insu du bon sens et pourtant tant aimé. Je l’ai donc achevé, avec des airs pensifs d’ibis debout sur une patte, en déséquilibre, l’œil encore ensommeillé d’artefacts pornographiques et de liquide diesel coulant sur le paddock !

Structuration génétique

Structuration génétique pour une entreprise locale qui essaie d’échapper à la violence de la scie en clouant sur la porte des cabanes au fond du jardin les pages de leur livre.

La violence de la scie qui retourne mollement l’élascticité de ces cerveaux criminels, trace une ligne entre leur idée directrice et leur pigmentation, découpe les trois nuances du goudron et leurs enveloppes télépathiques au-dessus de la bûche ; la bûche qui contient l’antiquité de leurs plantes et qui va bientôt tomber en désuétude, avant de tremper à nouveau, de s’étourdir et de s’évanouir sous des tonnes de ketchup.

Instananément dans les jardins botaniques, la bûche aux différents dénivelés qui a retrouvé le trou de la serrure, invente de nombreux services pour ébaucher par mouvements rapides, pour générer aussi par le silex sur leur papier à dessin le cul des fausses starlettes chaudes comme des rôtisseries. La bûche qui penche par un trop-plein de racines chamanistes articulant leur cerveau en désordre tandis que les parasites automatisent les décalcomanies jadis obtenus dans leur trop grande baignoire.

Attendant encore d’être découvert, en l’associant à chaque envoûtement qui canalise leur apprentissage, leur point de non-perception fait courir les enfants abandonnés de chambre en chambre ; leurs pensées secrètes apparaissent dans toute leur horreur et l’immeuble qui les abrite, à la croisée des chemins, menace de s’effondrer : Décomposition kafkaïenne transhumant ainsi ailleurs de grands ravages caillouteux, perturbants et tellement élagués !

Le petit diable vert du Photomaton

Jour numéro un, deux et trois : en favorisant beaucoup sa reproduction, tachetée de cette lumière qui oscille en sécrétant hors de son processeur organique son liquide diesel, elle commence à m’agacer cette belle étoile sous les baobabs de Saint-Péray.
Son étrange fantaisie l’a conduit à faire fortune dans le domaine du X en crevant dès le petit matin son enveloppe babylonienne un jour de lascivité épidémique ! Son cornet de frites comme une nouvelle harmonie à étreindre entre deux sédatifs et qui s’embrase au contact du petit diable vert du Photomaton !

La séquence des arbres cure-dent !

Leur tour de passe-passe brûlant au charbon cérébral, excessif rééquilibrant une lutte effroyable entre les profondeurs de mon appareil Kodak et cet entonnoir immonde qui commence aux racines des arbres cure-dent.

Leur prochaine réincarnation se rétractant à cause du mauvais état des routes, ces hussards informatiques implantent leurs profils isochromatiques obtenus après des enchevêtrements d’anévrisme invincible. C’est aussi, à la fin du carnage, une libération pour tous ces opprimés qui noircissent les extraits de leur table de montage ; ces extraits découpés au cut-up approvisionnent les lasers des usines désaffectées. Et les arbres cure-dent, alors, propagent l’exosquelette de ces séquences réaménagées et étalées sur une carte !

L’architecture spirituelle

A l’intérieur de l’amovible architecture spirituelle de leurs ordinateurs, en inhalant les feuillaisons de la Cap Cod Tonneau et son inextensible clair-obscur, jadis ordonné et inventé par la seule pensée latérale démocratiquement jetée de façon linéaire : l’ahurissement kilométrique !

Et chaque jour, comme un spectre dans le brouillard, leur singularité qui, à la fois crépitante et grelottante, lacère toutes ces lignes de code incohérentes. Puis, après quelques éclaircissements, chancelants, ils se maintiennent dans la tourmente malgré tout et l’architecture spirituelle de leurs ordinateurs la neutralise pour en faire des quartiers de mondes celtes tire-bouchonnés, leur dominante. Leur espace, chaque jour lapé par un reptile en provoquant une accoutumance de nouvelles couleurs, se transformant en huis-clos et qui se continue en l’écho d’un huis-clos, bien que théorique.

Alors parait à la surface photoélectrique de cet univers un extrait olfactif d’ecchymose et de perspicacité instantanée !

Kenny, le carburateur Zénith et le marsupial moteur de la Jaguar !

Le marsupial moteur – certes dissocié de ses autres composants – de la Jaguar ronronnait dans le jardin où l’on venait de brûler Monsieur Carnaval en plein air. Ce jardin n’était qu’un tapis de fleurs semé de coing ; ce tapis qui ne paraissait chuinter qu’au fond de mes tempes creuses comme une transfusion télépathique amalgamant l’inextensible clair-obscur généré par les lignes de codes incohérentes du moteur.

En attachant le quart de tour de son carburateur Zénith aux embranchements de ses disques durs d’un genre nouveau, nous vîmes les zébrures du ciel sonner la mort des baleines, la dose mortelle des congrégations faiblement, douloureusement cryptées augmenter jusqu’à une cuillerée à soupe. Disques durs reliant tous le cerveau monarchique de Kenny : ce cerveau lapé chaque jour par un reptile mystérieux, quoique inanimé, ce cerveau provoqué chaque jour par de nouvelles accoutumances, par de nouvelles couleurs géométriques et par ce clair-obscur massif, médiévale, emmêlé entre les deux canyons des administrations à la Vilnius Poker ; le noir s’alliant aux auto-stoppeuses pluvieuses, aux actualités guerrières suffisamment audacieuses pour chialer au creux de nos oreilles. En pure perte.

Du sang s’infiltrait par-dessous sa porte et emplissait la pièce où d’autres associations d’idées étaient en attente.
Kenny, les revers de son pantalon mordillé par les rats, se dressa en hurlant qu’il allait crever comme un chien, prit la forme de ces créatures qui ne laissent rien, qui sont convaincus de leurs forces ésotériques et qui blasphèment sans arrêt.
Ces hurlements étaient si intensément expressifs qu’on avait fini par renforcer la luminosité des graphismes de tous les sites Web référencés dans ces disques durs uniques.

Au vingt-neuvième sous-sol, Kenny s’écroula instantanément et les strates simultanés de ces lignes d’algorithmes défilaient sur l’écran des ordinateurs en clignotant d’un rouge vif, en excavant le feuillage silencieux et chaud des arbres à l’extérieur : le tour de passe-passe de sa machine sophistiquée, en brûlant tout son charbon cérébral, excessif, était bien trop imaginaire pour être crédible !

Funeste, intense, foutu reboot de cut-up à l’extrémité du câble nord !

A l’extrémité du câble nord, diffuse et disjointe, la photosynthèse de leurs électrons avait compilé un remake d’un film de Lucky Pierre.

Filmée par la caméra, leur timeline saharienne qui balançait du côté de la faille informatique leurs sémantiques photovoltaïques, avait subtilisé la spiritualité Zen à la Vilnius Poker par des listes de données matricielles, gargantuesques, courant jusqu’à leur radical dissocié.

Erreur ! Échec ! Leur photosynthèse, en se collant sur les cornets de frites des autres parasites, anéantissait entièrement l’historique, pourtant infaillible, de cette timeline. Subtilisant aussi le suave, familier et microscopique système de leurs électrons, les parasites effacèrent instantanément cette programmation en laissant sur leur passage des ruines à l’intérieur de l’architecture spirituelle de leurs ordinateurs.

A l’intérieur de l’architecture spirituelle de leurs ordinateurs, en remplaçant ces ruines par des images classiques tirées des comics de huit pages d’autrefois, les parasites automatisèrent aussi les pages Facebook qui semblaient les canaliser. Et, sans doute à coups de marteau nietzschéen, ils inventèrent de nombreux services pour aider les anciens mercenaires à se reconvertir dans un autre domaine ; leurs pages clouées sur la porte de la cabane au fond du jardin avant de pressentir la Nausée à venir…

Les carnets de Kaphrium

Tout d’abord une faille courant jusqu’à son radical : la mort de l’empereur grinçant et couinant contre l’arbre cure-dent ; ainsi, les carnets de Kaphrium, en exploitant la faille, racontent que le monde du dessus est bientôt prêt à nous appartenir, tant il sent la désolation et la mort.
Ensuite une timeline. Une timeline cachée parmi les fêlures du béton et une enveloppe pleine de photos. Des photos floues, en noir et blanc où l’on devine vaguement une scène classée X. Pour cette scène, l’espace se transformant en huis-clos, s’ajoute à l’éprouvante faille le contrôle autoritaire de toutes nos pensées garrotées par l’historique du navigateur.
Le navigateur : dans la poussière d’un grenier, il finit par abandonner le pilotage des serveurs locaux ; la faille profanant toujours leurs disques durs, le navigateur s’est niché à la place du cerveau et nous vidons alors la substance d’un autre composant dissocié, jaune et mécanique : la clé USB de Kubrick qui nous décroche et nous subtilise le suave, familier et presque gênant black-out.
Cependant, la clé USB ouvre des abîmes communautaires qui renaîssent chaque année.

Chaque année aussi, d’après les pages déchirées du carnet de moleskine de Kaphrium, le foisonnement chaotique de cette clé USB suivant le balisage d’une étrange application, interfère à l’intérieur de nos ordinateurs et la propriété intellectuelle n’est qu’une chimère alors.

La Bûche

Comme un ensemble de lois compliquées à l’extrême ou comme un rêve communautaire, tout d’abord, une scie coupant une bûche au-dessus d’une rangée de corps longilignes, nerveux et racés, ridiculisés par un requiem longuement différé par d’étranges phénomènes.

Ces étranges phénomènes qui révèlent encore davantage ce rêve communautaire aspirant le ciment armé, projetant synthétiquement la malédiction à venir dans un cinéma verrouillé et sans lumière ; alors j’ai complètement abandonné le projet, les plans et les cartes jetées sur cette vieille moquette d’un velours assourdissant. La scie s’imprégnant des odeurs incendiaires d’entrejambe de la surface à mesure qu’elle coupe la bûche, a continué d’exhaler l’acide carbonique de cette rangée de corps.
Ainsi en étudiant les caractéristiques de cette moquette à présent arrachée, leur morbide inconscience, divisée – ou devrais-je dire stratifiée – en quelques halos de glace, a remonté ces « étages » : cet éventail de femmes nues à vocation universelle fluidifiant le sang froid, dissonant de toute cette bûche alors entravée par le dernier projet, puis amputée de sa spiritualité.
La bûche laissant malgré tout leurs pieds flotter dans le vide, ce qui permet de maintenir en équilibre la scie ; cette scie qui se nourrit de leurs douces et brillantes, de leurs excitantes et réconfortantes facultés.
Leurs facultés ? On ne peut les définir sans descendre d’un « cran » d’une « marche » ; au dernier cran ou à la dernière marche, des centaines de fêtards éméchés qui crachent leur jus en croassant comme des forces spirituelles entre les deux mondes : Là-Haut et En dessous.

Cadre vacillant !

Soit A : les gazons verdoyants qui s’agglomèrent aux métaux des longs tunnels obscurs. Et B : des plaques de neige tenant la rampe d’une collection de fragments occultes qui énumère leurs détails métaphysiques pointant en sauts quantiques ! Alors, alors seulement C : bouillonnante et goinfrée de millénaires décuplés  caressant le poil sauvage, organique et télépathique des forêts en un panoramique cahotant avec caméra à l’épaule, la fin de ce mouvement que nous avons créé ensemble.

Ces gazons verdoyants symbolisant gravement la brume moite venue de la baie, descendant d’une rétrospective de Giacometti. Et ces plaques de neige : la solitude alimentant l’imposture d’un poème ou d’une longue torpeur évanescente.

Notre crâne en feu qui disparait sous un taillis boisés, comme une veuve affligée qui remplace les impacts des balles par des fleurs sauvages, notre crâne en feu clôturant ce ciel d’un bleu spectaculaire. Des vaches paissent près de ces ruisseaux bouillonnants qui finissent par délivrer leur écoulement nasal et qui apparaissent d’un côté du cadre vacillant, disparaissent de l’autre.

Les vaches s’estompent dans le flou et laissent place à une petite maison campagnarde aux couleurs vives : ces couleurs vives jouant aujourd’hui avec les fricatives d’un vent glacial mais aussi ces décorations tarabiscotées qui atteignent héroïquement les illuminations graduelles de la ville ; quelques lucarnes sur le toit en chaume avec des vitraux et des jardinières de fleurs courent jusqu’à leur radical… Et enfin, au-dessus de la porte rouge, un panneau en bois sculpté concentrant par télépathie un éparpillement de voix souterraines !

L’Alien

A l’origine, le cadavre fossilisé de ce gigantesque humanoïde était composé de deux corps joints étrangement par des fragments d’ossements capables d’échanger l’énergie électrique et de la réinitialiser à son état halogène ; ces fragments d’ossements eux-mêmes commençant leur radical par des greffes de parties mécaniques – son goitre étant sinistrement engorgé par leurs moteurs se gonflait et se dégonflait encore par intervalle obscure lorsque l’équipe de Parker fit la découverte macabre de cet Alien. En cela, on pouvait qualifier le spécimen et ses souches génétiques de cyborgs.

La créature souffrait d’un trouble à la fois électrique et ovulatoire qui nécessitait une guérison ; un trouble considérable favorisant beaucoup sa reproduction : en effet, l’Alien  sécrétait hors de son processeur organique un liquide noir. En se mélangeant dans le thé vert en poudre, qu’on avait préparé avec une infinie patience, ce liquide parfois semblable au Diesel d’autres fois davantage liquoreux, avait gâté le disque dur de notre ordinateur de bord où l’on stockait nos raccourcis clavier, avait aussi désagrégé progressivement la toile virtuelle en casant dans tous les moteurs de recherche des utilisateurs la prose de Burroughs découpée en cut-up.

L’ordinateur de bord -appelé Maman- avait révélé qu’il avait vécu de longues années sur cette planète sinistre et déserte ; il avait survécu à son climat malsain, les températures avoisinant souvent les moins cent degrés.

Nous ne savions pas si les oeufs, qui avaient été découvert dans les soutes du vaisseau extraterrestre, lui appartenaient… mais à présent, le développement des oeufs, contrarié jadis par de nombreux obstacles, était cadencé par de nouvelles séquences génétiques et risquait d’arriver à son terme, leur odeur épouvantable explosant dans nos crânes ; ah c’était beau comme les graffitis des chiottes du lycée !

Carnet de poésie numéro 9 !

Et si je décidais comme l’éveillé rêveur de lancer des corn-flakes et des strass sur les grands chemins ? En entortillant leurs pensées mystiques monochromes, alors les poubelles se rempliraient de corps psychanalytiques et de métaphores tentaculaires.
Ainsi, en incorporant sous l’humus des forêts noirs de craies et de chewing-gum synthétiques, l’odeur habituelle, musquée et frémissante des alpages délimités par la pluie, altérés par des ténèbres d’outre-tombe, j’avais fluidifié une étendue floue et pâle de faisceaux crépusculaires.
Ici et là, on égorgeait toutes la féminité noire des fleurs et des champs pour oiseaux, perçant à travers des flaques d’eau claire jusqu’à parvenir à cet embryon : le vide des Voyelles !
De mon côté, mû par leurs danses fantasmatiques, pique-niquant sur leur fil de fer alchimique, j’avais lancé dans tous les azimuts des visions d’ailleurs, des S.O.S pour extraire hors de leurs disques durs chargés la bobine cent-quatre vingt treize de Cassandre, techniquement H.S mais, malgré tout, compatible avec toutes ces séquences de bouts amovibles, baroques d’indications occultes !
Projetant synthétiquement sa colonnette d’albâtre en ouvrant le journal de Kurt Cobain, elle était née de mauvaise humeur ; elle travaillait sur plusieurs films en même temps reliés entre eux par un pédoncule très noir, mesuré comme une décomposition kafkaïenne très dissipée !

Mathématique avancée

Soit A : l’immobilité des spectres qui s’agglomèrent aux métaux des plaques de neige ; et B : le combiné du téléphone qui énumère leurs détails métaphysiques pointant en sauts quantiques ! Alors, alors seulement C : bouillonnante et goinfrée de fils électriques partiellement organiques et télépathiques la fin de ce mouvement que nous avons créé comme un ensemble de lois compliquées à l’extrême.

L’immobilité des spectres étant entravée, puis amputée, soit A : Clara, laissant ses pieds flotter dans le vide, qui se nourrit du sang froid des femmes indiennes : ça coule comme un vin mauvais dans cette débandade de mikado qui concentre l’exhalaison de son acide carbonique, longuement différée par d’étranges phénomènes. Et B : jeté sur cette vieille moquette d’un velours assourdissant, le dernier bâton de mikado qui ne peut se maintenir en équilibre. Alors, alors seulement C : une blonde allumée au pétrole qui panse la sclérose, éclaire la route, décolore notre voyage interstellaire.

Ainsi en étudiant les caractéristiques de cette moquette à présent arrachée, soit A : de nouvelles idées, abandonnant dans le brouillard dardé de cercles immenses, une séquence ou un processus thérapeutique. Et B : ridiculisée par des baguettes de bois vérolé, leur métaphysique prédécoupée en haut du Donjon qui a, comme fanion, une rétrospective Giacometti. Alors, alors seulement C : des centaines de fêtards éméchés qui crachent leur jus en croassant comme des forces spirituelles.

Des projets de Chandeleur pour les Alligators !

Tombant en pluie sur sa tête échauffée, dans la hutte, les émissions radiophoniques graveleuses dessinaient la séduisante composition spirituelle du monde amibien d’Aristote, assouplissaient aussi des rames d’alligators en folie.
En s’acoquinant à plusieurs centaines de mètres sous terre dans l’obscurité doucement, torturés par leur égarement et gangrenant tous les bas-fonds des moulins à vent, stratifiés horizontalement et enflés comme des palmes sur deux ou trois étages, ces alligators tourmentaient ce vieux Aristote.
En se limitant au chaos de tous les Esprits, ces émissions radiophoniques commençaient toutes par un hommage aux fricatives et aux gazouillis de l’orgue électrique de Cassandre, se nourrissant du sang froid, avide de cette femme indienne.
Dans ce contexte, tombant dans l’escarcelle des bottes de sept lieues déchues de leurs fonctions, en essayant une séquence de bouts amovibles, baroques d’indications occultes, Aristote dactylographiait des Projets de Chandeleur pour ses alligators. Sans jamais restreindre leur rêve sans borne, fumé au sapin vert, cahotant de nouveaux chambardements, de sa machine à écrire avait giclé une feuille où l’on pouvait lire :
« Au point d’impact, croassant comme ces forces spirituelles qui se renforcent carnage après carnage, gargouillant efficacement dans ma hutte, ces émissions radiophoniques m’ont ôté une épine douloureuse du doigt de pied. »

Mais une nuit les vautours vinrent débarrasser la carcasse d’Aristote et les alligators semblaient alors dardés de cercles immenses.

Les séquences de la nuit

Une terrible vengeance burroughsienne allait s’opérer dans l’ombre.
La nuit ressemblait à la peinture d’un moine castré, la nuit réaménageait et étalait ses séquences aussi cinématographiques que télépathiques sur une toile virtuelle, lymphatique, aux différents dénivelés périphériques.
Sans émotion ni parjure, une nuit fugitive et stridente ; nos armées de hackers avaient battu en retraite, occultant toute l’emprise des champs de bataille ravagés, vus dans une lumière crépusculaire, un sentiment de mélancolie gluante.
Négligeant ce blues qui nous peignait tous le cœur en mauve, les séquences de la nuit divisaient l’architecture spirituelle de nos ordinateurs en une pléthore de fonctionnalités ordonnées et viables seulement d’une quinzaine de jours.

Cornélius l’architecte

Une terrible vengeance burroughsienne allait s’opérer dans l’ombre. La nuit ressemblait à la peinture d’un moine castré. Sans émotions ni parjure, une nuit fugitive et stridente. Je sentis monter en moi un sentiment de mélancolie gluante. J’avais comme un blues qui me peignait le cœur en mauve. J’avais besoin de dormir. J’avais besoin d’une cigarette. J’avais besoin de la présence réconfortante d’une double dose de rhum paille. J’avais besoin de poser mes mains sur le cul d’une femme réelle. Je voulais dessiner l’architecture spirituelle d’un ordinateur.

Je ne sais comment ni par quel moyen, mais je me trouvais maintenant assis à mon bureau, une cigarette se consumant dans le cendrier, un verre de rhum à moitié vide dans une main et une enveloppe pleine de photos floues en noir et blanc, où l’on devinait vaguement une scène classée X ; de ma machine à écrire avait giclé une feuille ou l’on pouvait lire : « Les forces spirituelles guident nos pas, nous franchirons tous un jour l’espace reliant l’existence aux ténèbres, nous n’aurons plus besoin de mains ni de jambes ni de cœurs qui battent, j’entends le cormoran des limbes appeler mon nom… On dit qu’un roi perd son royaume quand il perd la vue… »

Il y avait d’abord, bouillonnant d’unité monstrueusement et densément littéraire, cette nouvelle idée de Cornélius l’Architecte De Tous Les Récits, aussi troublante qu’un film comme la grande bouffe, qui avait comme pris feu en ce 17 février 2015.

Tout avait commencé ainsi : en ce 17 février 2015, Cornélius s’affairait à régénérer une séquence aussi cinématographique que télépathique de vers mutants qui avait été réaménagé et étalée sur une toile virtuelle, lymphatique, aux différents dénivelés. Après maintes proliférations, cette toile divisant une pléthore de fonctionnalités ordonnées en séquences viables d’une quinzaine de jours, toutes les recherches clandestines partant des égouts interurbains avaient été neutralisé ou différé par d’étranges phénomènes ; leur champ opérationnel : l’écriture automatique et le cut-up de Burroughs.

Occultant toute l’emprise des productions littéraires, en envoyant à partir de ce sombre tunnel gluant son latin irraisonnable, glacial, insoluble, les travaux scientifiques de Cornélius étaient nés de ces proliférations. Cornélius avait négligé dans son précis de médecine l’équivalent de ces projets singulièrement factuels et modifiés sans cesse par une étrange corporation d’étudiants en cut-up.

La piste Scoff

Sur l’écran : des listes de fantasmes fermement liées chevilles aux corps subdivisant mon cerveau en divers bafouillages.
Ensuite, toujours sur l’écran : un chemin baigné par une lumière tamisée et des parallélogrammes de lumières éclatante qui tournaient, se croisaient et se succédaient à la manière d’un kaléidoscope jusqu’à sillonner les rails du train et tout ce tintouin – Nirvana étant le rythme, la palpitation, les pieds actionnant un orgue ou l’hélice soufflant interminablement un vent hivernal ; la piste Scoff par moment presque syllabique qui remontait à contre-courant, entourée d’anguilles noires et luisantes, puis découpée et balayée par le faisceau de nos lampes de poche, sciemment, synthétisait dans l’obscurité la guitare désaccordée de Kurt Cobain.

Sa coloration singulière abattait à la fois négativement et positivement nos lourdes pensées.

Sur Mars – Origine Inconnue

Au départ ce n’était qu’une base de données qui servait aux scientifiques astronautes à budgétiser leurs avancées technologiques sur Mars.

Mais progressivement les composants informatiques de leurs ordinateurs avaient disparu pour laisser place à un organisme fastueusement autonome qui était, sans contredit, une des preuves les admirables d’une existence sur cette planète. La preuve aussi d’une ancienne arme bactériologique qui avait fait mourir toute une population guerrière ; sur cette planète rouge et crépusculaire, unifiant toute la beauté d’un monde avantageusement sirupeux, cette origine extraterrestre avait dissocié toutes les combinaisons successives de ses molécules et de ses atomes.

Banquise lactée

Au centre de l’arène, un morceau de banquise regroupant des flammèches autour de moi, s’effondrant ensuite sous les coupoles illuminées de mon terrier.
Les voies lactées se régénérant, incarnant la force cauchemardesque du menuisier qui prononce l’exorde. Leurs structures aléatoires remuaant un nid d’autruches au milieu des belles plaines humides recouvertes de gazon. Leur hideuse corporation persuadée que les légendes sont truqués ; ces légendes qui rayonnent comme la robe de bal que j’aperçois dans la nuit.
Et dans l’obscurité des salles de projection, les bobines rabibochant mes vingt ans !

La Virée

Jusqu’à passer au courant alternatif, nu

L’air marin et la virée qui s’amorce

Vers l’ouest ; en réalisant la submersion

D’un Nautilus prometteur, en bon fan-

Club de Jules Verne, nous étions

Démontés et défoncés à la Vodka Strogoff  ; des diarrhées

Sanglantes de fondements sanguins comme sur les avants-bras

Comme les anciens rasoirs de barbier et leurs lames de glace

                                                               troublante.

Nous étions bloqués

Dans ces interstices infernaux où s’engouffrait le vent et la procession

Singulière de nos pingouins tous surmontés d’une couronne de fancy-fair

Allez tous en Enfer !

Tout d’abord, une sensation de brûlure acide et creuse pour promouvoir encore de nouvelles banques, de flambantes multinationales qui industrialisent les fondements tristes de leurs petits bouts d’actions.
Alors, mon ami, en fructifiant toujours la morsure encore vive de ces serpents qui se mordent la queue, ils gangrènent par-ci par là à travers la mappemonde des fièvres obscures ; de cyniques dégueulements de fric pour investir tous les domaines, même la poésie. Jetés par ordre alphabétique sur les murs de toutes les villes mornes, ces poèmes qui te rackettent pour pas un sou, pas un S.M.I.C, tu débourseras jusqu’au dernier kopeck pour les lire, les entendre ou même pour les récupérer.
Pauvre chien loser, c’est la mort des littératures entre les mors fashion des scènes classées X, le morse corrompu des émissions de télévision. La prodigieuse odeur du temps de cerveau humain disponible, sacrifié au profit de ces mollassons mord déjà le maigre périmètre où tu t’étais retranché, mon ami poète le trouble-fête de leur orgie médiatique bien appliquée à gémir ses problèmes de sécurité, d’identité, de convenance etc.

Allez viens boire une bière !

Un ensemble de neuf mesures

Dans les jardins botaniques de la ville, en remontant cet ensemble de neuf mesures comme le mécanisme d’une vieille montre, j’ai décanté les formalités spirituelles et esthétiques de l’eucalyptus au fond des grandes profondeurs : neuf mesures qui rendaient de l’huile de vidange en régénérant sans cesse le chapeau d’un champignon mortel, neuf mesures accrochées comme ses boucles d’oreilles, neuf mesures attachées à un décor de foire martyrisé, comme les chaînettes autour de sa cheville, neuf mesures qui jetaient sur mes pensées des lueurs crépusculaires conçues comme des carences affectives, des couronnes chavirées.
Neuf mesures qui venaient rejoindre la nouvelle orientation arctique en se réfugiant dans une scène de « la grande bouffe. »
Neuf mesures qui disposaient sa perspicacité, sa mélancolie maussade, les parpaings de ses lignes droites, les mâts de sa marche nuptiale ; neuf mesures qui avaient été retrouvées parmi les groupes musicaux du sous-sol, neuf mesures qui envoyaient leur rituel de purification, les contacts prioritaires de leurs serveurs locaux, en se relevant au rythme de la pesante percussion .
Neuf mesures qui tournaient dans la brise comme les mécaniques ailées d’un moulin en réfutant toute maturité, neuf mesures qui baisaient son sein froid en profanant son graphique délicat, neuf mesures qui brûlaient comme un bon feu réincarné.
Et soudain en heurtant l’envers de leur décor photographique refroidis au mercure, une voix de femme les offrit aux fastueuses manipulations des sabres de samouraï ! Ces sabres de samouraï qui se réfletent dans la mémoire des fonts baptisimaux remplis de lubrifiants parfumés !

Les noces francisées des cathédrales défectueuses !

En étayant la stratosphère de peinture fraîche, de sens perdus et de retrouvailles impossibles, à la fraiseuse, quelques câlins amicaux l’été de la mort de Lady Diana. Quelques frasques pour simplifier définitivement les échanges et la communication.
Les classiques de nos débuts fredonnés en changeant de latitudes ; latitudes projetées avec nostalgie qui se monnayent aux dépends des appareils à sous de Cassville.
Nerveusement, inutilement la bonne frappe des invités du bal masqué, liés chevilles aux corps à d’anciens et vénérables rituels. En chevauchant aussi leurs plans larges et en accordant leurs ellipses, leur Inventaire à la Prévert s’est substitué aux existences narratives en s’orientant du côté de l’Orient : l’Orient, cette kyrielle de métaphores alanguies qui percent comme une lumière jaune, comme les yeux glauques des riches franchises ou comme la chaleur du soleil azuréen !
Il y a aussi ce grand réservoir, ce point de vue impressionniste, ce jour de maïs bien ficelé qui insère des platitudes vulgaires dans le puits où il s’enfonce. La perspicacité aiguës des machines suspendues au-dessus du vide : planifiant le basculement des générateurs, les surprenantes machines, qui, à la bonne franquette, ont donné naissance à la créature, sont reliées à un éparpillement discontinu de fils électriques et téléphoniques. Suivant cet éparpillement, il y a aussi, à l’autre bout, une usine de chicorée laissant dans son sillage les effluves de la royauté, une grande femme brune aux commandes ; et son écrasante habileté qui, en quelques jours, a tout bouclé.
Il y a enfin les cris, les rires éclatants mêlés aux ronronnements des disques durs et des franges qui tombent : ces disques durs qui sont chargés de recueillir l’excentricité florissante de cet Inventaire à la Prévert.
Touchant la pierre sur laquelle des serpents aveugles remuent de la queue, les invités du bal masqué annoncés dans l’interphone renversent le système établi le soir de nos noces : le fond du lavabo où d’autres histoires à l’eau de rose comme des cafés frappés finissent en entonnoir.

Appendice et perspective anesthésiante !

Laissée aussi sèche qu’un raisin de Corinthe – un raisin de Corinthe sifflé comme la racine radicale, amazonienne de notre conscience politique et historique – laissée aussi sèche qu’un raisin de Corinthe, dis-je, la perspective anesthésiante de la caméra poursuit inexorablement son avance déterminée, beurrée entre les cuisses des vendeuses excitées de paquet de pop-corn à monter en kit.
Au coeur du crépuscule flottant ou entre le chambranle de la porte de droite, comme un blues d’automne froid ou comme une longue nage, il y a sur son tracé le silence prométhéen qui, crescendo, espace et éponge les anomalies de la caméra, les égrène en rejoignant une sagesse ancienne ou en jetant la confusion.
En demi-cercles irréguliers on entend des crépitements comme du feu et, pareil à un morceau de chewing-gum mâchonné que l’on conserve plus tard, il y a aussi l’appendice de la caméra perforée jusqu’à devenir une blague anecdotique : il emmagasine de gigantesques chaîne de montagne comme moyens d’existence caillouteuse, des chalets de montagne au milieu d’un champ de fleurs aux cépages perturbants, les univers Kleenex des neiges inversées se préparant à l’atterrissage, les histoires élaguées des cabines téléphoniques qui font serpenter les fils électriques de leur moteur diesel ; écrit avec le napalm des bidonvilles, l’appendice de la caméra se lance dans les invocations confuses, en reprenant son souffle entre deux capharnaüms de pampas et de landes électrifiées, et finit par barrer l’accès au grand nord saturé d’un parfum kitsch de musc et de jasmin.
Aussi irrascible que l’indicible beauté du monde, aussi incommodant que canonique, ce chef-d’oeuvre cinématographique qu’il a fait naître, est attendu avec impatience : alors qu’il vienne le plus récent et le plus torride des films de Lucky Pierre !

Paradoxes mystiques

Eperdument, afin de lui soulever gravement mon chapeau, je suivais Marmeladov dans un long tunnel obscur qui rendait, scrupules après scrupules, sa camelote exosomatique pour rejeter, transformer, échanger l’énergie frémissante de la watt canonique.

Sortant d’une longue torpeur évanescente, j’entendais les coups de feu sur Sniper Alley, un bruit à réveiller les morts comme des notes complexes jouées sur un clavecin roué, comme des respirations haletantes, lancées à l’unisson parmi les hurlements de la créature : l’Elephant X.

L’Elephant X, ce monstre évoluant lentement dans la chambre d’Angela, se comparant toujours à ce Marmeladov de Dostoïevski, véritable complainte illuminée ou vengeance personnelle contre son créateur ! Le génie de son créateur penché sous les loupiotes mécaniques ! Entrainé dans les rapides, les démultiplications du langage alors qu’à l’origine ce n’était qu’une rêverie, une promesse ou quelque chose d’irréalisable ! Et qui fit courir sur les routes de son immense domaine des paradoxes mystiques !

Et qui regardait de plus près, de très près sa créature, sans se rendre compte que les Formules de Rimbaud contenues dans le moteur des cyborgs étaient amovibles et découpées selon les pointillés du clairvoyant Scentless ! Ah, quel regard terrassant !

Jumbo, ce savant et cet archéologue interstellaire, s’était hasardé du côté des études obscures et personnels, des magies noires, brûlantes, éprouvantes et d’humeur massacrante. En se penchant sur l’étrange syndrome qui s’était abattu sur une petite planète perdue aux confins de l’univers, il s’était perdu dans les méandres souterrains du Mystère Anselm Kyx, du nom de la planète visitée avec sa collaboratrice Katia.

L’Acropole

L’Acropole ? Tout d’abord des représentations inexorables de peinture écaillée couvrant les murs sur trois cent kilomètres : la genèse d’une molécule qui s’est infiltré dans la mémoire de l’humanité… En les dépoussiérant, ces représentations, des crises de nerf qui grouillent et se remettent d’une longue fièvre : le résultat infectieux, incompréhensible, invraisemblable de l’essai thérapeutique 1.0.8. 

L’Acropole. C’est aussi une zone inhospitalière, actuellement réinventée par la scarlatine et la gangrène. Arrivant au Village, en dessous de l’Acropole, respirant encore malgré son état de mort cérébrale, aussi scintillante que galeuse, embarrassante pour les survivants, saturant toujours les communications radiophoniques qui se perdent Là-Haut, la résine polissonne où est conservée la molécule 10-2474 qui possède des vertus ancestrales. Cette molécule vantée politiquement par les modes étrangères, garde farouchement le secret de sa fabrication sous les paupières closes des patients qui ont muté jusqu’à anéantir leur licence poétique.

Secouant la ligne blanche des néons qui éclairent uniquement les poutres de l’Acropole, cet enchevêtrement de bois, de béton, de corde et d’étages supérieurs au-dessus de leur silo, et même bien au-dessus de leur nappe de grésil bleu (sont-ils bien conscients des risques ?) on peut voir que les « candidats » ont entreposé toutes les reliques informatiques piratées, hackée des années 3060, qui, en flibustant, forment le centre de l’Île.

En empruntant les escaliers extérieurs à moitié en ruine : la paralysie et l’inquiétude, tandis que leur scie se dirige lentement vers ce schéma alchimique d’architectures fantastiques où meurent encore les « contaminés. » 

Toujours plus haut : le sacrement de la Papesse, un télescope en verre épais qui se repère de loin.  Pour percevoir cette construction supplémentaire ? On émet une liqueur.

A cinq heures du matin, en arpentant les rivages sablonneux où sa fabrication est née, elle dévoile aux « courageux » une série d’hallucinations qui cristallise le clair-obscur de l’Acropole ; il y a aussi, sur l’écran de l’ordinateur qui l’a conçu, des reflets séduisants, mortels.

La bobine Cassandre

Les émissions radiophoniques graveleuses tombaient en pluie sur ma tête échauffée. En s’acoquinant à plusieurs centaines de mètres sous terre dans les coins sombres d’un Paris souterrain de type Haussmannien et gangrenant tous ces bas-fonds, elles commençaient toutes par un hommage aux fricatives et aux gazouillis de l’orgue électrique de Cassandre.

Ah ! Cassandre ! Elle ne manquait pas d’anoblir au passage ses partisans déjà chenus, usés ! Tombant dans l’escarcelle des bottes de sept lieues déchues de leurs fonctions, en essayant une séquence de bouts amovibles, baroques d’indications occultes, Cassandre pliait et repliait à l’aise et sans se restreindre leur rêve sans borne, fumé au sapin vert !

Mû par quelques sentiments de love buzz amoureux alors que je glissais maladroitement une gousse de vanille du côté de ses pieds malodorants, j’étais bien trop morne et las, pesant les défauts, les failles et les crashs d’un mal de chien pour en faire de la pâte à modeler. Des symboles avant-coureurs circulaient entre nous, venant d’une lointaine galaxie dynamitée, mesurée comme une décomposition kafkaïenne très dissipée.

De mon côté, mû par quelques danses fantasmatiques pique-niquant sur leurs fils de fer alchimique, j’avais lancé dans tous les azimuts des visions d’ailleurs, des S.O.S pour extraire hors de leurs disques durs chargés la bobine cent-quatre vingt treize de Cassandre, techniquement H.S mais très ressourçante !

Les larmes de Cornélius

Les larmes de Cornélius en tombant sur le sol formaient un tapis duveteux, entraînant quelques années auparavant à leurs suites les serpentins de leurs braies, de leurs cottes de maille en lambeaux, leurs bandages de momie piratée, hackée ou de simples poètes inconnus.
Des poignées ou des brouettés de poètes inconnus, fascinants comme aiguillonnés par les cris des sauvages locaux chaque fois qu’elles hésitaient à continuer la route, en dorant le sol natté de ma chambre, s’avachissaient aussi sur mes chaussures noires : des informations qui étaient purement numériques pour la géosphère des ténèbres, en s’enfonçant toujours plus loin dans leurs matrices chiffrées excessivement à l’excès. Ce bestiaire féroce au fond des égouts.
Et la vie qui fourmillait sous la surface avait annulé de façon anarchique toutes formes de pensées, ainsi que leurs substances : le grand courant s’accouplant avec des extraits du Livre des Morts, le grand courant pullulant de tous ces têtards dans la flaque lacrymale de Cornélius.

Le Livre des Morts avait tenté d’expliquer à tout un tas de générations avides de sens l’existence, ses formalités spirituelles ; comment accéder aussi au Nirvana par l’usage des drogues… Cependant, seules les larmes de Cornélius paraissaient convenir pour comprendre les commencements et leur fin.

Les apprentis de la fiction

Au-dessus de la fosse noire : la valse surannée des petites grand-mères malingres caressant le poil sauvage des forêts X. En dessous : ces apprentis de la fiction assemblant sur les grands chemins des quartiers d’oreille-coupée jetée aux oubliettes comme leurs céphalées industrielles suivant de longs travellings d’autoroutes, délimitées par la pluie, qui se perdent jusqu’aux cataractes minérales du non-être ; suites de vision infinie numérotée et attribuée à chaque changement d’altitudes ou de latitudes !
Aux racines de ces attitudes électrisantes, forant et solidifiant toutes ces images creuses et terrestres, l’évanouissement ou la mort imminente qui chevauche leurs trachées en silicone noir, tant annoncées par les médias. Dans tous les sens par pure fantaisie et effet mimétique à force de rattraper le basculement générateur du sens de la vie, ils ne pouvaient retrouver la fugacité des instants familiers.
Juste après leur sinistre incident et tous ces algorithmes générés par l’étrange logiciel de la fosse noire, la somatisation probable d’un état d’angoisse exaltée par leurs organismes presque limpides qui firent chuter à toute vitesse la température au-dessus et en-dessous !

Un inachèvement ésotérique, électrique ou téléphonique retrouvant par petits paquets de rayon fugace leurs réactions presque mathématiques comme cette façon d’examiner le plafond les yeux brûlés, cette façon de les interpréter objectivement alors que la pluie, avant de percer l’humeur tremblotante de leurs lampes de poche hésitant entre ces ellipses et ces indices, inondait sous les grandes voûtes leur monde si sympathique, leurs points de vue si impressionnistes, si virtuels, si avilissants. C’était ainsi la seule opacité, le seul instantané de leurs inventaires à la Prévert !

La seule opacité, le seul instantané entraînant quelques années auparavant à leurs suites les serpentins de leurs braies, de leurs cottes de maille en lambeaux, leurs bandages de momie piratée, hackée ou de simples poètes inconnus.

Un prodigieux précis de médecine orientale

Si semblable à la fleur et au courant d’air mais longuement différé par d’étranges phénomènes, son prodigieux précis de médecine orientale avait généré des émeutes corrosives sur une lointaine planète de glace.

Tout avait commencé ainsi : un après-midi de printemps alors que mon ami Cornélius ânonnait un latin mystérieux venu du grand ouest, je le vis se désagréger et fondre comme la neige.
En réanimant une ancienne forêt d’acier, une forêt magnétique sous l’humus froid des onomatopées merdeux, il venait à l’instant d’enfouir une poupée de porcelaine très dissipée.
Au profit d’un autre substitut davantage fiévreux, son prodigieux précis de médecine orientale n’était qu’une rêverie mal barrée souffrant d’un trop-plein de scories châtiées comme la valse surannée des petites grand-mères malingres.

L’expression d’un amalgame !

Aristote m’avait ôté une épine douloureuse du doigt de pied en attisant les plus folles, les plus ésotériques recherches jusqu’à parvenir au point de non-perception : le vide des Voyelles ; successivement ou simultanément, en ouvrant le journal de Kurt Cobain j’avais décanté une succession de silences dilatés sous tous les angles s’accrochant à la perspicacité des machines frémissantes, mû prodigieusement par un sentiment général d’inutilité…

Dans tous les azimuts, les inventions d’Aristote après un bol de café aussi noir que la nuit : un minime charbonneux d’existence à l’origine d’autres inventions ingénieuse comme ce labyrinthe polysémique d’algorithmes chiffrée à l’excès, cette plinthe de la bavure extrême sans principe ; la bavure : quelque chose d’authentique afin de créditer ponctuellement la Xbox ou la PlayStation ; au milieu de ces labyrinthes : un fouillis pensif de tractations politiques quand j’allais user ma culotte courte sur les bancs des écoles occultes gaiement teintés par les rayons solaires.

Je sentais toujours les tentacules de l’Alien ou l’esprit de Platon se contracter autour de ma gorge et des muscles de mon visage. Instinctivement, primitivement, leurs molécules étaient devenues miennes ; l’Alien ou l’esprit de Platon : tampourinant dans une ex boite d’allumettes confortablement expansive, singeant parfaitement un suçotement sympathique de bleuet taillé dans la guêpière des crins de chevaux alezans ; un jour je reviendrais avec leurs têtes à réduire et à afficher en trophée.

Colportant les idées noires du journal de Kurt Cobain dans une charrette, je lui avais même extorqué la substance passablement acide de sa salive, ainsi que la férocité et le machiavélisme de sa réflexion ; j’étais cet exorciste exhortant le soleil de minuit presque blanc, sans pigmentation et comme frangé de noir à adhérer synthétiquement à la doctrine de Maître Yoda ; Yoda l’inculte dans sa thébaïde menait une guerre acharnée par moult voies de carême nucléaire.

Soudain, avec Aristote, Platon, Kurt Cobain et Maître Yoda pour torréfier la noirceur de l’Alien,  pour la purifier, sans entrave une nuit noire comme un bol de café vint atteindre mon ombre prostrée, presque ossifiée par tous ces embrasements de diables lampistes…

Aristote et Platon, bien tassés dans un programme informatique au froid glacial, assemblaient aussi le tribut de leurs profanations diverses, sans les rendre ces bribes de zigzags et ces sensations saccadées ; sensations qui avaient germé dans les tasses ébréchées et, en offrant leur tâche, avaient perfectionné une chose étrange incorporée dans une nouvelle théorie avec la silhouette de Yoda, sans me douter qu’une seconde d’intervalle puisse compenser leurs calamités : voilà l’expression d’un amalgame de distances contrariées, communicatives et cauchemardesques !

La plateforme fantasmagorique d’Oji Kick

De mes yeux clos et amovibles qui paraissent chuinter au fond de mes tempes creuses l’inextensible clair-obscur s’invente, et chaque jour, augmente la dose faiblement médiane jusqu’à une cuillérée à soupe. Et chaque jour, lapé par un reptile en provoquant une accoutumance de nouvelles couleurs, et les revers de mon pantalon mordillés par les rats, apparaissent des extraits olfactifs d’ecchymose et de perspicacité instantanée : une préparation d’horizons amalgamés unique en son genre.

Cependant pour la première fois, j’ai connu un repos total et un sommeil paisible en inhalant instantanément ses exhalaisons alors mêlées de strates simultanées, en excavant les inclinations sauvages de la célèbre barre de recherche quand on presse un interrupteur. Là, j’ai lancé la restauration en poursuivant inexorablement mon avance, comme pour réorienter la respiration languide du cyborg, des steppes d’immobilité pré-emballée me pilotant machinalement comme une transmission éclair.

Au vingt-neuvième sous-sol, entre mes tempes tendues, en revenant de loin, s’étend comme l’huile violâtre et silencieuse des banquises, un air de jazz chaud qui ajoute de nouveaux vaisseaux sanguins et électroniques au cyborg brûlant son charbon cérébral, excessif. La plateforme fantasmagorique d’Oji Kick évide tous ces sarcasmes et toute la mélancolie que la drogue peut provoquer au fin fond de sa cervelle qui s’épaissit : l’électrisante spécialité gagne le dernier sous-sol de la station ; pour incarner l’esprit et le paradoxe du bocal de verre bleu où elle se réfugie, en définissant comme lieu précis un souterrain, elle se doit de chercher ailleurs. Après l’installation, quittant les quais du métro les larmes aux yeux et en s’autoadministrant nerveusement le soliloque du clown sur un banc à la surface, elle peut survivre et donner naissance à ce soleil vert cataractant des cauchemars matriciels.

La face B de Pat Benatar

Un système de fils électriques et organiques, après le sac des rivières feuillues, en ruisselant alphabétiquement, siphonnait leurs gueules de vide-ordure ; des parfums montaient au ciel comme des serpents cosmiques en remplaçant la face B de Pat Benatar.

Cette face B de Pat Benatar en tombant sur le béton des stations de ski alpin devenait notre décor péruvien en fin de saison. Installée à la mode chinoise sous un rameau prodigue pour maintenir vertical l’étrange syndrome de l’opiacée dans l’obscurité, loin de la nuit froide au dehors, la ville de Cuzco jouissait d’une étendue de terrain où l’on pouvait aller plus loin dans les idées ; sous la braise d’une suggestion en silicone noir prête à être ravivée, je glissais à son extrémité la plus courte les branchies d’un poisson pour la faire ressortir par la bouche…

Ainsi il restait une petite chance qui massicotait les aiguilles de la Cora-Hummer 7 désormais improductive, qui repoussait ses limites et qui avait connu son âge d’or en se muant en mousson asiatique ou en terre meuble. En lançant une restauration fantasmagorique dans une coupe de sycomore, langoureusement la face B de Benatar avait le souffle haletant du voleur en cavale, après s’être chauffé au contact d’une encyclopédie de carnavaliers en liesse.

La face B de Pat Benatar léchait toujours l’intelligence émotionnelle de nos tasses à café, fervemment liée chevilles aux corps, comme empaillée par le cri obscur et rouge d’une forêt de sapin. Elles se déversaient, en initiatives confuses, ces notes de musique que la face B crachait, comme arrachées et enlevées par un autre substitut davantage fiévreux, en dévoilant une impression de cathédrale.

Dans le miroir ovale fixé au vieux bureau de chêne, j’avais mon reflet et mon image qui jouait de l’ocarina ; ocarina qui envoyait des réponses inadaptées étreignant la largeur comme la longueur, le fond comme la surface de sa mémoire, tandis que Béryl, dans un grand cahier, dessinait des silhouettes presque sanguines, espacées et surchauffées d’excitation, de ferveur sanglante comme des îles pourpres, pour interroger les auspices.

Comme une lascive vision, la face B de Pat Benatar avait atteint la folie par le câblage qui la reliait à la Fosse Noire, en enlevant le sens religieux des soleils tournoyants de sa planète. Sur cette levée de terre, des foyers familiaux d’inventaires qui venaient s’abreuver là, un peu plus tôt dans la journée ; et pour chaque astéroïde, à mesure qu’une poignée de fastueux échos fondait dans nos bouches sèches, s’ensuivit leur miséricorde : aux commandes de la Cora-Hummer 7, on voulait s’approprier quelque chose de neuf jusqu’à délier l’acidité de son sanskrit hors du récepteur, jusqu’à noyer le poisson dans un bourdonnement déconcertant.

La face B de Pat Benatar était une écervelée qui rasait avec des baguettes en hickory et les silhouettes de craie et de fusain regardaient faire en séchant au soleil marinier ; des kilomètres défoncés au Mah-Jong qui venaient verdir Maître Yoda et ses vieux débats herculéens.

Mathématiques avancées

Soit A : le son de la brosse à dent électrique, la radio à la mode chinoise transmettant la consigne donnée et les tics de langage des petites familles en promenade le dimanche ; et B Charles Manson se défoulant souvent sur Kurt, son ado de fils, B : le combiné du téléphone, sous la braise d’une suggestion noir prête à être ravivée, qui énumére ces détails…

Alors, alors seulement C : l’appendice des souvenirs de voyage perturbant les cépages et les histoires élaguées des cabines téléphoniques loin de la nuit froide au dehors pour maintenir vertical l’étrange syndrome de l’opiacée dans l’obscurité.
Dans une décapotable, soit A l’envoûtant charabia des végétaux que je glisse à leurs extrémités pour les faire ressortir par la bouche ; et dans la boite à gant B : le mystique crack tiré des azalées, aussi noir, aussi étrange que ça puisse paraître. Alorts C, selon la nacre de couture, le synopsis découpé d’un cinéaste se penchant sur le cas Kurt Cobain.
Et, sous les plumes éteintes de la Vénus du radiateur : des ecchymoses crénelées comme la mâchoire d’une vieille, sabordées comme ces univers qui zèbrent ma course rectiligne de watt canonique ; ces mathématiques avancées, alanguies portant des numéros ou des lettres étranges sur la carte !

Sibilante bobine vingt-huit

Le coup tordu par le néon vert m’avait bel et bien ensorcelé : à cette sibilante bobine vingt-huit qu’on avait fastueusement empaqueté, je lui ajoutais le premier et dernier scintillement que j’avais vu s’échapper hors du cul de Cassie.
Cassie en noir sidéral ou en or rose qui fit ronronner les gênes de cet essaim, sans pouvoir les renouveler, mais en frottant toujours le sol dans sa cuisine.

Elle avait des manières de communions, cette sibilante bobine vingt-huit, des manières de communions rangées en rizières pour de nouvelles cités solitaires. J’appelais des agitateurs d’un autre temps qui avaient été pendu. A la recherche d’un étrange syndrome : l’amertume solitaire de l’exil qui potentiellement pouvait m’apporter un maximum de pognon.

Je lui avais écris ces lignes :
« Le coup tordu par le néon vert me harcelait en glissant lubriquement et dangereusement sur mon corps. Les lampes du présent appartement étincelait au milieu de la nuit : j’attelais même la lueur de la bougie, représentant un défunt faux monnayeur au look destroy, et le film projeté dans le salon, feuilletait le passé de ce mercenaire fonctionnaire sagement placé sous congés payés ainsi que son avenir d’enfant de chœur. »

La communauté des cinéastes maintenant réunie l’avait ficelé pour cause d’absence prolongée au foyer familial, ils étaient tous du même avis pour une fois, ce qui était mystérieusement assez rare.
En démantelant la chevelure alchimique d’un grain de riz brûlé, ici s’arrêtait le récit.

Edition Antérieure. La Geisha Van Gogh.

Rapidement, se fermant à contre-courant et issus d’une équation à peine résolue, nous liant pour toujours aux jacinthes kafkaïennes, des corps de femmes nues imaginaient pour nous des silhouettes d’origine africaine, expérimentaient à l’orée du bois d’autres existences ; en développant une certaine familiarité avec les feuillages des ombres noires autour de nous, nous étions des insectes, des insectes glissant et s’épanouissant selon le dessus sans dessous,  des insectes qui évoluaient dans la pénombre lorsqu’elle tomba son oreille-coupée dans la tasse face à moi. La rêverie pouvait commencer à dériver de l’autre côté de la pipe d’opium.

Un arc-en-ciel et un silence que nous avions rejoint, préoccupés par ces étranges expériences, un cerf-volant et sa maîtrise fringante pour faire pousser des reine-marguerites dans son jardin d’agrément, et dans son potager légendaire, je remarquais aussi des plate-bandes de chou-fleur dont le narcotique richement issu de nos combinaisons d’alchimiste, récoltait depuis le fond sans fond de notre esprit de nouveaux horizons, à travers ces magnifiques kimonos à étreindre… Mais la folie me gagnait peu à peu. Un véritable incendie.

Sur son passage, une collection d’effluves, dénué de toutes ces grappes de couleurs fastueusement temporaires, facilitait un réseau de possibles, un réseau de romans en attente et en terre. Son oreille avait été découpée selon les pointillés de tous ces kilomètres parcourus ; à l’intérieur de la yourte subsistait son extraordinaire ardeur coincée dans nos gorges. Son carbone 14 brûlait au fond de nos souvenirs.

Soudain j’entendis les bégaiements et les balbutiements de cette geisha devenue soudainement impératrice, couper les blés du champs d’à côté, c’était bien après la cérémonie du thé.

Je lavais en toute conscience le sous-sol lorsque j’entrepris alors de réaliser un montage cinématographique avec ses cordes vocales naissantes. De très petits oiseaux au plumage coloré, se balançant trop près du vide, renouvelait sans cesse l’image de cette femme nue qui m’était apparue et m’avait incité à délaisser ces méthodes d’écriture trop complexes.

Ah ! Tant d’amoureuses tribulations et quel Tao si énigmatique et tant de flocons de neige suspendus !

La saison des fleurs pour Hakira

Atelier terre noire ou Ikebana : un rêve sans borne amèrement pleuré depuis la fenêtre de mon bureau où j’aperçois l’entreprise du monde, où se dessine le portrait de l’apache blême cherchant des pierres précieuses dans la fange, cherchant des fleurs pour Hakira abjectement coupées aux ciseaux dans le fumier et la crasse.
Hakira : la grande métamorphose extrémiste tant annoncée, tant esperée qui doit fermer les yeux pour décrypter l’architecture des lieux imaginaires.
Avançant dans la pénombre à l’encre chancelante sous son fichu de Watt canonique, Hakira liste des fichiers corrompus, en fragments binaires, en morceaux, jadis obtenus dans la trop grande baignoire, et donne leur emplacement au fond de ses bottes ; au fond de ses bottes où s’embarque la saison des textes de merde tire-bouchonnés. Tire-bouchonnés mais d’un bien meilleur goût qu’une poignée de tendres amants.

Les cosmonautes de la forêt de Vallin !

Le long du chemin de fer, au milieu des tessons chiffrés à l’excès : feuilles d’argiles d’argile rouge dévalant par la porte de Chine ; allée de terre jaune et pénombre des bavures extrêmes, parcourant les rizières fouillis de coquillage marin. Ainsi nous sommes deux, un enzyme physique aiguë, brisé et confortablement expansif ; un suçotement de bleuet taillé dans la guêpière des crins de chevaux alezans et j’appréhende les mystère du tao avec elle ; l’arraché de l’écorce prise entre les fesses de la poupée chimpanzé.

Et quand nous sommes trois : le désir des animaux nocturnes, radioactifs, le soleil de Minuit sautillant, presque blanc et comme frangé de noir projetant synthétiquement la glorification en faveur de maître Yoda ; et lorsque nous sommes quatre, l’inculte dans sa thébaïde mène une guerre acharnée par moult voies de carême.

Soudain, les anneaux de Saturne velu à ses bords au grand galop viennent d’atteindre nos ombres prostrées, presque ossifiées par tous ces embrasements de diable lampiste…  Des programmes de surveillance bien tassés, sans les rendre ces bribes de zigzags et de sensations saccadées, germent dans les tasses ébréchées et offrent leur tâche ; j’incorpore aussi dans un sac en plastique bleu des moussons asiatiques sans me douter qu’une seconde d’intervalle puisse compenser leurs calamités : nous allons débarquer aux jours révolutionnaires, là où se déploie le verre planté sous la peau ; voilà l’expression d’un amalgame de distances contrariées, communicatives et cauchemardesques !

Du vomi, du grunge, elle affecte la bête humaine ; ses cheveux trempant dans l’eau de javel sur le papier machine en fouillant le subconscient du Créateur ou de Satan lui-même… je me précipite du côté de la Porte Intérieure, en emportant la vieille métamorphose.

En colonisant le Nord d’Harlem, j’ai mesuré toute l’invraisemblance des larmes en programmant un nouveau système pour les cosmonautes sur la pelouse magique de la forêt de Vallin. Nerveusement, inutilement, les cosmonautes ont cloué des planches de bois appartenant au vaisseau viking pour se protéger du froid : ce blizzard réactivant leur histoire mélancolique avant de plonger dans le noir absolu. Cette obscurité qui fourmille sur la page droite de mes carnets de moleskine ; entre-temps, emportées sur une autre planète, les fantasmagories s’accroissant autour de la Porte Intérieur, délimitent l’espace des voyages mentaux…  Et tandis que les cosmonautes font brûler ce qu’il reste de leurs carburants au fond de mes yeux incandescents, je ne parviens plus à entrevoir la lumière férocement slave ou celtique des autres étoiles.

Le clairvoyant Scentless

Au coeur du crépuscule flottant, ou entre le chambranle de la porte de droite, comme un blues d’automne froid ou comme une longue nage, il y a sur ce visage le silence prométhéen qui, crescendo, espace et éponge les anomalies, les égrène en rejoigant une sagesse ancienne ou en jetant la confusion.

Depuis le clairvoyant Scentless : notre corps, une histoire de clair-obscur inouïe, des questionnements ; et des voeux épicuriens qui s’exaucent et s’amorcent en oscillant le jeune parti de la scène, les fissures alpines.

Et, en souriant aux nuances, des kilomètres d’aprêté sous sédatif : dans le miroir, forçant sur-le-champ la route à s’arrêter. Par le vaste monde, nous retrouvons notre mosaïque de douleurs vives au sein du navigateur.

Poésie hirsute et tignasse en bataille

Des mouvements d’affaissement qui refroidissent au soleil avant de retrouver l’obscurité déformée
Le plus grand des hasards comme un produit de marketing au packaging ravageur.
Des mines d’argent, noires de craie, de gravier et de caillouteux humus qui te font perdre la foi.
Le havre des églises païennes, mnémotechniques où elle m’attend fiévreusement
Des pistes de fortune sous leurs labours montagneux
Fiévreusement le trajet circulaire de l’abrupt taoïsme comme des esprits qui volent autour d’une auberge de jeunesse
A la place des sons, ils ont l’écho de leurs sons pour combler leur gueule de bois.

La station d’Ōji Kick

Coupée ou scotchée à la vue de sa métamorphose spectaculaire, la station d’Ōji Kick jouissait d’un réseau inanimé de souterrains reliés par un système insolite.

Un système insolite qui, en remontant ses allées et ses alvéoles, avait aligné sur le papier des erreurs de transcription, des erreurs de dératisation.

Aspiré par de courtes et confuses respirations, aveuglé par des associations lumineuses d’idées fécondées par ses trous noirs, je traînais parfois dans la station d’Ōji Kick, nu et noir, en écoutant l’assistance téléphonique baisser de volume progressivement et disparaitre sans perspective de revenir : le cauchemar se renouvellait sans cesse.

Pétales arrachés, toison pubienne et bonne raclée !

Quelques pétales de ciel blanc arrachés tombaient par saccades sur sa toison pubienne ; je lui filais une bonne raclée sous l’arbre des pendus qui ployait sous son poids. Des animaux nocturnes, radioactifs, sautillants dans la rue désertée, s’immobilisèrent un instant pour nous.

Près de la fosse commune, plongé au cœur des puissances de l’obscurité, un programme de surveillance refroidissait nos sentiments pornographiques ; nous avions mal – c’était viscéral – les anneaux de Saturne velus à leurs bords nous raccourcissaient les pattes… des scénarios pas très folichons à suivre.

Plus tard sous la demi-lune, nous visionnions sciemment les milliards de cases blanches ou noires qui manquaient à notre intellect mais les forces spirituelles guidaient nos pas ; leurs enthousiasmes brûlaient comme des étincelles de sel, de poivre, de parmesan, ou d’origan à l’heure où tout allait s’enflammer. Palpitant leurs mystères en une forme d’hululement, elles jetaient sans cesse les poèmes des autres fabulateurs pour alimenter le feu, pour invoquer leurs dieux et l’attiser ainsi à une vitesse de croisière frénétique.

Un jour, les portes de la Grande Cathédrale s’ouvriront en grand pour nous laisser entrer ; immortalisant l’instant par leurs mémoires photovoltaïques des cyborgs iraient se camoufler sous la nef basse. En revenant dans notre chambre d’hôtel miteuse, de nuit leur bourdonnement farineux percerait timidement à travers le silence, comme sur la pointe des pieds. Occultant même ce froid hiver, le capitaine des cyborgs sera dévêtu aussi bien de ses guenilles que de sa camisole.

Il ne nous restera plus qu’à crapahuter en direction de Belgébeuse, notre terre d’origine, nos organes éparpillés sur le sol et notre fichu de paille châtiée à même les braises incandescentes.

Un jour, quelque chose repoussera nos limites implantées sur le Grand Ecran, quelque chose s’ébranlera soudain et nous deviendrons comme ces guerriers de la route étirant leurs longues charpentes à la fois osseuses et mécaniques ; un jour, nous partirons un beau matin de décembre comme des promesses de Pot-Au-Feu !

L’enquête

En se vivifiant et en voguant sur les écumes de l’air libre, il existait une jeune femme et dans ses yeux un monde si étrange d’aspirations ascensionnelles !
La jeune femme : réfugiée à l’intérieur de deux tubes de peinture ; deux tubes de peinture ocre rouge, elle contemplait matin, midi et soir les irréalités équatoriales serpentant autour d’elle.
La lumière tremblotante, la lumière de ce monde en silicone noir, avait été jetée aux oubliettes. Dans l’obscurité doucement, elle se laissa tomber mollement dans mes bras tandis qu’on se goinfrait au loin, dans les wagons d’un train, de fantaisies lubriques ; fantaisies lubriques certes mais virtuelles, avilissantes, qui venaient se perdre au milieu de tous ces algorithmes générés par un étrange logiciel.
En éteignant pour de bon leur machine, les passagers du train lui écrivaient des poèmes qui résistaient au feu, aux mensonges, aux masques hilares ; en éteignant pour de bon ma machine, je lui écrivais un poème où il y avait une chandelle oubliée, cachée, puis retrouvée en l’honneur des défunts.
Elle m’observait dans le miroir ; dehors sur la terrasse de sa chambre d’hôtel, émergeant de l’obscurité comme aimantés par le plan fixe, perpendiculaire et délavé, tantôt visible, tantôt perdu à nouveau, de la bobine 5 : des draps sales qui pourraient se satisfaire d’une gueule de bois comme un remède à l’antique initié par des symboles sorciers.
Mes mains caressaient ses jeunes seins monochromes, deux petites bulles fermes à la minuscule pointe sombre ; elle m’apprivoisait et pensait à ce café que nous avions bu ensemble dans une ville sans noyau.
Plus tard, j’ouvrais le tiroir de mon bureau et trouvais aussitôt une enveloppe contenant un tirage de photos floues en noir et blanc. L’enquête pouvait alors commencer.

L’oreille de John Fante

A cette époque, Oreille était coupée ; les raclées à gogo et lecteur de John Fante ne plus être : univers boudin et compote sans mesure et, sans commune mesure aussi, dans l’irréalité régulière d’une brume matinale, le moral qui se raccordait au yo-yo habituel.

Le grand nord entrant en scène, sèchement monochrome, le bouillonnement d’un rayon de lumière écaillé jusqu’à l’overdose ; des franges enturbannées et des odeurs de femme pour empêcher le silence de hurler, pour l’empêcher de tomber, pour se distraire ou pour ne plus faire semblant.

De longues pipes d’opium hilares et de longues retraites méditatives pour mâcher et travailler par la bouche le désir impénitent d’un vieux chagrin d’amour, pour compenser ses calamités.

A la lueur d’une danse hivernale pleine d’obscurité, le label Sub Pop perdu comme un Kleenex pour reproduire un sillon généalogique.

Un artefact ou une invocation pour murmurer, dans le sang, des choses si étranges et si irascibles !

Des rimes ridicules pour ragaillir tes noirceurs d’ébène, ton teint terreux, ton air d’hindouiste déplumé ou de va-nu-pied du Gange.

Des petites annonces aspirées par la femme araignée. Et d’immenses univers de vie inconnue, amazonienne alignée sur le bord de la piscine pour siffler le cérébrale, pour se laisser aller, pour ne pas écouter toutes ces conneries autour de toi, et créer une émotion.

La joie de vivre fastueuse !

Des kleenex parmi des calligraphies à l’encre chancelante ; des franges enrubanées et des odeurs de femme usurpant fraîchement du foutre à la place d’un film classé X. Une intuition en mouvement sous l’entrejambe à la place des idées xénophobes.

Autrement, absolument, nos sens noirs décantés sous Duke Ellington et nos yeux hébétés à la façon du lierre râpé interagissaient avec les diodes de la télé.  Se fermant fastueusement à contre-courant en une équation à peine résolue, nos yeux : des ecchymoses de fleurs de lotus, le venin foisonnant du corps d’une femme nue ; glissant et s’épanouissant selon l’humeur du thé, l’énigme des arêtes de poisson convergeant sous nos paupières comme ces nuits d’hiver de grandes communions florales et de petits crépuscules.

Soudain, en nous arrachant au flux continuel de la vase, la joie de vivre courra sur nos cordes à linge agrippées aux gargouilles du donjon avant de tomber comme une oreille coupée, une image fascinante dans la tasse face à moi. La rêverie pouvait alors commencer à dériver de l’autre côté de la pipe d’opium ! De l’autre côté aussi des montages cinématographiques croisés avec le métal des petites douleurs.

S’accroissant en déambulant le long de leurs teintes noires, blanches, pénis et sourires en feutre, leur maîtrise fringante des cités légendaires dont le narcotique était issu récoltait depuis le fond sans fond de notre esprit de nouveaux horizons. Sur leur passage, l’effluve rouge facilitant un réseau de possibles, un réseau de romans en attente, venu des galaxies douteuses.

Leur oreille : crêpée de maïs, allumant les notes de musique visible, expansive et bien sûr hallucinée… leur oreille avait été découpée selon les pointillés de tous ces kilomètres parcourus ; après toutes ces bornes, portant des éparpillements de jasmins, je lui ajoutais des chaînes et des planches ossifiées reliant un jeu de cartes enduit de lissage pour en faire un tréteau méditatif.

Enfin, pour compenser leurs calamités : la tranche muette d’un livre, des grappes de couleurs fastueusement temporaires sous le regard d’un chevreau, le label Sub Pop tiré à quatre épingles, sans rendre ces bribes de zigzags pourtant recherchées ardemment, en se perdant dans un mouchoir de poche ou en passant d’un entonnoir celtique au rouge sang des rires irlandais gangrenés par la météorologie des lieux !

La décapotable de Kurt Cobain

Dans une décapotable, l’envoûtant charabia des végétaux lançant ces parpaings de watt canonique ; et dans le moteur des histoires drôles et du rhum profanateur ; et encore dans la boite à gant le mystique crack tiré des azalées, aussi noir, aussi étrange que ça puisse paraître.

Selon la nacre de couture, le synopsis découpé d’un cinéaste de film classé X se penchant sur le cas Kurt Cobain. Et, sous les plumes éteintes de la Vénus du radiateur comme dopée par leurs connaissances encyclopédiques, des ecchymoses crénelées comme la mâchoire d’une vieille, sabordées comme ces univers, ces mangroves alanguies portant des numéros étranges sur la carte !

En colorant les bulles polaires de comic-strip avec un sentiment d’appartenance, en grattant toutes les abominations métaphoriques d’une allumette dans le brouillard qui chouine, ces prédateurs faméliques préparent une embuscade sur un échiquier losangé ; losangé et exotique comme une étuve romaine.

Autoportait de l’orang-outan en chaussette

Je t’écris à une époque où les orangs-outans disparaissaient en nous laissant un goût de cendres encyclopédiques, en nous laissant aussi un goût d’appel téléphonique débridé.

Je t’écris à une époque où, perchés mais sans aplomb, nous devions les asservir ; nous avions fort peu de valeur et les orangs-outans ne pouvaient qu’acquieser. Leurs cerveaux étaient des moteurs ou des pelotes de paille et nos enfants avaient fait courir sur le sol les mandalas de leur Olympe.

Autrefois aussi, cablés par un système de chauffage psychiatrique, nous sécrétions des déboisements organiques en devenant cassants, vieillissants, fantomatiques comme les choses. Oulan-Bator avait été croisé avec des boites de conserve amazoniennes et nous serpentions vers Oulan-Bator en passant sous les fortifications entortillées des Saules-Pleureurs…

Autrefois encore l’haletante inconnue du vide collectait le sang menstruel de nos héroïnes de mangas.

]——[ ou l’appel vers l’au-delà !

En me pressant contre de hautes fenêtres sales : soudain, la confusion, l’évanouissement pourtant tant souhaité ; pétillant comme du champagne, son cul pédalant dans la semoule, revient de loin, d’un monde en silicone noir, en ayant parcouru l’ensemble aussi bien qu’une sous-partie.

Sous-partie  frémissante de watt canonique où j’ai d’abord listé des fichiers corrompus, en fragments binaires, en morceaux, jadis obtenues dans la trop grande baignoire, et puis, au fil de ma progression, atterrissant au fond de ses bottes, j’ai découvert la simplicité underground et hardcore de ces appels vers l’au-delà : leurs motifs étant amovibles et découpés selon les pointillés d’un paysage imaginaire alors qu’ils tremblent les rails du train qui approche.

Tout est en feu et tout s’est figé en mottes de terre brûlante, éprouvante et d’humeur massacrante ; j’en appelle aux agitateurs d’un autre temps, aux cages à poule où le charbon brûle ; j’appelle à la grande bataille épique.

à la page 6

2016-01-12-09-21-27

à la page 6

J’ai fait trempette dans tes yeux en évitant soigneusement les tremolos trempés à l’eau de rose et mes yeux en brillant sous d’épais sourcils se disputent indéfiniment l’horizon, la grande fièvre de la bataille épique qui va suivre.

Jusqu’au menton, elle se déplume et je lui colle des billets de banque à la place de ces événements alors secondaires et bien trop affligés qui se désincarnent sous sa tunique de soie. Qui se désincarnent et saucissonnent la sauvage, la périlleuse et bien déterminée Beauté.

(dilemme)

J’ai tiré la chasse d’eau des poèmes de Ferré et de Beaucarne en sont sortis.

Le dilemme était réglé : un beau jour, j’ai tiré la chasse d’eau des divertissements télévisuels et des poèmes fugaces en sont sortis, leur bruissement caoutchouteux sous la langue, j’ai attaché dans ses cheveux d’insensibles papillons et d’autres vitreux cadeaux de bienvenue.

Pavillon Xérès

En avançant jusqu’au croisement des routes dévisagées, en humant la succion du vide qui s’empouprait petit à petit, je reniflais sous un soleil déclinant et humais un vin de Xérès lymphatique en décrochant les unes après les autres d’obscures, d’absurdes, de verticales, d’inefficaces larmes sur la nappe de la table – la table du château –

Un vin de Xérès qui fit descendre à grande échelle les éclairs de phosophore de mon coeur d’artichaut, ce vin étincelait comme un téléscope pointant vers Belgébeuse.

Ce furent des affections sincères qui me frigorifiaient, qui frigorifaient ma contagion bestiale de l’informe. Par strates comme cette espèce extraterrestre portée au moulin, leurs nuances moites schlinguaient comme des coeurs sur ma manche. Leurs ombres brûlantes sur ma poitrine ravivaient mon désir de m’accoupler avec n’importe quoi.

La teigneuse et vilaine queue du chieur Mickey

En face, dans le square, l’unique arbre avait enfanté un pendu au cours de la nuit. Il se balançait encore à son cordon ombilical. Trois enfants tournoyaient sous la nouvelle attraction.

Un paysage d’hermine floral pour attiser sa ténacité et, accroché aux harnais, son dernier jour de débauche qui avait explosé dans tous les recoins épiphaniques du quartier. On allait porter au commissariat ou au moulin son odeur chieuse d’antiquité médiéval en Saab en s’assurant un chemin de distances contrariées, communicatives et presque cauchemardesques.

L’unique arbre avait enfanté un pendu au cours de la nuit, l’unique arbre avait enfanté une idée innovante mais encore inconsciente ; idée qui épluchait encore davantage dans son redoutable cocon cahotant, inédit, miné par les poux les apparitions fantomatiques de ces trois enfants tournant et dansant déjà comme des derviches sur l’Aneurysm de Kurt Cobain.

On transférait ailleurs son odeur chieuse d’opacité saccadée pour faire perdre pieds sa perspicacité et la convertir en vilaine watt canonique, pour étreindre enfin l’ahuri lissage des programmes informatiques qui chuchotaient en douce.

Autour de moi

Autour de moi, des morfals et des chansons d’ivrogne
Adieu crapouille de cramouille ! Bonjour crapule de craquette !
Adieu les facétieux désastres, les cons ! Bonjour les prétentieux coqs ou les chapons !
Autour de moi, des cris et des gloussements artificieux
Adieu les tendancieux conseils ! Bonjour les insoucieux réveils !
Autour de moi, des fêtards funéraires, le cigare aux dents
Adieu le touche-pipi vulgaire ! Bonjour ma femme diamantifère aux regards ardents !
Autour de moi, des chefs d’oeuvre de têtes fêlées
Loin de moi, les chochottes des mêlées
Adieu, gnognote funèbre ! Aux chiottes la bite et les vertèbres !
Autour de moi, des rires sonores suspicieux
Adieu les idiotes sur les couchettes ! Bonjour la camelote des fourchettes !

Autour des pistes de la Playlist Cobain, qu’elle voit soudain scintiller sur l’épaisse moquette vert-jungle du salon, le soir tombe et se dénude avec sa logique tire-au-flanc, avec son appendice d’avilissantes complaintes, avec le tempo lent et ondulant du néant : bien trop court pour attraper sa chevelure alchimique ! Bien trop grave pour l’associer à chaque corps, à chaque intervenant, au vent froid, transsibérien des questions existentielles, mais aussi à la sibilante Bobine 26. Et ce qu’il reste sur les feuilles de papier : des grammes de pissenlit, cinquante grammes exactement, pour actionner, par strates, le feu de la Nef Basse jusqu’à ce DeepKiss de série B avorté.

Le sang gicle

Le sang gicle comme une pluie rouge qu’emporte le vent. Le sang gicle comme un canard barbotant dans la boue ; et, dans ma tête, en lançant des corn-flakes et des strass, le sang gicle comme un paiement cash. Le sang gicle comme l’hémisphère d’un cerveau endolori. 

En hissant les crocs du froid engourdissant, le sang gicle comme la pauvre poupée qui veut ou qui veut pas, et qui sera bientôt mise en morceaux. Le sang gicle et sécrète des enfants scolarisés qui pleurent ; après une leçon d’anglais le sang gicle au prétérit, comme l’Eglise qui profane son prolongement mathématique. Comme un stage cinématographique, le sang gicle avec mon coeur et avec ma bouche et me dit de n’emplir ma main qu’à moitié. Le long des krachs existentiels, le sang gicle par strates comme on se borne à ses petits désirs ; comme on laisse sur la table une bonbonnière fécondée par écoulement nasal.

Le sang, en pleurant, gicle et veut en faire autant dans la dimension stellaire du Bateau-Lavoir. Le sang gicle comme voué à ce petit garçon de dix ans qui s’amuse à faire des ricochets au bord d’une rivière pourpre. Et la rivière de sang s’amuse à émietter silencieusement le chapeau d’un champignon mortel.

Un larcin trop évident, ce sang qui gicle face à la houle, comme un sauveteur ou un vers à soie ou encore un billet de cinquante euros plié en quatre à la hâte ; ce sang qui gicle comme on plonge un beau matin dans un bol de café ; enfin le sang gicle comme survivent les paysannes et leurs silhouettes qui ne sont que des amalgames de sables, d’exaltations fiévreuses, de poivre, de sel, de parmesan ou d’origan.

La nuit succède à la nuit

La nuit succède à la nuit ; son imagination, formant un monde très cinématographique, correspondant à un numéro lui-aussi imaginaire, emmaillotée dans son réceptacle de métro moite, elle reflète la moyenne du cristal automatique kilométrique de tous les défauts, de toutes les failles et de tous les crashs des disques durs, internes comme externes. La nuit sécrète aussi des inventions -des inventions d’orpheline mystérieuse.

En éteignant pour de bon les machines aussi undergrounds que sophistiquées, dès l’entrée dans le souterrain du métro, la Nuit sécrète encore des tweets sarcastiques ; des tweets sarcastiques qui se lancent à corps-perdu sur les traces de ces tronches de cake perdues au fond de leurs liaisons et lésions lyonnaises. Lorsqu’un beau matin, épuisé par le sang qu’elle perd, le loyer pas cher qu’elle soumet, elle commence à pâlir au fond des cendriers mémorisés par quatre de son école occulte ; une  représentation mentale, placée à fond-perdu et en listes mnémotechniques dans les caves et les greniers de nos maisons où vit aussi le rat…

Tout comme le rat, la nuit se cantonne aux endroits moisis, obscurs, incommodes.

Et puis soudain le Jour ! Comme agrafé maintenant à ses concessions, à la capacité motrice de sa lumière photosynthétique coulant comme une chandelle oubliée, ce nouveau jour, dis-je, l’embrasse en se recouchant sous sa calotte polaire,  virtuelle et maléfique ou alors le jour la précipite au fond de son café soluble, à l’intérieur même de ses époques enregistrées en Time Capsule et de leurs domiciles célestes ! Le jour dit à la nuit d’un ton moqueur qu’elle ne fait que vivoter !

Ce soir, suivant sa théorie et sa méthodologie, je martyrise la nuit -son esprit issu d’un paganisme plutôt glouton et personnalisé, et aussitôt elle se rétracte à l’intérieur de  son espace circulaire, sous la forme d’une minuscule clé USB qui ouvre instantanément Twitter et tweete une série infinitésimale d’hashtags poétiques ; les utilisateurs étant incroyablement déboussolés face à ces kyrielles amovibles de configurations, toutes interchangeables entre elles !

Elle finit par monter aux arbres, la nuit, pour se nourrir d’écorces et de mousse ; elle aime se nourrir aussi d’idées djihadistes, la nuit, mais aussi de pluies cafardeuses.